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02 août 2011

la proie, ce prédateur en puissance

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Je suis retourné aux bains Király. Par acquis de conscience. Et aussi parce que l'ami de Renauld, rencontré à Rudas vendredi, m'avait assuré que bien que mixtes désormais, il arrivait, sous l’œil connivent d'un surveillant complaisant, une fois partie la dernière greluche et malgré le port obligatoire du maillot, qu'il s'y passât des choses... intéressantes. Lui-même d'ailleurs, pas plus tard que le mardi précédent...

Donc, un détour de curiosité s'imposait.

Bien mal m'en prit. Peu de monde, par rapport aux affluences orgiaques que j'y connus. Peu de femmes d'ailleurs. Sept, en vérité, samedi en fin d'après-midi. Deux Hongroises cinquantenaires, qui papotèrent ignorantes du reste du monde, comme elles l'eurent fait un jour réservé aux femmes. Et cinq moitiés de couples, toutes trentenaires, qui ne décollèrent pas de leur homme - hors-mis dans les pièces les plus chaudes ou les bains les plus froids, la témérité étant une vertu qui se suffit à elle-même -, se livrant sur eux à quelque massage du cuir chevelu ou des trapèzes. La plupart, des touristes en proie à l'ennui, dont tu pouvais prévoir le diagnostic mitigé : endroit étonnant, dommage que ce soit si sale...

Bref, pas de quoi me rasséréner d'une visite au Palatinus où dans la journée, sous des rafales de vent violentes et glaciales, hors mis deux kilomètres de crawl et autres nages, je n'eus rien de mieux à me mettre sous la dent qu'un retraité californien qui prolongea charnellement les anecdotes dont fourmille le City Boy, d'Edmund White, que je suis en train de lire. Un peu de chaleur pour un mauvais coup, je n'y perdais pas au change, pardi ! J'ai juste évité de m'interroger sur la responsabilité de sa pension vis à vis de la crise grecque et des instabilités monétaires de la zone euro. Après tout, il n'avait pas son fonds spéculatif en bandoulière.

Depuis la semaine dernière, j'expérimente quelque chose. Je me laisse pousser le bouc. Juste autour de la bouche. Je teste, on verra bien. Je sens que j'arrive au bout d'un glissement et qu'il me faut agir. Entre trahir mon âge d'un poil grisonnant et arnacher mon visage du trait de caractère qui lui manque, je cherche à me redonner un semblant de charme. Je tente. Comme dans un protocole médical. Je prendrai une décision esthétique à la fin du mois.

Tous ces bains, le Gellért, le Rudas, surtout le Király, ont connu avec moi un âge d'or. Ou plutôt, j'y ai eu mes heures de gloire. J'avais trente et un ans. Je pénétrais dans un établissement et les regards convergeaient. Je sentais la convoitise. Je n'en ressortais jamais bredouille. Parfois, je me croyais déjà király,király gőzfürdő,thermes,gay,les crocodiles du király,hongrie,tourisme gayvieux, étant passé à côté de mes vingt ans. Mais m'initiant à un tout nouveau style de vie, mon charme était à son zénith. Il y avait alors dans les bains ces hommes âgés, ventripotents, que l'on appelait les crocodiles et que je ne voyais pas, sachant d'instinct clouer mon regard sur une pêche prometteuse, qui ne m'échapperait pas, et me fermer au reste. Seul leur visage dépassait de l'eau, au niveau du nez et des yeux, ils circulaient lentement, silencieusement, en cercles qui se resserraient autour de toi, les mains trainantes sous l'eau, espérant effleurer - ou empoigner pour les plus audacieux - la partie de toi qui les ferait vibrer. Une fois attrapé ainsi un bout de fantasme, ils se retiraient dans le bain d'à-côté, petit et chaud et se paluchaient entre eux, sans te perdre du regard, pour finir rassasiés. Les jeunes, sans considération pour une condition qui pourtant nous menaçait tous, glosaient sur ces prédateurs inoffensifs.

J'y suçai ou caressai des queues par dizaines, auxquelles je ne sais plus donner de prénom. J'y éperonnai des morceaux magistraux, de toutes nationalités. J'ai été ainsi troublé, samedi, de retrouver sur le banc supérieur de la salle des vapeurs un de ces jeunes couples en maillot de bain, là-même où je fis ma première pipe à Péter, il y a quinze ans, inaugurant ma première vraie liaison homosexuelle.

J'ai plaint ces jeunes couples, livrés à l'ennui, d'être si peu à leur place, d'ignorer tout de leur usurpation, d'être incapables de se fondre dans les scènes dont ils occupaient pourtant la scène, d'en concevoir même de la répugnance.

La page Király semble bien tournée... Le Rudas, tout en regards tamisés, lui a pris la place, c'est évident. Mais je ne suis plus le même.

