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05 juillet 2010

à nu

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Je ne suis pas fan du tour. Disons que je n'y crois plus, échaudé par les ravages du fric et de la dope. Pourtant, l'ambiance des bords de route hante encore mes étés d'enfant.

Alors, comme il va me falloir un peu de temps pour rassembler mes souvenirs de Londres, et pour anticiper sur celui de l'étape du 22 juillet, voici la seule image de Lance Armstrong encore possible à regarder. Peut-être à cause de l'eau qui lui coule sur le flanc, de celle amoncelée dans le ciel qui annonce d'autres lendemains, et du dérisoire de cet effort quand plus personne n'y croit...

Lance est à nu, le tour est à nu. La France est à nu, et son gouvernement. Il pleut des ministres et des cordes. Eric Woerth atteindra-t-il le col ?

16 octobre 2008

la petite révolution des sifflets

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La Marseillaise a donc été sifflée. Dans un stade.

C'était déjà arrivé en octobre 2001, pour un France-Algérie qui devait être d'anthologie mais qui ne se sera jamais terminé.

J'avais été dans le stade ce jour-là, sans percevoir immédiatement la résonance qu'aurait cette histoire.

Pendant des mois et des mois, jusqu'à l'élection présidentielle, la droite allait hurler à la honte nationale.

La honte ? C'est surtout sur le visage des séniors de banlieue, que je la lisais dans les jours qui suivirent, chez ces pères, ces mères de la première génération. Pas cette honte feinte, exprimée par des politiques en quête d'émotions populistes. Mais une honte profonde, nourrie de misère et de dignité comme les quartiers en regorgent, une honte qui disait l'impuissance, et qui conduisait même certains de ces hommes et ces femmes d'exil à s'en remettre à Sarkozy, à sa clique.

Parce que quand on se sent impuissant, on se berce de l'illusion que l'autorité et la répression peuvent remettre des jeunes sans espoir et sans avenir dans le droit chemin.

Sept ans plus tard, Sarkozy, ça tombe bien, tient les rênes de la nation, après avoir tenu cinq ans ceux de l'ordre public. Et l'hymne national est encore sifflé.

C'était pourtant si simple, à les entendre alors...

Fillon déclarait hier matin qu'il aurait fallu annuler la rencontre, qu'il ne faudra plus jamais accueillir au stade de France de matchs avec des pays du Maghreb. C'est un gag, ai-je pensé ? Mais qui est-il, ce petit baron ? Imagine-t-il un seul instant, quand il parle, ce qu'il aurait fait des 80.000 spectateurs, la plupart jeunes de ces banlieues, après avoir proclamé l'annulation du match ? Mais ce n'était pas une gaffe : Sarkozy lui a emboîté le pas, ses ministres Bachelot et Laporte à sa suite, ainsi que la machine médiatique - je te recommande un excellent article, là - et a proclamé que désormais, tout match sera interrompu quand l'hymne national aura été sifflé !

Jusqu'où iront-ils dans l'absurdité et le mépris ? C'est quoi, un hymne sifflé, ça commence où : quand un supporter siffle ? Dix ? Cent ? dix mille ? Et pourquoi infliger la punition aux soixante mille autres ? Et aux millions de téléspectateurs ?

Et le stade, quelqu'un s'est demandé comment évacuer un stade en colère ? Et pour les compétitions qui entrent dans le calendrier officiel d'une compétition ? C'est l'empereur, en quittant l'arène, qui signifiera quelle équipe est gagnante ? J'ai vraiment cru rêver toute la journée, suspendu à mon transistor, à entendre de telles débilités !

Eug`ene_Delacroix_-_La_liberte_guidant_le_peuple.jpgMais sur le fond ? Ces sifflets, quand-même... Eh ! bien, je vais te dire, je ne suis pas sûr que ces sifflets soient un problème. Bien sûr selon l'idée que l'on se fait d'un hymne, selon qu'on a connu la guerre, l'occupation, ce symbole peut avoir valeur d'intouchable. Et quand on a le goût du sport, la notion de respect à l'adversaire peut, doit être une règle essentielle, indépassable...

