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24 août 2010

Mada (10) la petite mort

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Les feux sont éteints, le soleil est couché. Ici et là vibrent encore quelques rumeurs. Parfois le coeur y est gros, c'est le lot des départs.

Tu es en voyage comme en amour. Le désir te tient en haleine, au tout premier contact la fébrilité te désarme. Puis revenu, le manque te harcèle.

Entre les deux, c'est selon. Tu peux t'exalter d'un bout à l'autre, t'ennuyer au milieu de la fête, t'alanguir dans la houle profonde, retrouver en chemin celui des sursauts et des soubresauts, t'assoupir un instant et te réveiller ivre, débroussailler l'espace et le temps, y perdre ta monture, t'affoler ou te retrouver...

Madagascar nous fût une montée sans heurt au 7ème ciel. Chaque jour nous réservait un nouvel espace, un nouveau paysage, un nouveau mode de transport, une nouvelle aventure, et de nouvelles gentillesses bordées de sourires colorés.

L'émerveillement ne marquait pas la pause. Multipolaire. Sauf pour ma nièce, qui s'y trouvait, en plein milieu, un objet d'obsession. Passagère ?

Une fois passée la petite mort, au sens orgasmique du terme, les membres engourdis du chaos des voitures et de l'entre-choc des images, quand tes yeux s'entrouvrent sur le cadavre encore palpitant des souvenirs, tu hésites, redoutant l'inhumation dans l'oubli.

Alors tu prends la plume. Igor a mis la sienne dans sa langue, et nous avons chacun de notre côté soufflé sur des couleurs et fait s'envoler quelques volutes du sable des berges et des collines. Il fallait que les sourires survivent encore un peu. Nous survivent.

Il ne s'agissait pas par cette logorrhée de porter témoignage, ni même de soulager dans les tempes une pression trop forte de lumières rousses.

C'était juste que ces vacances furent plus belles que les autres. Que les portraits et les éléments faisaient corps et que les singulariser, les souligner, les élever dans mon coeur m'était d'une évidence impérieuse. Madagascar n'a pas plus de dignité ni de générosité que le Vietnam, la Thaïlande, Cuba ou l'Ardèche, j'étais juste mieux dipsosé à les recevoir.

Ou encore : j'avais juste enfin mûri assez pour admettre la supériorité d'un mode de vie presque primitif sur l'esclavagiste rêve occidental d'abondance.

Plaise à Landri de ne jamais venir de ce côté-là se brûler les ailes de la simplicité - sous la douce pression d'une famille qui se mettrait à rêver plus fort que lui - et s'enfermer dans l'obligation sociale de réussir un projet de migration devenu impossible dans l'Europe d'aujoud'hui. Plaise à ma nièce de retenir de ce voyage aux Antipodes l'extrême vertige de la condition de femme qu'elle est venue y trouver, sans tourner en rond dans la citadelle d'une promesse, belle sans doute, enchantée même, mais hideusement condamnée à son état de mythe initiatique.

Cette fois, je ne tourne pas la page. Je ferme le livre, encore humide de l'odorante semence que j'ai voulu y laisser pour prolonger la caresse des vents malgaches, et m'en vais retourner aux accents ordinaires de ce blog. Continuer à marcher dans le noir, au bord des piscines de la vie. Parfois nu, arborant de fières érections, parfois le ventre noué, la gorge pleine de gerbe des fonds obscures et xénophobes où nous entraînent nos dirigeants.

A bientôt. 

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(les Préludes malgaches, par le début : c'est là

22 août 2010

Mada (9) Vévé

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Tu pourrais croire à ce stade que je t'ai tout dit de Madagascar, tout de mes impressions et que les souvenirs sont là désormais pour être remisés. Il y manque pourtant un détail, de taille. Un personnage à qui notre séjour a beaucoup du, sa clé de voûte, en vérité : Vévé.

Vévé est guide pour une petite agence qui a son bureau dans un quartier cossu de Tana. Dans son bureau retiré, non loin du palais présidentiel, où nous avions ajusté les derniers détails de notre itinéraire et signé notre contrat d'engagement, nous n'étions pas certain que c'est lui qui serait notre accompagnateur. En trois phrases et cinq photos, il sut nous mettre en confiance, et au moment de régler, je préférai m'acquitter du solde plutôt que de m'en tenir à un acompte, c'est dire.

C'est au soir du quatrième jour, dans l'hôtel baobab de Miandrivaso, qu'il vint frapper à notre porte, autour de 21 heures, pour nous expliquer comment les choses allaient se passer le lendemain.