Désormais, les garçons qui me plaisent m'esquivent sans même me toiser. J'essuie dans l'eau des revers à répétition. En quinze ans à peine, j'ai basculé, changé de rayon. Ventripotence et mains-qui-traînent en moins. A quel moment s'est opéré le glissement ? L'été 2007 fut tendre et truculent. J'y cueillis l'impossible amitié amoureuse. 2009 avait pu encore être un été de jubilation tranquille. Même l'hiver 2010... Quand ai-je franchi la ligne ? Ai-je basculé, ou en en ai-je simplement pris conscience ? Ai-je perdu ma grâce, ou plutôt ma confiance ? La fin du Király, le seul bain où les jeux étaient ouverts, pèse-t-elle sur ma perception ?
Il y a bien-sûr eu Renauld, du bout des doigts, Bernard, l'ingénieur du bâtiment, gouailleur, rieur et rondouillard, à l'audace bien française, un Magyar solide, qui hier m'a pris avec violence tandis que je philosophais seul sous la douche du Rudas sur ma vigueur disparue, Steve, ce vieux beau californien, rapiécé aux tatouages et aux piercings de couturière... des pis-aller.

Budapest ne m'est pas qu'un marigot, ça m'est surtout une paisible retraite, et j'ai su en profiter. Demain, c'est le retour.
Mais mes prochaines chroniques s'intituleront peut-être "mémoires d'un crocodile".

17 janvier 2010

une histoire d'hommes

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Pour moi, Budapest est avant tout une histoire d'hommes. Je conçois que cela puisse t'ennuyer à la longue, ou t'offusquer, car cette ville a bien d'autres attraits. Les bains, j'en parle - même si c'est sous un angle intéressé -, la musique - je suis ce dimanche soir à une représentation de La flûte enchantée -, la littérature - il faut absolument lire Être sans destin, de Imre Kertész -, la gastronomie - même si j'ai cette fois opté pour des buffets bon-marché, plutôt que pour des restos devenus hors de prix -, la pierre - et Dieu sait que le patrimoine classique, néo-classique, néogothique, art-nouveau, art-déco, donne à cette ville et à son front de Danube un cachet sans pareil... Mais que veux-tu. C'est là que j'ai connu mon premier homme, là que j'ai accepté de les regarder, de les toucher, là que j'ai rencontré mon premier amant, que j'ai sucé ma première bite, transpercé mon premier fion, et là que je me fis la première fois sauter la rondelle. C'est là que j'ai rencontré l'homme avec qui je vis, celui avec qui je voudrais vivre, là que je me ressource, que je me trouve beau.

Alors à Budapest, il n'y a guère que des hommes dont je puisse te parler. Ils sont mon sel magyar. Je n'expose pas ici un palmarès, ces hommes ne sont jamais des trophées. Sinon, pourquoi auraient-ils tant, le plus souvent, ce goût d'inachevé qui te laisse la bouche sèche ?

Hier, pour mon dernier bain au Király, c'est István, un comédien ex-chanteur d'Opérette, revenu, aprés un détour par la vie économique - "parce qu'il faut bien vivre" - dans le monde du spectacle - "parce que la vie ne doit pas se laisser guider par l'argent" - qui a embelli ma matinée.

L'atmosphère y était exceptionnelle. Le soleil brillait dehors, et de la fenêtre jaune au verre dépoli pénétrait une lumière crue qui, se heurtant au mur de vapeur, sous la grande voûte byzantine, réfractait les silhouettes nues et les sublimait. J'ai cru retrouver les chocs sensuels de mes premières fois.

Une barbe à ras, d'un grisonnant qui démasquait ses 42 ans, les cheveux droits, très noirs, qui lui tombaient sur la nuque et dissimulaient des oreilles onctueuses, l'oeil noir et profond, je l'ai massé, d'abord, dans le bain de vapeur. Puis nous nous sommes longuement caressés, sans rechercher d'achèvement, les yeux dans les yeux et c'est ce qui était doux. Et nous nous sommes quittés. Puis Mike, qui m'avait d'abord pris en sandwich tandis que j'enlaçais István, s'est occupé de moi. Je l'ai conduit à l'extase avant de m'enfermer, seul, dans une cabine de douche pour, à l'écart des regards - quelle obscénité ! - me concentrer sur moi-même. Et que veux-tu, c'est en pensant à l'homme que j'aime, à des attouchements dans une cabine d'essayage, que j'ai éjaculé. Dans un fantasme et dans un spasme.

Tel est mon Budapest, que je quitte demain. Le coeur chagrin, mais heureux de ce ressourcement, et conscient de mon privilège.

