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19 janvier 2013

madjnûn WajDi

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Puisqu'on en est aux statistiques, celles de nageurs.com viennent de tomber pour 2012. nageurs.com, c'est une communauté, un réseau social. Une amie, qui s'est mariée cet été, me l'a fait connaître en début d'année. Je m'y suis inscrit, j'en parlais là, et mes statistiques sont tenues à jour, semaine après semaine, mois après mois. Il y a une part de futilité narcissique, dans le suivi régulier de la performance. Mais la nage n'est pas la boxe. S'il y a combat, ce n'est que contre soi-même. Dans un couloir, une rivalité occasionnelle peut s'instaurer, et elle stimule, mais pour l'essentiel, les choses se jouent avec soi-même. C'est cogner dans un sac. Décider d'y aller, alors que le froid pique dehors. S'encombrer des opérations d'habillage et de déshabillage, dans des vestiaires trop ventilés ou trop étuvés. Se lancer dans le grand bain le corps fébrile, mal réveillé, la digestion inachevée, le dos endolori, les articulations engourdies - les prétextes au renoncement ne manquent jamais. Puis s'astreindre à un rythme, à une distance, à un comptage. La piscine, on est toujours plus content de l'avoir fait que d'avoir à le faire. Même si une séance a toujours ses instants de grâce, de glisse, d'harmonie, et quelques fois à l'heure de la douche, de virilité partagée.

Nous avons donc été 1.809 nageurs à barboter en 2012, pour un total de 87.361 kilomètres parcourus. Avec 226 km, je me retrouve 95è de la communauté, loin derrière Grosse baleine, qui a inscrit 3.714 km a son compteur personnel, mais tout de même dans les 6% les plus endurants. Avec 137 sorties piscines en 2012, je fais mieux en nombre de séances, puisque je me classe 50è. Mais c'est dans le vagabondage aquatique que j'explose les statistiques. J'ai éprouvé l'eau de 25 bassins différents au cours de l'année passée, profitant de missions professionnelles, de week-ends et des vacances pour découvrir de nouvelles installations nautiques, en France et en Europe. Me voilà, sur ce terrain, 14è de la communauté. Pour une année d'entrée en piste, je ne m'en sors pas si mal.

Samedi dernier, feekabossee était à Paris pour les 40 ans d'un ami à elle. Elle m'a piégé dans une après-midi shopping, que mes collègues ensuite n'ont pas manqué de remarquer... Puis j'étais, moi, à une autre fête, des cinquante ans d'un blogopote, celle-là, qui a vu se recomposer un cercle rare, un tout petit cercle, celui par lequel je suis un jour entré dans la blogosphère. WajDi était là, et Yo, et Fiso et... Zarxas, celui qui s'était laissé fasciner, tant par WajDi, son charisme rayonnant que par la force de l'amitié en train de naître entre nous, et dont, à cause de la distance, il était resté à l'écart, quoi que dans la toute proche périphérie.

Ce regroupement, rêvé depuis déjà cinq ans, fantasmé à perdre haleine, se réalisait à l'occasion de cette petite cérémonie intime dont Fiso avait pris les rênes. C'était touchant de nous voir, tous, de nous toucher, de nous sourire, de nous remémorer cette aventure, aussi intense que virtuelle, aussi réelle qu'improbable, quasi-maçonnique dans ses codes. Entre mythomanie et mythologie, entre amour et amitié, impudence et imprudence, nous étions tous un peu - y compris son créateur - Madjnûn WajDi, fous de WajDi, l'homme blessé mais droit, offrant son corps à distance, dévoilant à petites doses son cœur tendre et ses attentes déçues. Enfermé mais libre.

Encore une fois, on a bien ri de ce défi qu'il m'avait lancé un jour par Messenger : faire le 100m crawl en 1'21'', comme lui. La course effrénée derrière ce record me valut plusieurs fois des tendinites à l'épaule, mais je ne m'en suis jamais approché qu'à dix secondes environ, avant de découvrir la supercherie.

arton2663.jpgComme en écho à ces souvenirs et au personnage touchant de WajDi, Daniel Mermet a consacré cette semaine des émissions à Lionel Cardon. Détenu pour un triple meurtre, ex-ennemi public n°1, plusieurs fois évadé, il raconte aujoud'hui comment, une fois passés l'isolement et les quartiers de haute sécurité, il a reconstruit des repères dans la pratique de la boxe, jusqu'à prétendre devenir entraîneur et acteur de l'insertion. Sujet sensible, plein d'humanité parce que n'éludant pas ce que l'humanité a toujours de complexe.

Cette année, je nagerai 250 kilomètres.

