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02 juillet 2008

histoires de queues

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Depuis le 14 juin, et jusqu'au 14 septembre, se tient à Saragosse, en Espagne, l'Exposition internationale sur le thème de l'eau et du développement durable. Je t'en ai déjà parlé ici et , et franchement, c'est une belle réalisation architecturale et scénographique.

Comme dans toutes les expositions universelles, chaque pays y organise un Pavillon national, devant lequel se mettent en place des files d'attente. Tiens-toi bien, hasard des agencements, le pavillon de la France se trouve exactement entre celui de la Hongie, auquel il est adjacent, et celui du Japon, qui lui fait face. Ça m'a fait beaucoup sourire de me retrouver ainsi, à l'expo comme dans la vie, entre ces deux eaux-là. Eh! bien, contre toute attente, c'est le Japon qui l'a la plus longue (la queue). Il paraît même que c'est le pavillon national le plus visité après ceux de l'Espagne.

J'y accompagnais un grand groupe de collégiens de mon département (mon Dieu, 200 !). Nous étions hébergés dans un campus universitaire, à 70 km de Saragosse, où d'autres chambres étaient affectées à des policiers de la Guardia civil venus en renfort à l'occasion de l'Expo : de grands et beaux jeunes hommes, robustes, que nous croisions là décontractés, en permission ou en repos.

Au petit déjeuner, une ligne de service du réfectoire était réservée à nos jeunes, et l'autre aux policiers. Un matin, encore embrumé, je pris la file d'attente.jpgligne des jeunes policiers sous les yeux amusés de mes collègues. Derrière leurs oeillades, je comprenais qu'ils m'attribuaient des intentions frivoles, une prof toujours un peu extravertie ayant commis le même impair, quelques minutes avant, et s'en étant jouée.

J'eus donc à leur expliquer que pas du tout, ils avaient beau voir le mal partout, ça n'avait été qu'affaire de longueur de queue...

Je ne sais pas pourquoi, au lieu de calmer leurs simagrées, ça les a fait s'esclaffer.