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09 août 2012

tout commence par le cul

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Les Jeux, c'est quand-même une histoire de cul. Pas pour arriver à ce niveau de performance, où il faut du talent et des années de préparation, mais pour gagner les duels. Une seconde de plus ou de moins, et un match bascule, un shoot réussi ou raté, et c'est l'apothéose ou la bérézina. Il s'en faut parfois d'un milimètre, pour que la barre tienne ou chute.

Grand pourvoyeur de stress en handball, le cul a ainsi souri aux gars et abandonné les filles. Au baskett, la preuve est faite, il faut du cul et des nerfs. Espérons que les filles, ce soir, en auront plus que les gars, ce serait un juste retour des choses.

Et puis en athlétisme, on t'affuble d'un grand "Q" ou d'un petit "q", selon que tu doives ta qualification à un placement direct ou à un repêchage. Force est de constater que les Français sont les rois du petit q, dans ce domaine, alors qu'on trouve profusion de grands Q chez les Jamaïcains et les Américains. S'il décroche une médaille sur 200m ce soir, Christophe Lemaître le devra néanmoins à autre chose qu'à du cul.

Bon, en ce qui concerne les nôtres, on aura eu pas mal de cul en première semaine, et sensiblement budapest,hongrie,blog,londres 2012,jeux olypiquesmoins en seconde. En même temps, les escrimeurs, c'est rare qu'ils montrent le leur, de cul. Alors que les lutteurs l'arborent de plutôt belle manière.

Y'en a même qui disent que des histoires de cul se nouent dans les étages du village olympique, et que ça n'a rien à voir avec la taille des "q".

Je déploie à Budapest des trésors d'ingéniosité pour réussir à voir ces Jeux. Ou plutôt, pour les suivre. Dès qu'une compétition rassemble Français et Hongrois, je suis assuré qu'elle sera retransmise en live à la télé. Ou sur écran géant, en centre-ville. Mais sinon, c'est la radio par Internet. France-Info, qui t'offre de longs couloirs de directs, mais qui parfois sombre dans d''incroyables rediffusions. J'ai dû entendre dix fois, si ce n'est vingt, avant-hier, une chronique sur la chanson "Fais-moi du couscous chéri". C'est toujours plus supportable que Nelson Montfort, tu as raison...

Rassure-toi, je m'échappe aussi. Vers les lieux de mes premières histoires de cul... La terrasse du Palatinus, les bains Rudas. J'y suis sage, me contentant de quelques regards coquins, et autres mains baladeuses.

budapest,hongrie,blog,londres 2012,jeux olypiquesEt puis je me souviens que c'est dans le récit de quelques unes de ces aventures qu'est né ce blog, ici-même à Budapest. Avant de prendre chair et corps dans ces pages, mes émois allaient rencontrer ceux d'un blogueur dont je m'étais épris, boxeur de banlieue, qui nous délectait de ses plans cul de vestiaires, nous bouleversait de ses états d'âmes familiaux, et fédérait toute une communauté avec laquelle des liens durables allaient se tisser...

Pourquoi j'en parle ? Parce que je suis à Budapest, dans l'appartement que j'occupais déjà à l'époque, il y a cinq ans, à deux pas du cybercafé où je commençais et finissais mes journées.

Et que depuis, des flots ont coulé sous ces ponts. Les liens se sont distendus, la ferveur a disparu, les spams ont remplacé la plupart des commentaires, mais qu'envers et contre tout, ce billet est aujourd'hui le 900ème d'Entre deux eaux.

05 août 2012

Budapest, une, trentième !

route des vacances.JPG

Et oui, j'y suis à nouveau ! Quant on aime, hein...

Ma retraite paisible. Je n'avais plus fait le voyage en voiture depuis 2003. Avec apparition de l'aviation low cost, c'est devenu une fantaisie coûteuse et inutile. Fatigante, de surcroît, comme cela vient de se rappeler à mon bon souvenir. Malgré une étape nocturne près de Reggensburg, en Allemagne, et une halte déjeunatoire chez des amis d'Igor à Vienne.

Seulement voilà, j'enchaînerai ce séjour à Budapest avec une petite semaine au festival de Salzburg, la classe, non ? D'où la voiture. Que je me suis juré de ne pas utiliser de tout mon séjour hongrois.

D'ici, c'est assez dur de suivre les JO. Dommage, je m'étais pris de passion. Les retransmissions de France-télévision par Internet sont bridées pour l'étranger - question de droits télé - et dans notre petit appartement en ville, nous recevons uniquement les chaînes hertziennes, avec une antenne d'intérieur. Tu te rappelles l'époque des retransmissions enneigées à l'image sautillante ? Eh ben voilà ! En plus, on n'accède qu'aux compétitions où participent des Hongrois ! On ne va pas le leur reprocher, hein, quand on voit le traitement des jeux par les chaînes françaises, mais bon, difficile d'y trouver mon compte. Alors il reste France-Info. Par Internet, ça marche du tonnerre de Dieu. Sauf qu'il n'y a pas l'image, pardi !, et que pour entendre les directs de temps en temps, il faut se fader dix fois dans la journée, les mêmes chroniques et faire son deuil de la trêve des actualités. Triste Syrie...

Autrement, je vais nager, évidemment, mon principal loisir, ici comme ailleurs.

Tiens, tu sais quoi ? J'ai fait 28 kilomètres en juillet. Le site communautaire nageurs.com, qui m'abreuve chaque semaine de mes statistiques à jour, me précise même qu'avec 10 piscines différentes fréquentées dans le mois, je me classe 3ème sur les 550 nageurs de juillet référencés. Je te rassure, en nombre de séances (17 pour moi), je ne suis que 37è, et 75è en ce qui concerne la distance parcourue...

C'est vrai que j'ai éclusé, cet été. Fuyant Paris aux couloirs encombrés, j'ai expérimenté des bassins de la grande banlieue, souvent assez chers d'ailleurs pour les non-résidents. Et puis je me suis offert des pauses aquatiques dans chaque ville où j'ai fait festival : Aix, Chalon, Amiens, Foix... J'ai même fait le "Voyage à Nantes", tout récemment, pour visiter les installations géantes de l'Estuaire 2012, et j'y ai aussi découvert une très belle piscine, à deux pas de l'hôtel où j'étais descendu.

Budapest, donc. Arrivé avant-hier, j'ai commencé hier par Palatinus, histoire de prendre la température budapest,vacances,palatinus,JO,Jeux Olympiques,Londres 2012(qui est élevée, d'ailleurs : la canicule est annoncée pour demain). Il y avait la foule des grands jours, normal pour un samedi, le bassin de 40 mètres restait toutefois largement nageable, le coin naturiste faisait terrasse comble. Seul changement, les douches ont été réaménagées, les céramiques refaites à neuf, et les box troqués pour des cabines... avec des portes ! Ah, pudeur, quand tu nous tiens ! Ça change l'atmosphère. Heureusement certaines cabines ont été laissées ouvertes, énigme, et j'ai pu observer qu'on continuait à y rôder l’œil coquin...

Ce matin, ce sera la piscine sportive Császár-Komjádi, pas de temps à perdre en batifolage, puis un déjeuner dans la belle famille. On y aura je crois de la haute-def pour les Jeux !!