10 octobre 2011

quand je prends la queue en main

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C'est au petit matin que j'aime le mieux les queues. Je m'étais bien habitué, depuis deux ans, à mes aurores de la Bastille. Ma queue préférée. Nous commencions doucement, elle et moi, puis elle gonflait au fil du temps, réservant à chaque étape de nouveaux jeux. Parfois, elle battait froid, d'autres fois elle restait riquiqui jusqu'à la fin de la nuit. D'autres encore, elle atteignait des sommets dès la veille au soir. Mais, changement des règles... Les ruptures font parti de la vie, j'ai été triste de l'abandonner. Aujourd'hui, mes rendez-vous de Bastille me coûtent beaucoup plus cher, et il m'arrive de m'y ennuyer.


Alors je vais parfois draguer ailleurs. Je passe beaucoup par Internet. D'ailleurs, avec un peu d'organisation, et en sachant bien ce qu'on cherche, on y trouve encore des plans à 10 euros.

Mais bon, l'appel de l'aventure, l'adrénaline, le manque... tu connais. J'ai replongé et suis allé traîner à l'aube, vendredi, du côté du Châtelet. Au début, j'étais presque seul. Un autre gars, arrivé le premier, cinquantenaire mais apparemment inexpérimenté, semblait partagé entre réserve et excitation. Les queues, il n'en avait apparemment pas connues beaucoup. Il était du genre à attendre de voir ce qui se passe. A tromper sa gêne dans d'inutiles bavardages. Une troisième personne est arrivée, il était déjà 7h30, puis une quatrième, allemande, avec qui nous avons échangé quelques banalités sur Berlin et l'immobilier. Le cinquième gars qui arrivait était exactement mon type : jeune, œil rieur, décontracté, cheveux longs ondulés, tabac à rouler, un léger accent du sud...

J'ai désormais suffisamment d'expérience dans ce domaine pour savoir que les queues, il faut les prendre en main avant qu'il n'y ait foule, sinon elles partent en quenouille.

J'ai donc sollicité mes compagnons d'errance, ai récupéré des feuilles de papier, que j'ai soigneusement pliées et déchirées en petits coupons, et un stylo pour y inscrire "Lulu", suivi d'un numéro. De 1 à 32.

théâtre,lulu,théâtre de la ville,kurt weil,bertolt brecht,robert wilson,berliner ensemble,fisoCar nous ne fûmes, finalement, pas si nombreux. La guichetière du Théâtre de la Ville s'était évertuée ces derniers jours à décourager par téléphone tous les amateurs de ce spectacle attendu dirigé par Robert Wilson, qui fera venir à Paris la compagnie mythique du Berliner Ensemble, fondée par Bertolt Brecht. Même les abonnés n'avaient pas tous pu avoir de billet, c'est vous dire, ce serait la cohue, il faudrait venir avant six heures du matin, n'y comptez même pas mon brave monsieur... Apparemment, son sketch, répété à l'envie si j'en crois chacun des passionnés rencontrés ce matin-là, avait réussi, car il n'y eut ni foule ni émeute.

Dotée de ses numéros d'ordre, la queue est devenue une petite masse vivante et conviviale, d'où chacun pouvait s'échapper quelques instants pour un café ou une course. L'ambiance de Bastille avait rené. Mon cinquième gars du petit matin s'est avéré être décorateur aux ateliers de l'Opéra national de Paris. Il parlait des processus de fabrication et c'était passionnant. Ayant pu voir en avant première certains des spectacles actuellement à l'affiche, Tännhauser et Faust, il m'en a donné grande envie.
Et j'ai obtenu les deux places auxquelles j'avais droit.

(Pour ceux qui veulent s'y essayer, il y a mise en vente de l'ultime contingent de places vendredi prochain, le 14, et là, il est probable qu'il faudra encore se lever tôt et prendre son mal en patience. Prépare tes coupons !).

Quelques minutes plus tard, j'allais nager à Roger Le Gall - oh, juste quelques longueurs en dos pour me remettre en forme, et dans le vestiaire je pris une autre queue en main. Les yeux dans les yeux, celle-ci. Et je pris une main par la queue. Lui arrivait pour commencer sa séance, j'avais moi un rendez-vous professionnel à honorer, un sourire et un clin d’œil suffirent à nous dire au-revoir...

Poursuivi par les queues, décidément, un gros bouquin dédié surgissait dans la même soirée, au titre sans équivoque - "Big bites 3D" -  sous la forme d'un cadeau de ses amis espiègles à ma copine Fiso, qui fêtait ses vingt ou trente balais j'ai oublié, dans un café de la rue Richelieu. Des beaux spécimens, assurément, qui n'attendaient que des mains pour... Sauf que le copain espiègle en question racontait à l’intéressée que, question astiquage, il s'en était occupé avant de venir, on attendait donc de comprendre de quoi il en retournerait.

