21 juin 2008

sacré suceur !

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J'ai retrouvé l'autre jour dans ma ligne d'eau le beau black que j'avais évoqué ici (et que Fiso avait épinglé là - fiso, aide-moi, je retrouve pas ton papier pour y mettre le lien...).

A mieux l'observer, il s'avère que sa brasse n'est pas si hideuse que ça. J'ai même été surpris du coeur qu'il y mettait, et de la puissance qu'il dégageait.

Ce jour-là, c'était pour moi une séance crawl (c'est comme ça, j'essaie d'alterner les nages d'une fois sur l'autre). La ligne était511390502_small.jpg passablement encombrée. Eh! bien j'ai eu du mal à le semer. Parce que ce beau garçon, au sourire étincelant et au ras-du-cou en coquillage, est un vrai suceur de... roue. Il s'est mis dans mon sillage et ne l'a plus quitté pendant au moins 10 longueurs. Pas de remarque acerbe sur qui que ce soit, tout à son affaire, c'était lui la sensation du moment.

Bon, bien sûr, la brasse dans une ligne explicitement réservée au crawl, ça faisait désordre, mais l'application qu'il mettait, et surtout son rythme, l'a prémuni de tout rappel à l'ordre.

Nous ne nous sommes pas caressés en nageant, ni même effleurés ou guêtés, nous ne nous sommes pas retrouvés sous les douches. Quand j'ai eu fini ma séance, il était reparti depuis longtemps, ou était resté lézarder quelque part en terrasse.

Je dis ça juste pour t'éviter les questions malveillantes.

20 juin 2008

parce que l'enfance

Il y a quelques jours, à un billet sur ma rencontre fortuite avec le petit Alexis, Manu Causse-Plisson laissait ce commentaire. Tu l'as peut-être déjà lu, ou peut-être pas. Ce n'est pas un commentaire, d'ailleurs, c'est un récit, et une réflexion, sur l'échec et l'enfance. Et sur comment ces termes peuvent se conjuguer...

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obin1_850_1_1.jpg"Monstrueux ou pas, les gosses, est-ce vraiment le problème ? Qu'est-ce qui fait dans leur comportement que nous nous mettons, nous les adultes raisonnables, à les plaindre, à les aimer ou à les détester plutôt qu'à les voir comme ils sont - des débuts, des ébauches, et pourtant des êtres complets ?

J'accompagne petit F. à la piscine (il est dans la classe de mon fils). A sept ans, il parle difficilement, semble incapable de s'habiller seul. Aux mots qu'on lui adresse - dépêche-toi, enfile ton pantalon - il répond à côté, parfois même de façon agressive.

Et nous voudrions avoir le temps de l'aider (quitte à se faire accuser de pédophilie ?), nous voudrions qu'il nous comprenne ; mais 15 autres nains en chaussettes mouillées s'agitent sur les bancs du vestiaire, et, à chaque fois, c'est F. qui finit en dernier - ou qui ne finit pas, d'ailleurs, comme quand nous l'avons sorti dans le couloir avec le pantalon aux genoux et les chaussures en bandoulière, parce que oui, cette fois, nous n'en pouvions plus.

F. reste debout, son slip qu'il ne sait pas mettre s'enroule comme un élastique ; comme il pleuvait tout à l'heure, et bien qu'on lui ai dit de faire attention, il a jeté sa veste dans une flaque. Il est trempé.

F. reste debout - non, il ne met pas ses chaussettes ni son T-shirt (systématiquement à l'envers) ; il préfère aller bousculer A., pousser J., dire des choses à voix basses à C.

L'autre parent et moi devenons fous, à force. Et F. n'est qu'un môme - mais un môme si loin, si fermé, si dur, si mal à l'aise, que nous ne pouvons même plus nous laisser attendrir.

F. est mauvais élève, F. redoublera cette année - même si sa maman est contre, elle qui refuse de parler à l'institutrice, elle qui la traite souvent de conne, de méchante.

F. à sept ans est déjà en échec scolaire, social, relationnel. Il ne prendra pas l'avion, évidemment ; mais s'il le prenait, et se trouvait assis à côté d'un gentil monsieur (...), il ne lui faudrait que quelques minutes pour se faire détester.

