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05 août 2012

Budapest, une, trentième !

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Et oui, j'y suis à nouveau ! Quant on aime, hein...

Ma retraite paisible. Je n'avais plus fait le voyage en voiture depuis 2003. Avec apparition de l'aviation low cost, c'est devenu une fantaisie coûteuse et inutile. Fatigante, de surcroît, comme cela vient de se rappeler à mon bon souvenir. Malgré une étape nocturne près de Reggensburg, en Allemagne, et une halte déjeunatoire chez des amis d'Igor à Vienne.

Seulement voilà, j'enchaînerai ce séjour à Budapest avec une petite semaine au festival de Salzburg, la classe, non ? D'où la voiture. Que je me suis juré de ne pas utiliser de tout mon séjour hongrois.

D'ici, c'est assez dur de suivre les JO. Dommage, je m'étais pris de passion. Les retransmissions de France-télévision par Internet sont bridées pour l'étranger - question de droits télé - et dans notre petit appartement en ville, nous recevons uniquement les chaînes hertziennes, avec une antenne d'intérieur. Tu te rappelles l'époque des retransmissions enneigées à l'image sautillante ? Eh ben voilà ! En plus, on n'accède qu'aux compétitions où participent des Hongrois ! On ne va pas le leur reprocher, hein, quand on voit le traitement des jeux par les chaînes françaises, mais bon, difficile d'y trouver mon compte. Alors il reste France-Info. Par Internet, ça marche du tonnerre de Dieu. Sauf qu'il n'y a pas l'image, pardi !, et que pour entendre les directs de temps en temps, il faut se fader dix fois dans la journée, les mêmes chroniques et faire son deuil de la trêve des actualités. Triste Syrie...

Autrement, je vais nager, évidemment, mon principal loisir, ici comme ailleurs.

Tiens, tu sais quoi ? J'ai fait 28 kilomètres en juillet. Le site communautaire nageurs.com, qui m'abreuve chaque semaine de mes statistiques à jour, me précise même qu'avec 10 piscines différentes fréquentées dans le mois, je me classe 3ème sur les 550 nageurs de juillet référencés. Je te rassure, en nombre de séances (17 pour moi), je ne suis que 37è, et 75è en ce qui concerne la distance parcourue...

C'est vrai que j'ai éclusé, cet été. Fuyant Paris aux couloirs encombrés, j'ai expérimenté des bassins de la grande banlieue, souvent assez chers d'ailleurs pour les non-résidents. Et puis je me suis offert des pauses aquatiques dans chaque ville où j'ai fait festival : Aix, Chalon, Amiens, Foix... J'ai même fait le "Voyage à Nantes", tout récemment, pour visiter les installations géantes de l'Estuaire 2012, et j'y ai aussi découvert une très belle piscine, à deux pas de l'hôtel où j'étais descendu.

Budapest, donc. Arrivé avant-hier, j'ai commencé hier par Palatinus, histoire de prendre la température budapest,vacances,palatinus,JO,Jeux Olympiques,Londres 2012(qui est élevée, d'ailleurs : la canicule est annoncée pour demain). Il y avait la foule des grands jours, normal pour un samedi, le bassin de 40 mètres restait toutefois largement nageable, le coin naturiste faisait terrasse comble. Seul changement, les douches ont été réaménagées, les céramiques refaites à neuf, et les box troqués pour des cabines... avec des portes ! Ah, pudeur, quand tu nous tiens ! Ça change l'atmosphère. Heureusement certaines cabines ont été laissées ouvertes, énigme, et j'ai pu observer qu'on continuait à y rôder l’œil coquin...

Ce matin, ce sera la piscine sportive Császár-Komjádi, pas de temps à perdre en batifolage, puis un déjeuner dans la belle famille. On y aura je crois de la haute-def pour les Jeux !!