Tiens, pour les amateurs de Brecht et de Kurt Weil, je suis donc allé voir L'Opéra de Quat'sous à théâtre,lulu,théâtre de la ville,kurt weil,bertolt brecht,robert wilson,berliner ensemble,fisoSartrouville samedi. Ça valait largement le déplacement, belle mise en scène, étonnante symbiose entre les acteurs-chanteurs et les musiciens. A "l'homme est un loup pour l'homme", Brecht ajoute : "mais il oublie souvent qu'en fin de compte, il est un homme". Et moi : "doté d'une queue, pour le meilleur et pour le pire".

29 avril 2011

Juliette, et autres poupées

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Figure-toi que pendant que mes deux blogo-copines n'en finissent pas d'arpenter le sol irlandais - déjà deux semaines que ça dure - ma blogo-fée préférée quitte sa colline et s'apprête à venir jouer la Juliette dans mon giron. Et en musique, s'il-te-plaît, puisque l'énergumène l'emmènera pour l'occasion à l'Opéra-Bastille voir et entendre le pas de deux d'un Roméo emmené par Noureev pour la dernière du ballet magique de Prokofiev. Il a le filon, le laron !

Ma Berline a été nettoyée de long en large, et j'espère bien que, même si nous rentrons après minuit, elle ne retournera pas citrouille avant les noces !

Ah, ben pas de risque : ma Cendrillon est quand-même bien trempée, ses noces, elle se les offre la veille. Un petit écart bien négocié dans les bras du prince charmant, avant de rejoindre, normalement rallumée, son Montaigu à l'heure du p'tit dèj !

Tiens, faut que je nous trouve une adresse sympa, pour le p'tit dèj, d'ailleurs. C'est noté.

Tout ceci pour te dire que, poupées russes à part, c'est pas des matriochka, mes copines. Elles dépotent ! Et moi je m'en délecte.

Si c'est pas de la littérature, ça !

22 décembre 2009

mieux vaut être jeune et pompier que flic et aigri

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J'ai eu hier un petit accrochage en voiture. Oh, rien de bien grave. Vers 18h30, sur un grand boulevard parisien : il faisait nuit, la chaussée était mouillée, il tombait une petite bruine glacée. J'étais sur la file de gauche, m'apprêtant à tourner à gauche, clignotant enclenché. J'avançais au pas, laissant se tarir le flux des voitures venant de face avant de m'engager. Mais la dernière voiture passée, un scooter se croyant plus malin que les autres a entrepris de me dépasser sur ma gauche, roulant allègrement sur la ligne blanche. Lorsque j'ai amorcé mon tournant, il m'a percuté et est tombé.

J'ai ravalé ma colère initiale pour me préoccuper d'abord de son état de santé. Il s'est tout de suite relevé, mais il était un peu éraflé au tibia avec un bel hématome, la main endolorie, et avait une petite pointe douloureuse dans le bas du dos. J'ai préféré appeler les pompiers - réputation non usurpée, soit dit en passant...

Dans ces cas-là (dommage corporel avec intervention des secours), il n'y a pas de constat à l'amiable, c'est la police qui établit un compte-rendu d'accident. Arrivés à quatre dans une Peugeot aux couleurs de la Police nationale, un bon quart d'heure après les pompiers, l'un s'est Bike-crash-sym-mio-100.jpgenquis de la victime, de son état de santé, de son identité et de sa version des faits. Un autre s'est occupé de moi, a vérifié mes papiers, m'a fait remplir une déclaration, un troisième m'a invité à souffler dans le ballon, et a noté les dommages visibles sur ma voiture (pas grand chose, au vrai). Le quatrième, le chef de brigade apparemment, était soucieux du lieu de l’impact. Il me fit venir plusieurs fois au milieu de la route pour que je lui décrive l'accident, ma position sur la chaussée, celle du scooter, juste avant l'accrochage, juste après, j'essayais d'être aussi précis que possible, mais lui n'était obnubilé que par une chose : de quelle côté de la ligne le choc avait-il eu lieu ?

Je comprenais que cette question avait à voir avec des problèmes de responsabilité et d'assurance, il n'était donc pas étonnant que le scooter ait déclaré avoir été à droite de la ligne, tandis que j'insistais pour dire qu'il était à gauche. Notre brigadier en chef n'était pas du tout content de cette situation, je le voyais ennuyé.