Mais pour ces jeunes d'octobre 2008, comme pour ceux d'octobre 2001, siffler n'est-il pas surtout une manière de s'affirmer ? Dans un stade, tout est interdit, et tout est contrôlable. On n'y introduit pas d'arme, pas d'objet contondant, pas de bouffe ni de boisson, pas d'opinel. Même un cure-dent se ferait repérer. On n'y introduit plus de banderole. A l'entrée du stade, des men in blacks fouillent tout, aucun sac ne rentre sans avoir été ouvert et vérifié. On s'assure même que tu n'es pas sur une liste de "personnes interdites de stade". Et c'est très bien comme ça, les hooligans, on en a soupé ! Mais les sifflets, comment interdire des sifflets d'entrer dans un stade ? En coupant des langues ?

Bien sûr, on peut disserter sur l'incivisme, mais va plutôt jeter un œil sur le blog d'Anydris pour voir quelle gueule il a, l'incivisme, le vrai, la violence qu'il recouvre, la peur qu'il entretient. Ou bien interrogeons nous sur l'incivisme des exilés fiscaux, des patrons qui délocalisent, des banquiers qui s'offrent des parachutes dorés... Mais là, franchement, si on n'est pas dans un registre bon-enfant, on est simplement au cirque !

Tu as des jeunes, toujours humiliés, toujours discriminés, toujours stigmatisés, qui ont un pays mais qui portent en eux sans l'avoir jamais blanc mesnil jeune.jpgchoisi deux identités qui les laissent l'une et l'autre en souffrance, qui ont l'opportunité de se retrouver tous ensemble dans une teuf géante, dans un événement qu'ils vivent comme le leur, par un simple souffle entre la langue et le palais ils ont la possibilité de manifester, de se faire entendre, d'affirmer, de s'affirmer... Mais bien-sûr qu'ils la saisissent.

D'où donc pourraient-ils avoir cette docilité béate, idiote, de rester dans le rang ? Par respect de quoi, de qui ? Gardez la tête froide, messieurs ! Vous aviez mieux à faire à quelques heures d'un sommet européen que l'on disait décisif pour remettre l'économie du monde sur ses rails...

Des fois, c'est con que le ridicule ne tue pas !

28 août 2008

deux plongeons en un

 

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Ai-je mal choisi mon choucou ?

Pris dans mon élan, mon penchant, plutôt, pour la gent japonaise, et séduit par des yeux et des épaules qui s'y prêtaient bien, j'ai fait un choix, arbitraire forcément, pour dire du sport qu'il était magnifique des corps et des postures qu'il engendrait. Aussi.

J'aurais en fait pu en choisir un autre. Pas moins élégant, plus jeune, puisqu'il n'a que vingt an. Médaillé, lui, et pas dans n'importe quelle discipline : celle où les Chinois avaient prévu de rafler la totalité des huit titres en jeux : le plongeon accrobatique.

L'air de rien, Matthew Mitcham est venu déjouer ces plans. Il s'est glissé au milieu des plongeurs chinois et a décroché l'or dans l'épreuve du sautoir à dix mètres.

matthew mitcham face.jpgOn n'a pas beaucoup vu ce sport, par chez nous. C'est le nationalisme de nos media qui éclipse tout le temps les disciplines où excellent les champions adverses. Et pourtant, non content de décrocher l'or olympique, notre sauteur australien a tout simplement... fait son coming out, en s'offrant le luxe de faire le voyage de Pékin avec son petit ami.

Ca valait bien une note, quand même, non ?

24 août 2008

le préféré de mes chouchous

 

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J'aime beaucoup de choses dans le sport, à commencer pas ses valeurs éducatives et certaines vertus sociales, bien malmenées, il faut le dire, par l'emprise de l'argent et du marketting.

Les Jeux Olympiques lui offrent une tribune d'exception tous les quatre ans, et l'air de rien, hors mis l'omniprésence des écrans publicitaires à la télévision, l'absence de sponsors visibles dans les arènes sportives dénote d'avec toutes les autres compétitions. Pour l'instant, cette digue-là tient. Jusqu'à quand ?

L'autre chose que j'aime bien, c'est qu'on y voit de beaux athlètes. Beaux par le physique, bien-sûr, parce que leur corps est musculeux et, selon leur discipline, équilibré et harmonieux. Mais beaux aussi de leurs doutes, ou leurs esquives.

tomita05.jpgJ'ai un petit préféré cette année. Qu'on a peu vu parce qu'il n'a pas décroché de médaille, contrairement à Athènes : c'est le gymnaste japonais Hiroyuki Tomita, qui a des inflexions, des relâchements, et des perplexités au bord du tapis qui le rendent touchant.

