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29 décembre 2008

le diable par la queue

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"Un commentaire récent posté sur un ancien billet "le larbin des tournages" m'a donné l'idée de vous raconter comment, lorsque je tirais le diable par la queue, je me suis retrouvé chez certaines personnes à faire le ménage nu sous mon tablier. Non, je plaisante ! Ah, le fantasme de la soubrette nue sous son tablier a encore de beaux jours devant lui... car on m'a effectivement demandé de drôles de choses quand je passais des entretiens d'embauche pour le poste très convoité de "technicien de surfaces".

J'ai passé une annonce dans un magazine gay donc, forcément, ça limitait le champ des employeurs à une certaine catégorie. J'avais publié mon numéro de téléphone. Je ne vous raconte pas le nombre de coups de fil licencieux. - Est-ce que vous travaillez dans la tenue d'Adam? - Les 10€ de l'heure comprennent-ils la fellation ou pas? Et j'en passe des vertes et des pas mûres.

N'empêche que du côté du métro Pasteur, à Paris, après trois heures de dur labeur, j'avais droit à un massage sublimissime. Bon, bien sûr, il fallait, pour que le massé soit mieux massé qu'il se déshabille. Jusque-là, rien d'anormal. En revanche, ce qui n'est pas très orthodoxe, c'est quand le masseur ôte lui aussi ses vêtements. Puisque nous en sommes aux aveux, je dois être honnête et vous dire que je n'ai pas longtemps fait le ménage chez cet honorable client. Il ne m'a pas donné mon congé, c'est moi qui ai préféré prendre la poudre d'escampette.

p.s. si vous avez besoin d'un bon repasseur, cliquez ici
"

Laurent

ohlebeaujour, le 6 décembre 2008

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Ah!, le fantasme de la soubrette, ou du soubreceau, nu(e) sous son tablier. Moi aussi, je l'ai réalisé. Un soir de juin, en réponse à une invitation, un plan naturiste qui commence dans une cuisine. Tout y était, y compris le tablier. Et ça s'est fini en orgie. Une méchante, que j'ai eu le mauvais goût de raconter, le renvoyant, lui, au rôle de vulgaire accessoire. L'erreur. La goutte d'eau en trop. Comment n'avais-je pas perçu qu'en écrivant ça, en lui demandant donc de le lire, je prenais le risque qu'il décide d'accélérer le mûrissement de son projet et de tourner la page, lui servant sur un plateau d'argent, sans tablier ni autre fioriture, toutes les raisons qu'il avait de le faire ?

27 novembre 2008

Entre deux Eaux : l'instant propice

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Donc, j'y suis allé, hein !... C'était rue de la Folie-Méricourt. A deux pas de chez Saiichi, avec qui j'avais passé la soirée. De toute façon, j'avais promis : non mais un bar gay, naturiste, qui s'appelle Entre deux Eaux, quand même, j'avais pas trop le choix, si ?

Une petite appréhension ? Même pas ! Malgré les réserves d'un lecteur occasionnel de ce blog, chris, et de celles de Saiichi, qui n'en gardait pas un souvenir mémorable, il était 22h 30 environ quand je franchissais ce samedi la porte du numéro 45.

Cette frontière est étrange. Tu passes du dehors au dedans, du froid au chaud, du clair de la nuit à la nuit de la nuit, du monde des conventions à celui de l'inavouable, sans véritable sas. Dès l'entrée, à gauche, alors que tu es presque dans le noir, un homme au corps sublime, et remarquablement outillé soit dit en passant - Laurent, me dira-t-il à l'heure du départ - te tends un sac poubelle noir enroulé. Tu fais remarquer que c'est ta première fois, alors il prend le temps de t'expliquer que c'est 11 euros, que ça comprends deux conso, que tu règles à la fin, que pour commencer, tu dois mettre toutes tes fringues dans ce sac, garder juste tes chaussettes et tes baskets, et qu'il te refilera un numéro en échange. Là, tu ne te poses pas de question, enfin, tu évites, tu as déjà repéré derrière les rideaux que tout le monde était totalement nu, alors tu te jettes à l'eau.

Dans les toutes premières minutes, tu ne sais pas exactement quoi faire. Balancer les bras, agiter tes mains, les laisser le long de ton corps, les glisser derrière ta tête ? Déambuler dans les lieux, pour voir comment c'est aménagé ? T'asseoir sur un tabouret de comptoir, l'air de rien et commander une première bière ? Regarder avec suffisamment de détachement l'enculade en règle que t'offre l'écran plasma au dessus de l'armoire ? Te joindre l'air de rien au groupe en pleine conversation ? Avoir l'air absorbé par un problème ? Te palucher ou te la jouer insouciant ?... J'étais dans ces pensées et ces hésitations quand Jérémy, un professeur de musique - vivant et travaillant dans le quartier - vint me mettre à l'aise, probablement attiré par mon érection non dissimulée. Petit et sec, comme j'aime, glabre, sans doute pas loin de la cinquantaine, mais la gueule d'ange, le sourire de l'habitué heureux de découvrir de la chair fraiche, il s'est offert à mes caresses et m'a offert ma première pipe.