31 janvier 2009

cache-nez et col-roulé

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Il faudrait que tu puisses la voir, ma tenue de ski. Elle est hyper classe. Pas dans le genre frime, non. Mais dans le style pro. Bleu roi, aux couleurs de l'équipe de France, des anneaux olympiques brodés en médaillon surmontés de la mention salt-lake city 2002, les trois bandes de l'équipementier officiel de la délégation française. Et puis, il y a toute la panoplie : pantalon, salopette, pull, gilet en polaire, col roulé, bonnet, gants, par-dessus, baskets... et même le grand sac de voyage à mon nom pour transporter l'attirail.

Et c'est tout neuf. A l'exception du blouson et des gants, rien n'a servi. Jamais. Car je n'ai plus skié depuis quinze ans : Igor ne sait pas, il n'aime pas le froid, alors la montagne l'hiver, ça ne fait pas partie de nos destinations.

C'est donc dans mes placards, comme un avatar de l'époque où je travaillais au ministère des sports. Par un concours de circonstances, je m'étais retrouvé aggrégé à la délégation officielle des Jeux d'hiver 2002 - ce qui m'avais permis de rencontrer le président du CIO, Jacques Rogge, alors tout nouveau dans ses fonctions, nous avions parlé agence mondiale anti-dopage, et participation de femmes d'Afghanistan pour ll_b43659e7ea2315e72dd0672747e5fb59.jpges Jeux d'été suivants à Athènes, et de me retrouver un soir à table au village olympique en compagnie du magnifique Gwendal PEIZERAT (photographié ici par Jean Paul Lubliner) avant qu'il ne remporte sa médaille d'or sur glace avec Marina Anissina. Les magouilles dans le patinage nous avaient bien occupés, alors.

Et donc demain, tout cet équipement va enfin prendre l'air, le grand frais. A Val d'Isère, tout près de grands champions qui feront leurs championnats du monde. C'est mon copain, mon frère du Nord, qui en avait fait le serment, il y a près d'un an : m'inviter à aller avec lui au ski dans l'hiver 2009. Il a tenu parole. On y sera avec une bande de potes à lui, un grand cru de machos, à ce qu'il parait, mais peu importe.

Déjà, en écrivant ces lignes avant de sauter dans le train, et de t'abandonner à ces pages - pour de vrai cette fois, je crois - pendant près de cinq jours, les images de paysages enneigés dans la tête me font oublier les tourments du boulot, et allègent ceux de mon cœur. Je sais que la montagne fait tout oublier. Je l'ai souvent éprouvée cette sensation, et là, je m'en enivre déjà.

En attendant, fais attention à toi. Et promis, si malgré tout ce que j'aurais à faire sur mes planches, j'en dépucelle un de la bande au détour d'une partie de Scrabble, je te raconterais.

01 septembre 2008

en septembre, à tous les charmes laisse-toi prendre...

 

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Le décathlon tient une place à part. Il dépasse les autres disciplines de l'athlétisme parce qu'il les rassemble toutes. Héritier des travaux d'Hercule, il se déroule pourtant dans l'indifférence générale d'un stade tendu vers les seules stars du moment, et des médias qui ne savent traiter que du brillant et de l'éphémère.  On ne brille pas au décathlon comme sur une finale du 100m. On souffre simplement. Le javelot lancé, il faut se reconcentrer sur le saut en hauteur. Tu dois non seulement être complet, mais solide, te remobiliser, ne jamais exulter, ne jamais t'abattre, deux jours durant tenir tête, d'abord à toi même. Et ce n'est jamais le rêve de gloire qui peut te porter, mais juste des défis que tu te donnes parce que tu as quelque chose à te prouver. Rien d'étonnant à ce qu'il faille des Romains couillus pour y porter le fer...

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Romain Barras est le talentueux représentant français dans cette épreuve antique. Il a fini à la cinquième place à Pékin, battant neuf records personnels sur dix épreuves, alors qu'il n'osait même pas former le rêve de se retrouver dans les 8 ou 12 premiers.

Donc puisqu'il s'est gentiment proposé de se mettre à nu pour nous ouvrir le mois de septembre, répondant à l'initiative des étudiants contre le Sida, ç'aurait été dommage de ne pas lui rendre la monnaie de sa pièce.