Notre voyage sur le fleuve se ferait avec deux pirogues. Il me présenta Andréa et Simone, nos deux compagnones d'expédition, italiennes germanophones, à peine plus âgées que ma nièce S. Quelle chance ! Il s'entourerait de jeunes piroguiers, Edmond et Thierry, deux garçons rigolards, heureux et DSC05401.JPGfiers de partir en mission, et de Jean-Claude, son protégé, parce qu'habile pour monter les bivouacs et préparer les barbecues.

Il fut un guide épatant, patient, explicatif, soucieux de faciliter notre rencontre avec la faune sauvage, attentif à notre confort et à notre sentiment de sécurité. J'ai aimé surtout le regard qu'il portait sur les jeunes accompagnateurs qu'il s'était choisis, au soin qu'il mettait à ce que le voyage leur soit aussi une fête. Il misait beaucoup sur Jean-Claude, plus sérieux et débrouillards  que les autres, mais réservé, presque timide devant les vazahas à cause de sa maladresse en français. Vévé s'était mis en tête de lui payer une formation de langue pour lui permettre d'acquérir de l'autonomie et de dépasser sa timidité. Ce devrait être pour bientôt.

Dés notre première pause déjeuner, il nous préparait une salade de pommes-de-terre, avec de l'oeuf dur, de la betterave et de l'oignon, du maïs et du ton, quand d'autres touristes croisés sur le même site s'enfilaient, blêmes, des sardines en boîte dans une demie- baguette.

DSC05300.JPGIl pagayait contre le courant pour nous permettre d'observer des crocodiles, attendait que nos appareils photos soient armés pour provoquer d'un grand coup dans l'eau l'envol de sarcelles, s'attardait sous les arbres pour laisser descendre une colonie de lémuriens, nous grillait du pain au feu de bois pour les petits déjeuners, nous offrait une bouteille de rhum pour l'apéritif de nos dîners...

A mesure que le voyage se déroulait, il parlait de sa vie, de son parcours, de ses rencontres. Il était jeune papa, son garçon n'avait pas quinze mois, sa femme avait tenté de tenir une boutique d'objets artisanaux à Tana mais l'affaire n'avait pas marché, alors elle élevait l'enfant. Au cours d'une expédition, il s'était lié au riche tenancier d'une maison de retraite de Marseille qu'il accompagnait, lequel avait fini par le prendre sous son aile sans doute parce qu'il s'était épris de Madagascar où il s'était trouvé une jeune maîtresse, et investissait dans la reconstruction d'une école.

Vévé rendait à cet homme de menus services, suivait de loin en loin le chantier de l'école et lui en rendait compte, en contre-partie de quoi le fringant Marseillais lui avait facilité l'acquisition d'une Peugeot 605 d'occasion dont il payait encore les traites. C'était avant la crise politique de 2009 et la chute du tourisme. Vévé sortait à peine de cette longue traversée du désert et commençait à entrevoir une sortie du tunnel.

Il racontait la fois où il avait accompagné un couple relativement âgé durant la saison des pluies, les peurs de la femme pendant un orage et les disputes du couple qui s'ensuivirent. Le pêcheur qui se fit arracher l'épaule par un crocodile, sous ses yeux, il y avait déjà plusieurs années. Les jeunes routards plus en quête de leur barrette de shit que de sensations ou d'aventure.

Au delà de l'excursion standard - trois jours de pirogue, deux jours aux Tsingy, final à Morondava, sur la côte - nous avions convenu avec lui des variantes et des prolongations : un passage à la réserve naturelle de Kirindy, la visite de la côte et de villages de pêcheurs, puis un retour express sur Tana. Les  deux jeunes italiennes, devenues à la fois pour nous des amies et pour ma nièce des confidentes, furent tant charmées de leur escorte et de la qualité des prestations de Vévé, qu'elles finirent le séjour avec nous.

En voiture, Vévé nous achetait des brioches de banane à la vapeur. Au village des  pêcheurs, il nous organisait une dégustation de noix de coco fraîches, puis un déjeuner convivial avec les poules des villageois. Il nous initiait aux rituels alimentaires.

En neuf jours, le guide devenait un ami. Tu réalisais que tu aurais pu négocier mieux sur le prix de ses prestations, comme le firent nos Italiennes, mais tu étais finalement plutôt heureux d'avoir contribué, si peu, à sa petite affaire, dans un respect intime et réciproque de l'autre et de ce qu'il est. Il fut un réel intemédiateur, décomplexant nos statuts respectifs d'occidentaux et d'autochtones, donnant sens, en définitive, à ce projet de voyage. Jusqu'à son accomplissement.