16 janvier 2010

Mario, mon premier tarasbulba

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Les bus ne circulent toujours pas à Budapest, aucune négociation ne se profile. La BKV (la RATP du cru) se prévaut même de 50 millions de forints d'économies réalisées (environ 200.000 €), en pétrole et en salaires, sans s'être même préoccupée d'une éventuelle indemnisation des usagers...

Mais le soleil brille encore, ce matin, et un joli week-end se dessine.

J'étais seul encore hier matin dans ma ligne d'eau. J'ai poussé l'avantage en m'offrant une thématique : le papillon. Le papillon est une nage dure, son apprentissage m'a été difficile, j'ai souvent failli tout abandonner. Épuisement excessif, mal de dos, sentiment de mouliner dans le vide. Il m'a fallu déceler petit à petit les ondulations positives pour parvenir à atteindre le relâchement qu'il faut et trouver la bonne ondulation, le bon appui, et dissiper le sentiment d'impuissance. C'est la nage impériale. Mais sa pratique est risquée. L'idéal, c'est comme hier : la ligne pour toi. La surface était lisse, tu pouvais ramener tes mains vers l'avant au plus près de l'eau, sans que des remous ne viennent freiner ton mouvement. Tu pouvais t'installer au centre, te laisser guider par le large bandeau noir du fond, sans craindre de heurter quelqu'un.

La veille au Király, Mario m'avait dit : "Nage autant que tu peux".

Ah, la veille ! Nous étions arrivés en même temps devant l'entrée. J'étais seul, il était avec un ami. Ils parlaient en hongrois. Ni l'un ni l'autre ne me regardaient. Des deux, c'est l'autre qui m'attirait. Une fois dans les bains, ils restaient ensemble, sans sembler prêter attention alentour, j'ai même pensé qu'ils n'étaient peut-être pas gays. Je me suis concentré sur un jeune homme à la peau mate, qui ne paraissait pas insensible à ma présence. Nous nous déplacions d'un espace à un autre, il s'arrangeait pour laisser son sexe paraître à ma vue, puis à l'arrivée d'intrus, nous bougions. Il n'est jamais facile de savoir si un départ est une invitation à poursuivre plus au calme, ou l'expression d'une lassitude. Cette part d'indécryptable est sans doute ce qui rend ce jeu excitant. A un moment, je l'ai perdu, puis lorsque je l'ai revu, l'autre, l'ami de Mario, lui avait mis le grappin dessus. C'était mort, mais c'est la loi du genre !

Pendant quelques minutes, il ne s'est plus rien passé. Il était tôt encore, et l'assistance était clairsemée, la moyenne d'âge devait se situer entre cinquante et soixante ans. J'attendais. Je m'impatientais. Je trouvais le temps long. A un moment, alors qu'il n'était pas loin de moi, dans le grand bain, Mario a pris une pause équivoque, s'étirant dans l'eau et laissant son pagne flotter. Je me suis demandé s'il ne cherchait pas à me séduire. Il était pourtant loin d'être à mon goût : plus que rondouillard, gros. Musculature épaisse. Mais grand : 1m 86. Le crâne rasé de trois jours, un petit bouc. Le tarasbulba typique, brutal et tendre, pour reprendre la terminologie de mon ami Laurent à qui il est arrivé de fréquenter ces lieux. Je n'ai pas remarqué une seul fois qu'il m'avait regardé. Plus tard, il me dira qu'en entrant dans le bain, j'avais été le seul pourtant par lequel il avait espéré être embrassé. La première fois que sa jambe a touché la mienne, il s'est esquivé et excusé. Ce gars ne me plaisait vraiment pas. Peut-être avais-je espéré me rapprocher du couple nouvellement formé en l'embobinant lui. J'ai donc tenté une approche. Très en profondeur, par les petits orteils. Il n'a pas bougé. Nous étions l'un et l'autre affalés, le dos sur les escaliers du bassin. J'ai posé mon pied sur le sien. Il ne bougeait toujours pas. Je me suis alors retourné sur le ventre, de façon à laisser mon bras gauche lui toucher la jambe, et peu à peu la remonter jusque sous son pagne.

Il m'a parlé le premier, en me tendant une main ferme : "Je suis Mario, et toi ?" Je me suis présenté à mon tour, il m'a demandé si je parlais l'anglais, et notre conversation a démarré.

Il parlait un anglais parfait. Son visage était rond, et son sourire jovial. Il m'a tout de suite expliqué qu'il ne savait pas bien où il en était avec sa sexualité. Marié depuis quatre ans, père d'un petit garçon de deux an et demi qui fait sa fierté, il aime les femmes, enfin, il croit, mais il est attiré par les garçons. Il n'a pas vraiment eu d'expérience avec les hommes. Si une, une fois, il y a deux ans, avec l'un de ses meilleurs amis, à qui il avait parlé de ce problème, et qui lui avait répondu que lui aussi ressentait la même chose. D'ailleurs, il me dira plus tard que parmi les six de ses meilleurs amis à qui il pouvait parler de ces choses là, cinq lui avaient dit se trouver dans le même cas.