Évidemment, après, c'était plus simple.

21.jpgLe groupe en plein bavardage s'est disloqué, un ou deux se sont rhabillés et sont partis, d'autres sont allés étrenner l'arrière boutique, et deux jeunes gens manifestement habitués, aux corps d'éphèbes - Yvan et Peter, partenaires dans la soirée mais aussi dans la vie : import-export d'ustensiles muséographiques, ça en jette, non ? - sont restés collés au comptoir et l'un à l'autre, offrant de temps en temps leur peau à quelques contacts innocents.

Hummm! ce Peter : un nageur, tiens ! Qui fait de la compète. Ça te fabrique un corps !... Il m'a laissé lui embrasser le pubis.

Il n'y a pas franchement de backroom. Ni de cabine. Tout au plus un ample rideau de fines perles, qui sépare la zone bar de la zone sexe. En toute transparence. Derrière, un canapé et quelques fauteuils te permettent d'attendre l'instant propice, ou de te détendre.

Jérémy était depuis longtemps parti papillonner ailleurs, je suis allé m'approcher d'un couple en pleine action, ma bière à la main. Ils étaient debout, jambes écartées, le sexe tendu sous l'aine de l'autre, comme offerts à de plus collectives caresses. Je m'y suis laissé glisser, ils l'attendaient. L'un était latino, mais grand. Petit sexe. L'autre avait un engin impressionnant. Ils étaient arrimés l'un à l'autre de façon frénétique, ils m'attiraient à eux, cherchaient ma bouche.

Chaque minute, ils se sortaient de la chaussette un flacon de popper, qu'ils respiraient à pleine narine. Je n'ai pas voulu m'y essayer,  toutes les drogues me rebutent. Puis le Latino s'est retourné, s'est fait enculer. Assis devant eux, je le branlais, et il a joui sur moi.

Plus tard, un jeune homme que j'avais repéré à son arrivée mais qui était resté ténébreux au comptoir, la belle gueule d'un bad-boy, mal rasé, s'est présenté dans la zone d'action. Un anneau étrange autour de la bite, qui enserrait en spirale à la fois et séparément la base du pénis et les couilles. Sa verge était magnifique, exactement à ma dimension, et j'eus un grand plaisir à la sucer. Longtemps. Sans lassitude. Enfin, il s'est lassé avant moi.

Ça m'a permis d'aller commander ma deuxième bière (je rappelle qu'il s'agit d'un bar).

Entre temps, une partouze en règle s'est mise en place : à partir de là, c'est participe qui veut. T'as plus qu'à te servir. Et à t'offrir. Tu peux brutos8196.jpgvarier les coups, et les partenaires. A la fin du service, j'ai eu un jet plutôt flatteur, et ils furent deux à me demander de nettoyer les dégats à coup de sopalin.

Il n'était que minuit et demi quand j'en suis reparti, du monde arrivait encore à cette heure. Il me semblait que les consommations avaient été à la hauteur du prix d'entrée. Je mentirais si je disais que l'expérience m'a déplu.

Mais si c'était à refaire, je crois que je préfèrerais y emmener un ami. Juste pour le confort des premières minutes.

23 juin 2008

L'orgie

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Ceci est ma 200ème note (en fait, c'était la précédente, mais pour une 200ème, il vaut mieux un feu d'artifice qu'un règlement de compte, non ?)

J'ai vécu récemment une nouvelle expérience, étonnante et délicieuse. J'aime autant te prévenir tout de suite, c'est un peu hard, et du coup pas simple à raconter. Par défi, je vais m'y essayer malgré tout. En toute (im)pudeur.

Un ami, ou plutôt une fréquentation, de celles qu'il m'arrive de contracter aux nocturnes de Roger legall, m'avait proposé le principe d'un dîner "en cercle resserré" histoire de faire plus ample connaissance. J'en avais accepté l'augure, mais fus néanmoins surpris, recevant l'invitation par courriel, de découvrir qu'il s'agirait d'un dîner "fesses à l'air". Était-ce une boutade ? Une provo ? Un vrai projet ?

Espérant pouvoir associer Saiichi à cette invitation, je demandais à cet ami quoi emmener, glissant entre la suggestion d'une boisson ou d'un dessert celle de mon amant. Il me pria d'emmener du vin, je n'imposai donc point mon Saiichi. En tout cas pas cette fois-ci.

