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09 septembre 2009

interdit de piscine !

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C'est comme ça, il faut le savoir : il n'y a pas eu de décret municipal. Il n'y a pas eu de loi. Il n'y a pas eu non plus à ma connaissance de résolution des nations unies ou de convention internationale. Pourtant, durant les quinze premiers jours de septembre, tu n'as pas le droit de nager. Point. C'est comme ça. Et qu'on ne t'y prenne pas à essayer : tu serais fusillé !

Vidange technique, ils appellent ça. Il y a même des règlements qui ont institué qu'il en fallait deux par an. Quelle que soit la qualité de l'eau et des installations. Deux fois par an, il faut tout vider, et tout remplir. Et la DDASS elle est contente. Et le directeur des sports, si jamais un jour un enfant boit la tasse et se retrouve malade, eh bien il aura fait comme on lui a dit, ce ne sera pas sa faute, regarde comme il est joli, son joli parapluie.

Il ne doit plus y avoir guère personne qui se souvienne pourquoi ça a été décidé, par qui, et depuis quand ça se pratique. C'est comme le règlement qui impose le port du bonnet de bain à ceux qui pratiquent le naturisme lors des nocturnes de Roger Le Gall. C'est comme ça. Point.

Donc en septembre, après la saison estivale, et avant que les classes d'EPS ne commencent leur défilé, les piscines ferment.

Roger Le Gall : fermée. L'avantage avec Roger Le Gall, c'est que comme je la fréquente beaucoup, je savais, ça m'a évité de me casser le nez. Mais ne vous inquiétez pas, vous n'aurez qu'à aller à Georges Hernant. Vous verrez, elle est presque pareille, et elle restera ouverte, c'est promis.

Pour comprendre ce billet, il faut que tu t'imagines ce qu'est un désir de nage frustré. Un besoin d'eau rentré. C'est pire que l'étiquette un peu rèche d'un polo neuf qui te gratte dans le cou, pire qu'une mouche qui s'est enfermée avec toi dans ta voiture. C'est probablement pire qu'une ampoule qui te vient en plein milieu d'une randonnée. C'est un comprimpé de mauvaise humeur pour toute la soirée, une nuit foutue en l'air, si ce n'est toute une semaine.

On ne frustre pas une envie de nager, c'est malsain.piscine_vide.jpg

Donc hier, alors que j'avais un rencart sur le coup de 19h dans le nord de Paris, et une fenêtre étroite pour nager : un coup de fil préventif à Georges Vallerey, porte des lilas, fermée pour vidange. Ma précaution avait été utile. Je pousse donc en confiance jusqu'à Georges Hernant, porte de Pantin, celle dont on m'avait promis juré-craché qu'elle resterait ouverte : fermée ! En raison des travaux d'assainissement sur la voirie en face. J'hallucinais. Et avec mon petit ticket d'horodateur acheté pour une heure quinze de stationnement, j'avais l'air d'un con ! Je m'essaye à Pailleron, juste à côté. Le temps filait, la fenêtre se resserrait, et si je ne trouvais pas une solution, c'en serait fait de mon apéro avec mes potes... Las - ou évidemment ! - fermée aussi, pour la même période.

Et tous les ans, c'est le même chose. Je le sais pourtant, que c'est interdit de nager, je le sais. Mais rien à faire, je me fracasse chaque fin d'été sur cette règle non écrite, sur cette stupide incapacité à gérer des équipements sportifs à l'échelle d'une toute petite ville comme Paris, en tenant juste un tout petit peu compte de la diversité des usages et des pratiques.

C'est vrai que les nageurs amateurs pèsent sans doute moins dans le grand pool électoral, que des parents d'élèves déjà bien remontés sur le sujet de la grippe A...