Devant moi, il était donc très ému, et c'est ainsi qu'il m'expliquait avoir du mal à bander.

Il venait de la frontière roumaine. Il vivait côté Hongrie, et travaillait en Roumanie. Sa famille était roumaine. Enfin, hongroise de Roumanie.

A la fin de la première guerre mondiale, l'Empire austro-hongrois fut démantelé par les puissances alliées, et la Hongrie fut dépecée. En 1920 furent signés à Versailles, dans le palais du petit Trianon, des accords qui dépossédaient la Hongrie des deux tiers de son territoire. La plupart de ses provinces, où vivaient différentes minorités nationales, furent données en cadeau à des pays voisins qui ne s'étaient pas trompé d'alliance : la Serbie, la Slovaquie, la Roumanie... Il ne fallait pas seulement gagner les guerres, il fallait humilier les perdants. La seconde guerre mondiale s'est en grande partie préparée lors de ces tractations sordides. Et aujourd'hui encore, le sort des minorités hongroises dans les pays voisins alimente le débat politique et exacerbe les discours nationalistes.

A 28 ans – mais on lui en aurait donné facilement sept de plus – Mario était loin de ces considérations. Videur dans une boîte de nuit, sa philosophie c'était que la vie était faite pour être heureuse. Il était végétarien depuis cinq ou six ans, et croyait en la réincarnation. Nous avons passé plus de trois heures ensemble. A parler. A nous toucher. A nous caresser. Quand il débandait, il proposait d'aller ailleurs, dans une eau plus froide, ou plus chaude, dans le bain de vapeur, sous la douche : "on verra bien ce qui se passera...": Il riait avec générosité.

Let's see !

Je lui parlais de mon histoire, de ma libération à 30 ans passés, de mon regret toutefois de ne pas avoir eu d'enfants. J'appréciais l'effort d'honnêteté dont il faisait preuve. Avec lui-même, avec ses amis. Et même avec sa femme, parce qu'il lui avait parlé de ses penchants. Il m'avait l'air suffisamment décomplexé pour avancer bien dans la vie.

Plus nous étions ensemble, et plus nous nous touchions. Je posais ma tête contre son pectoral, il était tendre et je me sentais frêle.

Plusieurs fois, il m'a dit qu'il était heureux de m'avoir rencontré, que c'était la meilleure chose qui pouvait lui arriver, qu'il n'en espérait pas tant en arrivant là, que c'est ce type d'expériences qu'il avait besoin de vivre pour savoir où il en était.

brutos9033_Aaron.jpgC'est dans un bain d'eau fraîche, finalement, qu'il m'a fait jouir. Je faisais une planche improbable, les jambes enlaçant sa taille, les pieds posés sur le bord du bassin derrière lui. Il s'est ensuite donné du mal mais voulait jouir dans la même eau et y a réussi.

En repartant, je remarquais que beaucoup de jeunes hommes étaient arrivés entre temps, et quelques trés beaux mecs. Mais je n'avais aucun regret de ce partage.

Maintenant c'est sûr, Budapest me rajeunit.

En sortant du Rudás, hier encore, après m'être rhabillé, je me regardais dans la petite glace de la cabine un bref instant. J'étais beau. Évidemment, avec une glace, dans une lumière tamisée, c'est facile. D'abord elle ne prend que le buste, moi ma meilleure pose. Je choisis d'instinct l'angle flatteur et d'instinct opte pour mon regard qui tue. La peau luisante, les traits relâchés, l'oeil sombre, la barbe de deux jours : comment ne pas me trouver irrésistible ? En toute honnêteté, je me serais donné trente ans, à peine mûrs.

Je n'ai pourtant pas flambé hier, à peine deux gars qui ont joué avec moi au chat et à la souris - dont un que je me suis ennuyé à masturber sans retour - pour me laisser repartir la queue entre les jambes. Dans ce bain Rudás que j'affectionne tant, par sa beauté et la majesté de ses voûtes, je continue sans doute à y poursuivre la même silhouette, fine, glabre, mate, le même regard noisette un peu désolé, les mêmes mouvements hésitants que j'y trouvais il y a déjà deux ans et demi, et qui toujours m'hypnotisent...

Mais dans le métro ensuite, j'ai été cerné par les regards de jeunes hommes qui venaient tous se perdre dans le mien. Pour être sûr que ce n'était pas à cause de ma chapska en polaire de l'équipe de France olympique à Salt Lake City, je l'ôtais. D'autres regards me pourchassaient encore.

Je te dis que Budapest me rajeunit.