Y., notre hôte, était effectivement tout nu derrière un tablier de cuisine en recevant ses invités les uns après les autres. Cadre au sein d'une structure qui oeuvre à la promotion de la culture française à l'étranger, je découvrai que j'avais le même jour - drôle de hasard - adressé un courrier à son propre patron, pour des besoins professionnels.

T., arrivé avant moi quoique toujours vêtu, préparait les caipirinhas avec de la glace pilée. Il s'avère qu'il travaillait dans le même siège social que ma copine Fiso. Les coïncidences s'arrêtent là.

Puis arrivèrent Fl., d'origine québécoise - d'où son discret accent et quelques expressions fleuries -, scénariste d'une série française qui fait un tabac depuis des années sur une chaîne du service public, et son ami Fr., fatigué d'expériences dans l'informatique et le marketting, qui s'exerce depuis peu à la maçonnerie sur le dos d'une ancienne maison normande.

Enfin, B. est arrivé, péruvien, ultime touche exotique à notre soirée, en partance trois jours plus tard pour Lima où il devait effectuer son stage de fin de master en sciences politiques.

La politique, justement, il en fut assez peu question. Peut-être valait-il mieux. Durant l'apéritif, on parla surtout de nos jobs respectifs (respectives en québécois, question de genre).

C'est au moment de passer à table que Fl. et Fr. donnèrent le signal, s'éclipsèrent en coup de vent dans la chambre à coucher et revinrent dans la tenue d'Adam. Caipirinha aidant, j'embrayai, suivi de T.,  puis de B., le plus hésitant, visiblement persuadé d'être le seul pour qui l'expérience était nouvelle.

Dans les premières minutes, on put observer chez chacun une érection légère et passagère, comme sous l'effet du premier trouble.

Pendant le repas, la conversation prit la tournure d'une galerie de portraits, chacun décrivant à tour de rôle des personnages fantasques de son entourage. On rit beaucoup sur la pasta aux coquilles saint-jacques.

Y., notre hôte, était assis à ma droite. Au fil du repas, nos contacts furent de plus en plus explicites, tout comme ceux de Fl. et Fr., ou ceuxbrutos6386.jpg plus tardifs de T. et de B., au dessert nous commençâmes à nous embrasser.

Ce fut le coup de sifflet.

Je suis absolument incapable de décrire ce qui suivit. Et comme les tours de tailles ou les longueurs de bite n'ont pas grande importance non plus, je vais me contenter de dire que ce fut une orgie, comme tirée de fantasmes fous, avec quelque chose d'antique dans cette capacité sublime à l'oubli.

C'est autour d'Y. et moi que les choses s'organisèrent d'abord, puis le centre de gravité se déporta sur l'érection magistrale de Fr. Il s'était écoulé sans doute pas mal de temps déjà quand on entendit une porte claquer : T. nous quittait se sentant délaissé. "Un courant d'air", dit Y. avec détachement.

B. se tenait souvent à l'écart, toujours gêné, attendant d'être invité d'un regard ou d'un mouvement de la main pour se joindre au groupe. Fl. me jetait des regards continuellement souriants.

brutos5154.jpgNotre corps à corps dura bien trois ou quatre heures, sans grandes respirations. Sur le parquet de bois. Sur les tapis du salon. Couché, debout, accroupi, tu n'avais rien à faire, les bites venaient à toi, en toi, et toi, des bouches ouvertes et langoureuses venaient te couvrir d'attentions et te prodiguer mille attentions.

Après avoir joui respectivement une et deux fois, Fl. et Fr. nous quittèrent au milieu de la nuit non sans m'avoir l'un et l'autre, l'un puis l'autre, et dans l'autre sens, accordé de putains de bons baisers... d'amour ? d'adieu ?

Le jour pointait déjà. B. resta dormir dans le salon tandis que Y. m'ouvrit son lit pour m'offrir près de lui quelques courts instants de repos. A l'heure du réveil, c'est quand je fus en lui qu'il jouit, et j'en fus heureux parce que je dois dire qu'il a une queue agréable au toucher, au peser, au goûter, et que depuis qu'elle m'était passée en main j'avais eu en plusieurs NICKEVANS1.jpgcirconstances l'occasion d'en nourrir mon imaginaire pour parvenir moi même à jouir.

En route vers le boulot, les yeux en gelée et le corps en charpie, je n'eus pas une seconde de culpabilité, je ne me sentais pas sale, je ne me traînais aucune impression malveillante du doute. J'étais juste épanoui, plein d'images dans la tête et de sensations sur la peau, de goûts en bouche, souvenirs qui ont vocation, sans doute, à durer longtemps avant que l'on songe à remettre le couvert.