F. a de grands yeux noirs ; quand il te regarde, tu aimerais l'aimer. Tu aimerais dire que c'est la faute à - à son caractère, à son comportement, à une éducation insuffisante ; à la société, pourquoi pas, qu'elle est pourrie à la base. Et tu sais que, même si c'est vrai, cela ne change pas grand-chose.

Ce jour-là tu te dis que tu en as marre d'accompagner les enfants des autres à l'école, ou d'être prof, ou que la simple empathie soit si difficile."

...

07 juin 2008

La vérité de la pleine lune (ou comment j'ai niqué balmeyer)

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Bon, je m'étais trompé. Ca peut arriver à tout le monde. J'avais cru, à quelques événements sensoriels il y a un peu plus d'un mois, que la lune était dans un cycle croissant. Et sans l'avoir vu de mes yeux, mais m'étant référé à un calendrier que j'avais lu à l'envers, ou m'étant trompé d'année, je m'étais ici même enfermé dans mon erreur.

Or, la lune est seule à connaître sa vérité. Son mystère. Il vaut donc mieux la voir pour la connaître. Les Musulmans l'ont bien compris, d'ailleurs, qui aiment entretenir le suspens sur le jour exact de la sortie du Ramadan. J'avais donc été victime d'un surcroît de chaleur, une sorte d'arrivée impromptue de l'été, d'un beau début de mois de mai. Et j'ai pu vérifier à cette occasion que l'effet chaleur soudaine n'est pas moins radical que l'effet lune.

La dernière pleine lune, c'était donc en fait dans la nuit du 19 au 20 mai. Et une fois de plus, elle n'avait pas menti.

C'était un lundi soir, donc, au début de la nuit. J'étais dans une forme resplendissante. Une petite pointe dans l'épaule droite, qui me faisait craindre un début de tendinite, mais de l'énergie à revendre, de la sérénité, j'ai nagé mille mètres sur le dos, puis mille encore en crawl, brasse et papillon. La présence de ces corps nus comme en apesanteur, dans ce grand bassin calme de Roger Legall, m'était une évidence.brutos7946_BillDerringer.jpg

Avec un gars bien bâti, à la queue épaisse, un rien stressé par le contexte et du coup très attentif à notre discrétion, nous nous sommes enfermés dans une cabine. Il m'a enfilé une capote pour me sucer, une capote colorée et parfumée. J'ai débandé en pensant à Oh!91 (les aventures de balmeyerétaient encore toutes fraiches à ce moment là). Ca m'a fait chier que ces histoires de blog se permettent de surgir au milieu de quelque chose. Je me suis ressaisi en le caressant, puis en le suçant je me suis branlé dans la capote. Il y avait à la fois l'épaisseur exceptionnelle de sa queue, et puis malgré son apparence robuste, ce rien de fébrilité à faire une chose interdite dans un lieu interdit. Du coup, j'ai joui jaune fluorescent, abondemment, et sans qu'il n'y ait rien à nettoyer (juste hop ! pic, poc, poubelle !). Tu le crois ? Il en était heureux et fier, mais n'a pas souhaité aller plus loin.

J'ai vite recommencé à bander sous les douches. Car Yves d'abord s'y trouvait, puis Sylvain. Nous nous sommes caressés très simplement en nous savonnant les dos. A trois, nous étions tour à tour savonneurs, savonnés, parfois pris en sandwich. Sylvain nous a brutos6386.jpgappris qu'il allait commencer une formation de masseur. Je ne sais pas grand chose d'Yves, si ce n'est qu'il a l'intention de prendre l'initiative d'un dîner pour faire mieux connaissance. J'ai aimé laisser sa queue savonnée en érection me glisser des mains tout en me plaquant contre son dos. Du monde arrivait dans les douches, pleins de regards complaisants, j'y ai vu parmi les autres mon premier amant de la soirée, le regard vague que je devinais envieux de cette liberté que nous nous offrions. Je n'ai pas voulu aller plus loin avec eux, ne sachant pas de quelle énergie la pleine lune me laisserait disposer encore pour ma nuit avec Saiichi.