(lire ici : Mada 10 : la petite mort - la fin)

18 août 2010

Mada (7) nous

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Tu voudrais être là mais qu'ils ne te voient pas, te laissant à la contemplation de leur naturalisme, et dans l'illusion que nos deux mondes peuvent coexister sans se considérer. Tu voudrais que ta présence laisse inchangées leur vie et leurs habitudes. Que leur sourire soit sans contrepartie. Mais tu ne le peux pas. Alors tu essaies de te montrer réservé, au moins respectueux, tâchant de faire jeu égal. Mais la main qui se tend ou le sourire qui te sollicite te rappelle qu'à leurs yeux et quoi que tu fasses, tu es de l'autre monde, tu es du côté des vazahas, du côté du rêve d'abondance, inaccessible, et que ta seule présence leur est un don. Et comme il en est ainsi tu dois te rendre à l'évidence.

Tu vas alors leur offrir un sac de riz, un cahier, des stylos, parce qu'on t'a dit que c'était préférable à de l'argent. Et puis tu donneras des bonbons aux enfants, quelques vêtements, et puis les yeux, et puis les mains, et les sourires, et puis cette gentillesse nue qui t'entourent, insatiables, te rappellent que tu n'as pas les moyens d'étancher ta mauvaise conscience. Alors il te reste l'arrogance, démonstration de ton incapacité. Ils sont là sans rien face à toi mais c'est toi qui devient insolent avec ta bienveillance absurde qui confine à la condescendance des vazahas, de ceux qui t'ont précédé, de ceux qui te suivront.

Tu n'es rien, tu ne leur sers à rien. Et tu n'y peux rien.

Ta seule présence est cynique. Sans égard pour tes idées, tes intentions ou ton regard, tu perturbes des équilibres fragiles et leur rapport au monde.

Des décennies de colonisation l'ont perturbé bien plus grandement avant toi, certes, mais le seul voyage exotique parmi eux, nécessairement voyeur et aguicheur, perpétue la quête futile d'une voie inapte au bonheur, un chemin fantoche. Ils sont un peuple de l'être, tu viens du monde de l'avoir, et tu leur envoies un mirage.

Le pays est riche. Riche de savoir-faire, de connaissances de la nature, de médecines locales, d'un DSC05567.JPGrapport au monde réel que nos sociétés occidentales ont abdiqués devant l'ère industrielle. On sait tout y faire avec trois fois rien, quand nous sommes, nous, totalement dépendants des grands systèmes techniques qui aujourd'hui s'envasent dans le libéralisme économique mondialisé.

Ici évidemment, c'est la poussière qui fais partie de toi. Tu y grandis, elle colle à ta peau du matin au soir, tu t'y roules, tu t'en repais, elle te protège peut-être de démons irréels ou des parasites qui rôdent, tu t'en joues. Notre conscience hygiéniste s'en offusque. A côté pourtant, sous leurs pieds, les cultures en terrasse t'envoient à la figure l'extrême sophistication des systèmes d'irrigation, qui permettent une distribution contrôlée et équitable de l'eau, et surtout une gestion instinctivement économe de la ressource. Leur mode de vie caresse l'avenir tandis que le nôtre l'a déjà condamné, comme il a condamné notre présent au stress, à la solitude et à toutes les détresses morales.

(lire ici Mada 8 : l'amour)

06 août 2010

Mada (1) Jules-César

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Il s'est prévalu d'une association dont l'objet est d'assurer le calme du quartier et d'apporter une assistance aux touristes. C'était sur les hauteurs de Tana, aux alentours du Château de la Reine, au premier jour de notre voyage. Il nous a offert ses services de telle manière, presque en ami, qu'il était difficile de les évincer. Il nous a accompagnés d'un pas convivial et bavard, évoquant l'histoire des lieux et des cultures malgaches, le rôle de l'architecte français Jean Laborde et son héritage, l'exil forcé de la Reine à l'heure de la colonisation, puis la mise en place d'une monarchie constitutionnelle, les habitats traditionnels des différentes régions de l'île, la tradition du retournement des morts, le rôle des marabouts et des astrologues qui nous disait déjà qu'ici la chrétienté s'était drôlement combinée aux rites animistes pour réussir à s'installer...

Il a glissé qu'il avait appris tout ça en autodidacte, que pour lui les études auraient été trop chères et c'était sans doute vrai. Il aurait aimé nous proposer une excursion dans le sud, malheureusement notre périple était déjà booké.

Autour de nous, quelques athlètes s'entraînaient au sprint contre une pente ardue. Peut-être en perspective des championnats d'Afrique d'athlétisme ?

DSC04873.JPGLa ville haute nous est apparue calme, dépourvue des tensions ressenties en début de matinée plus bas. Nous n'avions pas alors voulu sortir nos appareils photo, et étions restés sur nos gardes, comme il est recommandé. Nous avions même assisté deux ou trois fois à des bousculades provoquées par la fuite de quelques vendeurs à la sauvette à l'approche d'une patrouille de police. En proie à un impuissant malaise, nous avions du braver toutes sortes de colporteurs et de mendiants qui s'agglutinaient en grappe humaine autour de nous, nous obligeant à l'expression arrogante de notre agacement.