19 août 2008

la moitié du ciel

 

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A ce jour, et probablement jusqu'à la fin des Jeux, la Chine est le pays qui conquiert le plus grand nombre de titres olympiques. Et 60 % des médailles qu'elle a acquises jusque-là l'ont été par des femmes. Quel beau symbole dans le pays de l'enfant unique, où les familles redoutent la naissance d'une fille, mais où Mao disait des femmes qu'elles pouvaient soutenir la moitié du ciel.

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(et là, c'est pas du japonais, c'est du chinois. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit...)

La France est à l'inverse : sur 29 médailles obtenues ce jour, 32 si l'on tient compte des trois dores et déjà acquises par nos boxeurs, seules trois se vivent au féminin. Et les 4 médailles d'or sont toutes masculines. Sur la piste d'athlétisme, les Aron, Pérec, Barber ont laissé place aux Doucouré, Baala, Mekhissi. Dans le grand bassin, Manaudou et Métella ont laissé la leur à Bernard, Leveaux et Duboscq. Sur le tapis de gymnastique, le sourire d'Emilie le Pennec s'est éclipsé derrière celui, non moins radieux, de Thomas Bouhail ou de Benoît Caranobe. A Sydney surtout, puis encore à Athènes, l'olympisme français se conjugait au féminin. Il se compresse désormais au masculin.

Il n'y a pas de secret, pour promouvoir le sport féminin, il faut une politique. Il y faut de la volonté. Les médias et l'argent, pour ne pas dire la nature humaine, privilégient en toute circonstance le sport au masculin parce qu'il est symbole de force et de performances. La discrimination est partout : l'exposition médiatique, le montant des primes et des salaires, la part de gloire... C'est comme pour la parité en politique, ça ne se contrebalance pas de soi même. Il y faut une politique. Avec Jean-François Lamour, et maintenant avec Bernard Laporte, ce dossier est à l'abandon, et on en récolte les résultats ravageurs.

Je suis à peu près sûr que les filles n'ont pas encore dit leur dernier mot. Mais en attendant, j'ai envie de rendre hommage aux trois Françaises du tir à l'arc, qui ont ouvert le compteur à médailles au deuxième jour des Jeux (Virginie Arnold, Sophie Dodemont et Bérengère Schuh), et aux deux judokates Lucie Décosse et Stéphanie Possamai, respectivement en argent et en bronze. L'avenir leur appartient.

22 juillet 2008

la troisième mêlée

Après la grande fête de l'auto-célébration, le 12 juillet dernier, des vertus sociales et solidaires du sport, du grand mythe, ou je préfère dire du grand rêve de 1998, une petite dédicace spéciale à  mon auteur-blogueur-rugbyman préféré, Manu Causse-Plisson (ça fait longtemps qu'on n'a pas de niouses, tiens ?), et cette célébration des vertus tendres de la confrontation sportive, bienvenue à quelques jours de l'ouverture des JO :

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J'en profite pour reproduire ce billet, qui en son temps, forcément, m'avait ravi :

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Action men

publié par Manu Causse-Plisson, le 17 avril 2008

Tiens, et si je parlais un peu de poésie, de littérature et de douceur, bref, de rugby ?
Hier, les Gonins (nous, quoi) affrontaient les Tou'win ; on s'en est bien sortis, après un départ en demi-teinte, en particulier grâce à notre réserve de joueurs, si pléthorique que nous prêtâmes quelques éléments à l'adversaire qui souffrit de nombreuses blessures (la maffre, les gars).


Si je vous informe ici de résultats sportifs dont vous vous tapez peut-être la paupière, c'est que l'équipe des Tou'win, nos honorables adversaires, possède une particularité qui ne cesse de m'enchanter : c'est en effet la première équipe Gay & Friendly de la région toulousaine.

Et moi, bin, je ne sais pas pourquoi, je trouve ça génial, de remettre en question le côté "onépadépédé" du sport, et du rugby en particulier - où le délicat terme de "gros n'enculé" s'utilise (s'utilisait ?) couramment pour décrire des sentiments inamicaux. Oh, ça ne nous a pas empêché les plaisanteries plus ou moins fines, mais on les fait de toute façon, alors hein... l'année prochaine, si tout va bien, on les échangera avec nos adversaires - là, on était encore un peu empruntés.