C'est le moment où j'étais étouffé par le boulot, mais où Igor étant parti pour quelques jours en Autriche, je retrouvais Saiichi chaque soir. Il m'avait préparé à manger. Avec Saiichi, nos corps s'électrisent l'un l'autre, nous nous aimantons, toujours, nous ne pouvons être l'un près de l'autre sans que nos mains n'aient besoin de rencontrer nos membres, nos peaux. Ce soir-là, j'ai eu un plaisir infini à lui faire l'amour, j'aurais voulu qu'il me prenne (putain de dos qui le handicape !), mais rien que de me l'imaginer sous la douceur de ses caresses, la vigueur de ses doigts... J'ai été surpris de l'abondance de mon sperme. Oh!91 n'est pas venu me hanter, balmeyer était niqué, tout comme ses avatars ! Saiichi, tout en maîtrise, a joui aussitôt après moi, comme d'habitude, presque sur commande.

Cette vérité de la pleine lune est à nouveau en formation, prépare-toi, la prochaine est pour le 18 juin. D'ici-là, je te laisse profiter de son cycle croissant, on est en plein dedans.

01 juin 2008

le bourrin souverain

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Ah ! les piscines... il y aurait des pages à écrire sur les piscines. Celles de Paris, celles de banlieue, celles de Province, celles de Budapest... Elles disent toujours quelque chose de la culture locale de l'eau. Et souvent aussi sur l'état des services publics municipaux.

Dans ma lointaine banlieue, il y en a une qui a toutes les qualités, le stade nautique départemental de Mennecy : bassin olympique de 50m, bassin d'entraînement de 50m aussi, horaires d'ouverture plutôt étendus. La seule chose, c'est qu'elle est fermée depuis Noël pour intervention technique ! Alors le week-end, j'écluse les établissements environnants. Avec horaires de chiottes garantis. Et pataugeoire familiale le dimanche matin. Bon, faut faire avec. A la plus proche de chez moi, ils ne se fendent même pas d'une ligne d'eau. T'es condamné à regarder droit devant à chaque mouvement, et à slalomer. Total, tu sors de l'eau avec la nuque en compote à force de relever la tête.

Mais si tu veux nager le dos, pas d'alternative, il faut t'affirmer. Prendre possession d'une partie du bassin, marquer ta ligne, et ne pas en démordre, quoi qu'il arrive.

Évidemment, tu ne peux le faire que si tu es le plus fort. Il te faut avancer, comme un bourrin. Creuser ton sillon. Ne laisser personne s'y 637096363.jpgimmiscer, obliger tout le monde à s'écarter sur ton passage. Tu dois te blinder sur les premières longueurs, préparer ton corps, tes membres, à prendre quelques coups, tenir tes muscles en alerte, tout en leur gardant leur flexibilité. Et alors, alors le bourrin devient le souverain. Tout autour de toi le monde barbote dans un joyeux désordre, mais  toi, toi, tu es craint, ou plutôt respecté parce que tu dégages de la puissance, tu incarnes l'ordre, la volonté, la rectitude et l'absolu. Tu n'as pas nié le désordre, tu lui a juste contesté son territoire. Tu t'es donné les moyens d'exister.

Et tu as pris une nouvelle revanche sur ton adolescence.

31 mai 2008

grosse fatigue

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C'est toujours méchant, les lendemains de fête. Je n'aime pas leurs vents contraires.

D'un côté, tu as l'impression qu'une fois la partie dans le dos, tu vas avoir du temps pour reprendre ton souffle, tu vas être à nouveau disponible pour toi et pour les autres, mais tu réalises que tu as tellement repoussé de choses à plus tard, qu'elles se rappellent toutes à toi en même temps, et qu'au milieu des premiers bilans, tu n'as toujours le temps de rien...

D'un autre côté, à la première RTT venue, au premier vrai moment de relâchement, c'est le coup de blues qui s'installe. Pas vraiment de la tristesse, mais plutôt comme une grosse fatigue qui te submerge. Tu ne sais pas vraiment la nommer, tu ne sais pas vraiment quoi en faire, tu t'étais dit "chouette, je retrouve de l'espace pour faire ce que j'aime", mais le temps entre tes mains, tu le laisses s'échapper bêtement, et tu te rends compte que tu restes sec.

Ceci pour te dire que là, je me sens un peu con. Même les quelques bites qui se sont offertes à mon regard et à mes mains, hier, dans les recoins du vestiaires de la piscine, même les caresses d'un homme ou le sourire de l'eau chaude, même une éjaculation prise à la dérobée (tiens, c'est bizarre ce lapsus, j'avais d'abord écrit évacuation...), comme un sevrage qui échoue, m'ont laissé le moral dans les chaussettes.