Avec les gamins aux pieds nus, et le linge qui se lavait sur un coin de trottoir, dans l'eau des rigoles, le cadre avait été campé, et sans doute avait-il fallu ce choc pour, d'emblée, nous faire accepter comme tel le caractère iconoclaste de notre présence.

Pour le moment paisible, charmant en vérité, et instruit que nous venions de passer avec lui, j'ai proposé 10 euros à Jules-César, qui m'en a réclamé plutôt 20, arguant que les billets de 10 étaient difficiles à échanger. Au moment de lui offrir le billet de 20, il m'a suggéré de lui donner aussi celui de dix. Je m'y suis refusé. Je réaliserai plus tard que mon pourboire avait été hors de proportion, équivalent à celui de quinze ou vingt services analogues. Mais je n'en ai pas éprouvé de remord.

Lorsque le recroisant au même endroit quinze jours plus tard, à la toute fin de notre séjour, je le vis avec un large sourire quitter un groupe de touristes pour venir nous rejoindre, avec le même sourire heureux de le retrouver je lui fis comprendre qu'il ne m'y prendrait pas deux fois à ce tarif-là, et lui envoyai en guise de souvenir, dans un mouvement ample, un baiser du bout de mes deux doigts. Entre temps, il m'avait expliqué, sans que je puisse le vérifier, qu'il ne reparaissait là que pour la première fois depuis notre précédente rencontre, le territoire étant partagé par tours de rôle entre une cinquantaine de "guides"...

Il est vrai que nous ne fûmes assaillis par aucun rival au cours de cette promenade qui nous offrit le tout dernier panorama sur la capitale de Madagascar avant de décoller vers Paris.

Nous, c'est à dire moi et deux toutes jeunes touristes italiennes rencontrées en cours de rouJules-César.JPGte puis restées avec nous pour la deuxième partie de notre excursion, ma nièce S. et Igor étant cet après-midi-là, sans doute en raison de la nostalgie naissante, restés se reposer à l'hôtel en proie à un état nauséeux.

Mais Jules-César comme prénom, pour un guide de pacotille au profil quasi sumérien, ça valait bien une note, non ?

(lire ici Mada 2 : la terre)

28 octobre 2009

bons baisers de Belo Horizonte

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J'ai posé samedi soir le pied au pays de la capoeira et de la capeirinha. Un voyage professionnel.

D'où cette petite carte postale, pour te dire que je pense malgré tout bien à toi.

A mon arrivée, mon bagage était perdu et j'ai été dédommagé. J'ai dépensé trois fois le montant de l'indemnité, au delà des effets de première nécessité, pour me reconstituer une petite garde-robe. Dimanche soir, la valise m'attendait déjà dans ma chambre...

Le temps est chaud en journée, frais le soir, et les averses tropicales épicent nos visites de terrain.

Sur le toit de l'hôtel, il y a une piscine. Enfin, une baignoire tripple size. J'ai renoncé.

Belo, ce n'est pas une destination touristique. Il y a des buildings et des grandes artères proprètes dans le centre, quadrillées à l'américaine, et des favelas dans les faubourgs. Pas parmi les pires du Brésil.

Dimanche, régnait dans le parc municipal, bariolé d'essences botaniques exotiques, de concerts de jazz et d'attractions foraines rudimentaires, une ambiance familiale et festive. Un paradis pour enfants et amoureux. Le petit marché central regorgeait de vêtements de femmes, et de vêtements d'enfants. Mais rien, pas un tee-shirt pour les hommes.

Dans ce pays, on mange au poids. La plupart des restaurants te proposent des buffets en libre service, avec une petite vingtaine de plats, de salades ou de garnitures au choix, et tu poses ton assiette sur une balance lors du passage en caisse.

Ici, le concept de piscine municipale n'existe pas. Il n'y a que des clubs privés, avec abonnement à l'année. Parrainé, tu peux bénéficier d'une invitation. Il t'en coûtera la modique somme de... 30 euros pour une journée ! A peu près ce que me coûte un abonnement de trois mois avec la ville de Paris pour, en ce qui me concerne, 35 à 40 entrées. On a le sens de la distinction sociale. J'essaye demain malgré tout.

brutos5443.jpgAh ! Il y a un sauna gay à... 4 minutes à pied de mon hôtel ! Drôle d'ambiance. Cadre désuet mais hospitalier. Lundi en fin d'après midi, il n'y avait qu'un client. Il est vite parti après que je l'eut aidé, de quelques caresses par défaut, à en finir. Puis je suis resté seul un moment. Puis un magnifique jeune homme, Bruno, souriant et athlétique est arrivé et s'est proposé pour un massage. Ça restera le souvenir voluptueux de ce séjour, sans doute. Mais là, il vaut mieux que je referme la porte.