Tu pourras découvrir ici une photo choisie au hasard parmi celles de son site, et là l'interview qu'il donna au site gay à cause des garçons, où il se dit heureux de se voir flatté par les sites gays, où il raconte aussi comment il s'est débattu en vain, au risque de se détruire, dans un terrible chagrin d'amour, il y a deux ans de cela, allant jusqu'à lancer un appel désespéré en live à la télé, depuis le stade, au cours des championnats d'Europe d'athlétisme...

Bravo l'athlète !

24 août 2008

le préféré de mes chouchous

 

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J'aime beaucoup de choses dans le sport, à commencer pas ses valeurs éducatives et certaines vertus sociales, bien malmenées, il faut le dire, par l'emprise de l'argent et du marketting.

Les Jeux Olympiques lui offrent une tribune d'exception tous les quatre ans, et l'air de rien, hors mis l'omniprésence des écrans publicitaires à la télévision, l'absence de sponsors visibles dans les arènes sportives dénote d'avec toutes les autres compétitions. Pour l'instant, cette digue-là tient. Jusqu'à quand ?

L'autre chose que j'aime bien, c'est qu'on y voit de beaux athlètes. Beaux par le physique, bien-sûr, parce que leur corps est musculeux et, selon leur discipline, équilibré et harmonieux. Mais beaux aussi de leurs doutes, ou leurs esquives.

tomita05.jpgJ'ai un petit préféré cette année. Qu'on a peu vu parce qu'il n'a pas décroché de médaille, contrairement à Athènes : c'est le gymnaste japonais Hiroyuki Tomita, qui a des inflexions, des relâchements, et des perplexités au bord du tapis qui le rendent touchant.

19 août 2008

la moitié du ciel

 

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A ce jour, et probablement jusqu'à la fin des Jeux, la Chine est le pays qui conquiert le plus grand nombre de titres olympiques. Et 60 % des médailles qu'elle a acquises jusque-là l'ont été par des femmes. Quel beau symbole dans le pays de l'enfant unique, où les familles redoutent la naissance d'une fille, mais où Mao disait des femmes qu'elles pouvaient soutenir la moitié du ciel.

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(et là, c'est pas du japonais, c'est du chinois. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit...)

La France est à l'inverse : sur 29 médailles obtenues ce jour, 32 si l'on tient compte des trois dores et déjà acquises par nos boxeurs, seules trois se vivent au féminin. Et les 4 médailles d'or sont toutes masculines. Sur la piste d'athlétisme, les Aron, Pérec, Barber ont laissé place aux Doucouré, Baala, Mekhissi. Dans le grand bassin, Manaudou et Métella ont laissé la leur à Bernard, Leveaux et Duboscq. Sur le tapis de gymnastique, le sourire d'Emilie le Pennec s'est éclipsé derrière celui, non moins radieux, de Thomas Bouhail ou de Benoît Caranobe. A Sydney surtout, puis encore à Athènes, l'olympisme français se conjugait au féminin. Il se compresse désormais au masculin.

Il n'y a pas de secret, pour promouvoir le sport féminin, il faut une politique. Il y faut de la volonté. Les médias et l'argent, pour ne pas dire la nature humaine, privilégient en toute circonstance le sport au masculin parce qu'il est symbole de force et de performances. La discrimination est partout : l'exposition médiatique, le montant des primes et des salaires, la part de gloire... C'est comme pour la parité en politique, ça ne se contrebalance pas de soi même. Il y faut une politique. Avec Jean-François Lamour, et maintenant avec Bernard Laporte, ce dossier est à l'abandon, et on en récolte les résultats ravageurs.

Je suis à peu près sûr que les filles n'ont pas encore dit leur dernier mot. Mais en attendant, j'ai envie de rendre hommage aux trois Françaises du tir à l'arc, qui ont ouvert le compteur à médailles au deuxième jour des Jeux (Virginie Arnold, Sophie Dodemont et Bérengère Schuh), et aux deux judokates Lucie Décosse et Stéphanie Possamai, respectivement en argent et en bronze. L'avenir leur appartient.