Et puis il y a Saiichi, devenu mon tendre amant, avec qui nous commencions à prendre l'habitude de nous retrouver chaque soir, et que le retour de mon mec éloigne de mon quotidien.

Bon, je ne voulais pas vraiment me plaindre. Mais trop tard, c'est fait. J'espère qu'au moins tu me pardonneras ce temps mort, et que tu le laisseras filer avec moi, le temps que je revienne vraiment.

25 avril 2008

au fond de la piscine

free music

Parce que je n'ai pas le temps, entre vie sociale et mission professionnelle, de dire tout ce que j'aurais à te dire ces jours ci sur la vie, sur le monde, sur l'interview de Sarkozy (pouah !) sur mes amours et sur mon amour (celuis du grand A, tu sais...), je bouche encore un trou avec une petite chansonnette que tu connais. Où l'eau joue un rôle différent. Et aussi un petit pull marine.

Moi aussi, aujourd'hui, je plonge dans le grand bain. Je suis content. Je ne suis pas sûr que c'est dans le fond de piscine qu'on nage le mieux, mais c'est là qu'on change le plus profondément sa perception, parce qu'il y a fusion avec l'élément, qu'on y coupe sa respiration, qu'on y engage donc quelque chose qui a à voir avec sa vie.

18 avril 2008

bander haut, bander bas

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Il y a des garçons, ils ont un avantage incroyable, et je ne sais pas s'ils s'en rendent vraiment compte : ils bandent invisible. Je veux dire qu'ils bandent, et que ça ne se remarque même pas, parce qu'ils bandent vers le bas. Le verge gonfle, se raidit, mais sans se redresser. Et dans certains cas, crois-moi, c'est un vrai avantage de pouvoir passer inaperçu. Il y a des circonstances où ça m'aurait rendu service. Car tout le monde n'a pas forcément cet art ni ce talent.

Je ne sais pas bien si ce mystère anatomique est à mettre sur le compte d'une particularité génétique, ou si leur teub s'est formée comme ça à force d'avoir été maintenue dans cette position trop longtemps, et notamment lors d'érections adolescentes réprimées dans un pantalon tro165743482.jpgp serré. Mais ça m'intrigue.

L'autre jour sous les douches, un garçon était nu à côté de moi, le regard un peu fuyant, il m'a fallu un petit moment pour percevoir qu'il bandait. Je n'en ai été certain que quand il s'est mis à se branler. Et à vrai dire, si la chose m'était étrange, empoigner cette bite avait quelque chose d'agréable : massive, pesante, elle gardait en main quelque chose de meuble, d'étonnamment soyeux.

Un de mes premiers amants hongrois était ainsi : Peter. J'en ai établi, à tort ou à raison, une corrélation entre cette façon de bander et une incapacité à vivre une relation dans la simplicité.

Tout le contraire de Saiichi. Lui, il bande comme un i, et quand tu fais l'amour avec lui, il ne débande pas une seconde. Son sexe onctueux aux goûts variables, selon ton humeur, si agréable au contact de tes lèvres comme au fond de ta gorge, appuyé contre ton sexe ou simplement caressé de ton regard ou de ta main, résiste à tout. Et il est aussi simple que tendre dans sa relation avec toi.

Mais du coup, je ne sais pas si ce sera un service à lui rendre que de l'emmener un jour aux nocturnes naturistes de Roger Legall...

31 janvier 2008

lendemain de grippe

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Lendemain de grippe... C'est pas très bon, ça, comme titre. Enfin, pas très juste. Est-ce qu'une grippe a une fin, d'abord ? D'après le Docteur, oui. D'après le thermomètre, aussi. Sauf que depuis ma sortie-de-grippe théorique, mes jambes, elles, continuent à faire flagada, ma tête diling-diling, et que surtout, surtout, je n'ai pas retrouvé le goût de rien.

Ma grippe s'est déclenchée le mardi de la semaine dernière. Avec, peut-être, si je suis honnête, un arrêt des érections dès le lundi soir (ben oui, c'est un critère !). Eh! bien nous sommes le jeudi de la semaine suivante, et rien, oualou ! Si, dimanche matin, à l'heure du petit réveil, une toute petite, qui m'a fait croire à la guérison. Las, fausse alerte !

