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20 décembre 2008

Nelson Mandela (1) musicien de la vie

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Il est grand, belle carrure. Le cheveu est court, frisé, plus tout à fait poivre et sel. Il porte une ample chemise tunique à motifs. Il s'avance d'un pas sûr. La voix, rugueuse, pas éraillée, non, mais un peu assourdie, exprime de la sagesse. Le visage est rond, de loin, on en devine les rides, mais surtout la générosité du sourire, et l'étincellance de l'oeil.

L'homme qui occupe la scène des Folies Bergères, ce mardi soir, ne peut t'évoquer que Nelson Mandela.

Et ce qu'il raconte, c'est la musique de son pays à travers l'histoire de l'Afrique-du-Sud.

Les musiques premières des tribus zoulous, celles des rites nuptiaux, des départs à la chasse, leur confrontation avec les musiques d'autres tribus, puis les prémisses du brassage urbain, la rencontre avec les instruments des blancs, les cabarets clandestins au coeur des township, les chants de la résistance aussi, le Gospel au service du combat anti-apartheid, la musique d'une conscience africaine universelle, et puis à la fin du XXème siècle, une pop-music moderne, emprunte de son temps, qui traverse les frontières pour porter la voix du peuple sud-africain, Myriam Makeba, dont le timbre vient de s'éteindre début novembre, et Johnny Clegg, le zoulou blanc. C'est l'époque de Wembley et des grands concerts de solidarité pour la libération de Mandela après 27 ans de détention politique.

La soirée était offerte par Damien Guinet, le 9 décembre dernier, à l'occasion des 4 ans de Blog-it. Blog-it, c'est un petit widget (c'est comme ça que ça se dit, non ?), mon petit encadré bleu, l'Entre deux eaux Express, en haut à gauche, un outil pour faire vivre le blog autrement. Installé chez moi depuis le premier jour. Et puis le Dit autrement, en colonne, où il m'arrive de t'offrir des vidéos.

UMOJA_gumboot_low_res.jpgUne soirée enlevée, avec danse, tambours, couleurs, rythme, une débauche de folklore à certains moments, d'insuffisantes évocations du combat anti-apartheid à mon goût, mais au total une belle rétrospective, de magnifiques performances et une excellente soirée, dans une salle mythique. Le spectacle s'appelle Umoja (Ensemble, en zoulou), et il se joue jusqu'au 4 janvier (réservations là).

C'était un peu ma troisième rencontre avec Nelson Mandela.

(la suite)