Bon,
Oh!91 et son pote WajDi risquent de me dire que tout le monde sait déjà qu'on peut être homo et sportif (p'tain, deux subordonnées, c'est lourd comme phrase, faut que je me surveille, moi) ; mais voilà, hop, c'est dit. Et vous, vous en pensez quoi ?

01 juillet 2008

quand j'étais président de l'Union européenne

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Tu te demandes pourquoi je préside l'Union européenne.

En fait, je suis un sherpa, et en période de présidence française, c'est moi qui préside les rencontres préparatoires aux réunions ministérielles, étroitement chaperonné par le représentant de la commission européenne. Enfin, pas toutes, celles qui concernent la ministre pour laquelle je travaille. Il n'y a encore que quinze pays dans l'Union, mais les enjeux sont déjà complexes. Ma ministre a des ambitions : faire reconnaître les valeurs sociales et éducatives du sport, protéger les pratiques amateures des dérives marchandes, faire jouer des relations de solidarité entre secteur professionnel et secteur amateur, donner à l'Europe de nouvelles armes contre le dopage. Elle a fort à faire, parce que le sport n'est pas une compétence communautaire. A priori, au niveau européen, le sport ne relève que des règles économiques de la concurrence libre et non faussée. Aïe. Son objectif : obtenir sous présidence française une Déclaration qui protègera les structures sportives face à la gourmandise des milieux d'affaire.

Autour de la table, les sherpas défendent scrupuleusement les positions de leurs États. Ou ils louvoient, font de la surenchère pour gagner duharri syvasalmi.jpg temps ou faire capoter la négociation...

Je les connais bien, pour la plupart. Le gros Finlandais, Harri Sylväsalmi (photo ci-contre), est un politicard de première, il joue perso, c'est pas d'abord les intérêts de son pays qu'il défend, mais d'évidence il veut se placer dans des instances internationales ; les deux petits Danois sont mignons comme tout, sincères, ils cherchent à concilier les positions essentiellement eurosceptiques de leur pays avec une réelle volonté de réussir à construire des garde-fous aux dérives du sport ; l'Espagnol est dans l'esbrouffe, il cherche à apparaître comme le plus engagé contre le dopage, mais derrière, tu sens qu'il y a beaucoup de vent ; l'Italien est surtout préoccupé par les questions de violence et de hooliganisme qui transforment ses stades ; la Grecque ne demande rien, du moment qu'on déclare 2004 Année européenne du sport à l'occasion des Jeux d'Athènes ; l'Anglais est conséquent, habile, il déconstruit patiemment chaque argument, invoquant la place actuelle de l'argent dans le sport pour proposer qu'on laisse le marché s'en occuper : laisser le libéralisme oeuvrer, puisque nous sommes dans le libéralisme, avec lui, on se mord la queue ; l'Allemand est encore le plus proche de moi. Rigolard, avec de l'entregent, rompu aux techniques de la négociation, il perçoit assez vite les points de consensus et m'aide à avancer.

Durant la présidence finlandaise, juste avant la mienne, j'en avais déjà côtoyé certains de près (même si au sauna de l'hôtel, à Helsinki, c'est avec d'autres clients que j'avais d'abord rompu la glace - force était de constater que ce fut agréable, d'ailleurs...)

article_CPS_HQK16_231107134340_photo00_photo_default-512x410.jpgNos réunions, c'est des parties d'échec à trente mains. Sauf qu'à la fin, on ne peut pas finir échec et mat. Il en faut une, il en faut deux, il faut répondre aux questions posées, montrer comme président que chaque opinion compte, chaque crainte, chaque détail. Et montrer qu'on ne lâchera pas, faire valoir par l'actualité ce qui émerge de la société, faire s'exprimer le mouvement sportif. Je découvre comment cette Europe est bloquée. Par ses institutions, par les positions politiques de ses pays membres, surtout. Je la vois tourner sur elle-même, décider de blocages au nom de ses blocages, laisser agir les forces de l'argent au nom du pouvoir de l'argent. Je comprends là comment cette Europe est morte, forcément morte.