Donc depuis lundi, où le docteur m'a autorisé à reprendre mes activités normales, donc le boulot, je continue à me traîner une fatigue désagréable, un manque d'entrain épouvantable, je repousse tout à plus tard. Dès que la pression retombe, je suis gagné par la somnolence. Dès qu'une discussion s'anime, je n'arrive pas à m'affirmer. Mon esprit zappe d'un sujet à l'autre... Bref ! une grippe n'a pas de fin, mais une queue. Et je suis dans la queue. Du coup la mienne est aux abonnés absents. Et l'on ne sait pas où est le bout.

Un collègue ce matin m'a dit : "te laisse pas abattre, va nager !" Il m'a raconté toute une théorie sur la fabrication des globules rouges par le corps, en ajoutant : "y'a que le sport, pour ça."

Je l'ai écouté, je suis allé à la piscine, et je me suis fait un programme modeste, de remise en route. Je l'ai fait sans souffrir. J'ai senti ma somnolence s'estomper, c'est déjà ça. Effet "blogules rouges" (pour reprendre la jolie expression lâchée par ma copine Fiso qui m'a accompagné dans l'efforrt, tout émoustillée par - par quoi, d'ailleurs ? - tu nous diras, hein ?).

En revanche, pas d'effet douche. Il va falloir que mes nouveaux globules tout neufs, rouges ou pas, se fassent dare dare un petit tour du propriétaire et découvrent le chemin de... l'ensemble des cavités spongieuses destinées à les recevoir ! Non mais !

Enfin, tout ceci pour t'expliquer la pauvreté du billet du jour. Je sais. Pardon.

25 janvier 2008

tirer son coup avant ou après l'effort ?

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Je suis sûr que tu vas pouvoir m'aider sur ce coup-là, surtout que le sport, c'est un peu ton domaine (oui, oui, fais pas semblant, c'est bien à toi que je parle). Voilà donc une question qu'il m'arrive assez souvent de me poser : tirer son coup, c'est mieux avant, ou après une séance de natation ?

Comme tu le sais, parmi les petits vices qui m'accompagnent, et qui ne sont pas très loin de mes plus vieux fantasmes, j'aime à me laisser aller, dans les douches et les vestiaires de la piscine, à des érections partagées, des petites parties de touche-pipi, voire d'avantage quand le contexte le permet. (j'en parlais là)

En général, c'est après avoir fait mes longueurs que je m'y emploie. Mon partenaire, ou mon connivent, d'un clin d'oeil entendu, me dit un truc du genre : "après l'effort, le réconfort". Oh yeah !

Plus rarement, c'est dès mon arrivée, aux premières fringues enlevées, aux premières nudités observées ou éprouvées, que le désir se manifeste.

33613f519083b0033308b4af2b5345f0.jpgL'autre jour, je me suis ainsi retrouvé en arrivant sous la douche juste à côté d'un très beau garçon, brun, cheveux longs noués derrière la tête, abondamment mais élégamment tatoué : toute la cuisse gauche, un peu à la façon des Samoas, le biceps droit, et une délicate paire d'ailes partant de la raie des fesses et se déployant au niveau des reins. Nous nous étions déjà remarqués une fois précédente, mais nous avions été trop loin l'un de l'autre pour nous laisser aller.

Là, en silence, tournés vers le mur pour échapper aux regards, nous nous sommes branlés, les yeux dans les yeux. C'était bien, simple, rapide.

Et puis je suis allé nager.

En général, dans ces cas-là, ma rentrée dans l'eau est différente, totalement 9902455c6d5a2bfd690838d6294b2d65.jpgrelâchée, un peu comme si je n'avais pas besoin de m'échauffer. J'atteints d'emblée un mouvement puissant et propulsif. Par contre, je paye cash cette entrée en matière, et assez vite, je fatigue, ma nage devient poussive, et je dois reconstruire mes sensations pour aller au bout de ma séance.

En sortant de l'eau, cinquante minutes plus tard, par contre, c'est comme si les compteurs de mon désir étaient remis à zéro.

Je redeviens friand. Quel incorrigible je suis ! Avant ou après ? Du point de vue de la libido, du point de vue sportif ? Ma foi, je ne sais pas. Tu sais, toi ?