Et pourtant, je tiens bon dans les négociations. D'une réunion à l'autre, je rends compte à ma ministre, qui inlassablement décroche son téléphone pour expliquer et rechercher des appuis, ou prend l'avion pour aller expliquer son projet, sachant jouer de la sensibilité propre de tel ou tel ministre.

Puis à la fin, d'un long jet puissant et fourni, la Déclaration est adoptée. Incluse dans les conclusions du sommet de Nice. On en parle peu, parce que Nice, c'est aussi une réformette des institutions européennes, à laquelle personne ne croit vraiment alors, mais qui n'est pas encore libérale par essence comme le seront plus tard le traité constitutionnel ou le traité de Lisbonne.070102_Europe_Drapeau.jpg Mais moi je jubile.

Huit ans plus tard, ce ne sont plus les mêmes projets qui sont dans les cartons. Le tournant libéral est assumé, aux manettes, c'est Sarko, avec Berlusconi, Merkel et Major comme lieutenants... La gauche elle même est paralysée, voire fait de la surenchère, comme en Hongrie ou dans certains cercles. Des sherpas vont encore bien s'amuser dans leurs nuits blanches, mais je les vois surtout brasser du vent et avaler des couleuvres. Cette présidence française, pas encore commencée, on peut prédire qu'elle sera fastidieuse à oublier.

28 décembre 2007

Hommage au sport

Noël, c'est la saison des Best-off. J'ai glané quelques articles ici ou là qui m'ont particulièrement touché, et je te les livre, là, pendant les fêtes. Une façon de dissimuler ma petite paresse des confiseurs.

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Hommage au sport

publié le 6 novembre 2007 sur le blog de WajDi

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Faut rendre hommage régulièrement à ckon a inventé de mieux depuis k'on a un corps : toutes les disciplines ki le mettent en mouvement.

Le corps ki bouge dans l'air, ça fait du vent. Les accélérations du mouv, ça fait comme un massage à l'intérieur. Ca essore les liquides ki le composent. Moi j'kiff de sentir la sueur ki refroidit ma peau, la caresse de l'air... ou de l'eau comme mon blogpote Oh! ki explike mieux ke moi l'avantage de s'y mettre :

(là, WajDi me cite, dans un extrait que tu peux retrouver là)

J'crois ke bouger, ça rend intelligent. Ca apprend l'équilibre, l'esquive, l'exigence de la protection, la lecture de l'otre. Apprendre et progresser, c'est l'étape la plus constructive, la plus motivante.

Et puis au bout d'un moment, fo trouver la motivation dans des choses plus subtiles. Comme un musicien ki fait ses gammes, on répète des enchainements a l'infini. Pour lustrer les réflexes. Le corps est prêt mais les neurones désapprennent. Fo les réactiver encore et toujours. Pour gagner le centième de seconde ki fera la différence dans le combat.

Mon kiff, c'est la boxe. Peut être paske je sentais pas assez mon corps pour k'une caresse suffise à le faire exister. 6ac79f3cb6669c4e6f9f8190567fdd05.jpgMais cki compte, c'est les heures k'on passe ensemble. A se fritter, se chambrer, se contacter... se soigner ossi, pask'on laisse jamais un collègue dans la misère.

L'entrainement, c'est un moment où tu partages. Avec des personnes ke tu verrais pas forcement ailleurs. Une sorte de mixité pas donnée d'avance. On apprend à se connaitre, se comprendre et se respecter. A voir autre chose ke la face k'on montre. Il ya kelkechose de doux dans ces instants là.

Kan le rythme monte, tu prends de plus en plus confiance en toi. Tu te concentres. T'es vraiment là au lieu d'etre dans tes soucis et tes pensées.

Et kan t'es au bout de toi-même, t'es forcé de faire voir vraiment ki tu es. Le sang, la douleur, l'asphyxie, ca te donne plus la force de mentir. Tu apparais au monde, aux autres. Et tu te rends compte avec surprise, k'ils t'acceptent comme tu es.

Après si tu kiffs pas donner ou prendre des coups, tu peux te limiter aux assauts. C'est ke du style, sans appuyer les frappes. C'est moins authentik, mais c'est beau comme une danse et tout aussi interessant sur le plan technik :

Bonne pratik à tous !