21 décembre 2007

Sylvain, la danse des dauphins

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Comme tu sais, la piscine Roger Le Gall est ma piscine de prédilection (je te parle de ma passion pour la nage). Elle a de nombreux atouts par rapport à la moyenne des piscines parisiennes. Mais elle a surtout une particularité : trois fois par semaines, elle t'accueille pour des nocturnes naturistes. Le découvrant par hasard au début de ce printemps, il m'est arrivé d'y aller quelques fois profiter de ce grand bonheur qu'est nager en liberté au début de l'été. Jusqu'à ce lundi, je n'y étais pas retourné.

Je dois à la vérité de dire que 90 à 100 % du public y est en général de sexe masculin (100 % même en ces jours de grand froid), et probablement dans les mêmes proportions gay. Je me dois donc - pour prévenir les déceptions - d'ajouter que les jeunes et sémillants garçons se rencontrent dans des proportions un peu différentes. Parmi ceux-là, il y a Sylvain.

Avec Sylvain, nous nous étions déjà trouvés lors des ouvertures estivales. Deux ou trois fois, il nous était arrivés de nous caresser sous l'eau, dans des effleurements provoqués, de nous attarder en bout de ligne en laissant traîner nos mains, de nous faire bander et d'en rire plus que simplement d'en sourire. Puis de nous finir sous les douches, une fois même en compagnie d'un certain Yves, en vedette américaine...

Ce lundi, après avoir réalisé une partie de mon programme de nage, en sortant la tête de l'eau j'ai vu de loin mon Sylvain arriver. A dire vrai, je l'avais espéré. Il a devancé mon sourire, et nous nous sommes rapprochés.

Je ne vais pas évoquer ici nos premières caresses, elles furent d'emblées denses et explicites, dépourvues de la petite hésitation habituelle. Nous aurions pu l'un comme l'autre décider d'aller directement nous réfugier dans une cabine de déshabillage et nous livrer l'un à l'autre. Il m'aurait proposé de le raccompagner chez lui, je l'aurais suivi immédiatement. Mais il me restait à nager, et lui n'avait pas dc3ea10ac90b59e1c4c8cd5f52f4a506.jpgcommencé, alors je vais plutôt vous parler d'autre chose : cet étrange ballet qui s'est instauré entre nous. Ces nages que nous avons inventées lundi soir pour parvenir à avancer dans l'eau sans nous quitter des yeux, pour rester - en plein mouvement - l'un sur l'autre, l'un sous l'autre, ou côte à côte, dans un contact subtil fait d'effleurements, d'affleurements. Nous nagions et nous jouions. Nous avancions et nous tourbillonnions. Nous étions en surface et dans la profondeur. Quand il nageait sur le dos, je le suivais d'un crawl abstrait, chaque retour de ma main balayait son flanc. Il avait un dos brassé que je poursuivais d'une simple ondulation. J'ai joué à lui gober le sexe en pleine nage et y ai réussi. Nos érections ne nous quittaient pas. Quelques regards bienveillants, des sourires ou des mots gentils nous arrivaient sans nous troubler, ne stigmatisaient aucune gêne, comme pour dire l'évidence du partage, du plaisir.

Nous avons nagé ainsi pendant près d'une heure en nous séduisant comme dans le balet nuptial des dauphins. A chaque arrêt en bout de ligne, j'aimais entourer sa taille de mes jambes, éprouver délicatement son érection, sentir ses mains sur mes jambes. Plus tard dans le sauna, Sylvain m'a massé le dos, la nuque en points d'accupuncture, les omoplates. Puise091bc1a13967e0d7799d1fc58b47c91.jpg nous sommes allés nous doucher, nous isolant dans une cabine individuelle, le rideau simplement tiré. Son sexe était circoncis, délicieux à sucer, plein. C'est loin d'être la première fois que je faisais l'amour avec un homme circoncis. Mais d'avoir écrit ce billet l'autre jour sur le prépuce, et lu certains de tes commentaires, ça m'a fait réaliser que j'éprouvais un plaisir spécial à enbrasser une verge circoncise, même si j'ai en revanche plus de difficulté à la branler qu'une bite ordinaire. Nous avons presque joui ensemble, presque dans la main l'un de l'autre, presque, mais finalement avec nos mains respectives, et lui juste après moi. Comme à cause d'un embarras, d'une connaissance maladoite du sexe de l'autre, de la sensibilité de l'autre. Juste une petite question d'ajustage.

Un presque pas beaucoup plus gros que la taille d'un prépuce, si ça se trouve.