En fait - je l'ai compris après un moment - il aurait simplement voulu que les choses se soient passées à droite de la ligne. Pas par crédulité à l'égard de la version du scooter, pas pour m'affliger non plus. Mais parce que ce boulevard, dont je tairais le nom par respect pour les gardiens de la paix, a la particularité de constituer une limite entre deux arrondissement - dont je tairais de la même manière les numéros. Et de la position du point d'impact dépendait le commissariat qui aurait à gérer le dossier.

Mon brigadier de l'arrondissement à deux chiffres a finalement décidé que l'accident concernait en fait ses collègues de l'arrondissement à un chiffre. Il ne fallait pas que je parte, car selon la décision qui serait prise, on m'indiquerait dans quel commissariat me rendre le lendemain (aujourd'hui, donc) pour retirer le rapport de police à remettre à mon assurance... Il les a appelés, et nous les avons attendus. Vingt bonnes minutes s'étaient écoulées, ils n'arrivaient pas, mon brigadier s'impatientait, je lui dis "à ce stade, ça ressemble à de la mauvaise volonté, non ?". "Je n'ai jamais dit ça", me répondit-il d'un ton sec qui signifiait qu'il n'en pensait pas moins.

Les pompiers étaient déjà repartis depuis longtemps, avec leur bonne bouille affriolante. Fiso, avec qui j'avais rencart pour un petit dîner de retrouvailles m'avait déjà rejoint, transie de froid, et était allée se réchauffer dans ma voiture. Je lui avait glissé dans la poche ma carte-clé "main libre" de Renault pour quelle puisse y rentrer en tirant simplement sur la poignée - pratique, ce gadget ! Les collègues de l'arrondissement à un chiffre finirent par arriver.

Ils étaient cinq. Ils se saluèrent cordialement les uns les autres, se parlèrent. Certains me demandèrent de raconter à nouveau ce qui s'était passé, me recommandèrent de rester sur le trottoir, pour ma sécurité, d'autres s'attroupaient au milieu de la route, à l'endroit supposé de l'impact, ils s'animaient, puis je compris qu'une tension était en train de naître entre eux. Les plus subalternes de la brigades de l'arrondissement à un chiffre me dirent que "c'était toujours comme ça avec eux, ils voulaient toujours leur refourguer les dossiers". J'allais voir Fiso pour m'assurer que tout allait bien, quand on entendit le ton monter entre les deux chefs de brigade. Pour un peu, ils se seraient pris par le collier.

A neuf policiers, perturbant la circulation à une heure de pointe, au milieu d'un boulevard embrumé par la bruine, ils n'en finissaient pas de décider si c'était la zone de circulation initiale des véhicules, ou la zone de la chute du cyclo qui devait déterminer l'arrondissement d'affectation. Normalement, c'était le point d'impact qui comptait, mais là, il était exactement sur la ligne...

J'ai passé une heure et demi dans cette pluie glacée à finalement attendre que l'un des chefs de brigade cède.

Finalement, c'est dans le commissariat de l'arrondissement à deux chiffres que je dois me rendre. Ca tombe bien, c'est près de là que j'ai une réunion cet après-midi... Puis on a pu aller dîner avec Fiso. Et je devais bien être un peu perturbé par cette histoire, parce que ça a donné lieu à une autre anecdote. Ce sera pour demain.

Quand reclus sur le trottoir je m'étonnais auprès des plus jeunes policiers de cet étonnant esprit de collaboration, ils me dirent : "vous n'avez rien vu, rien entendu, évidemment". J'ai promis de n'en parler à personne.

09 août 2009

le temps des caprices

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Gicerilla : "Dites donc, je rêve. Il suffit de demander pour voir son voeu exaucé. Alors moi, la Boug', je rêve de découvrir, étendu lascivement sur mon lit, un beau mec glabre et musclé, intelligent et sensible de surcroit, vêtu d'une peau de bête et qui me dirait "I love you Gicerilla !"... Z'avez ça avec Oh!91 en magasin ?"

(commentaire publié , sur le blog de Bougrenette, toute honte bue, le 3 août dernier)

Eh bien oui, Gicerilla, nous avons ça. Et ça se trouve ici. Résultat d'une coopération sans faille avec "la Boug'" !

Je prends même l'initiative, pour l'occasion, d'ouvrir dans ces colonnes une Boîte à caprices ouverte à toutes et à tous. Parce que après tout, il n'y a pas de raison...

03 janvier 2009

Budapest pas à pas

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Ce qui est bien, quand tu emmènes tes amis en voyages, c'est que pour les récits de vacances, ils peuvent s'accomplir à ta place. Bon, Yo, pas trop, il préfère faire sa vie sur Facebook plutôt que sur les blogs, alors question récits, ça ne donne pas grand chose. Mais les photos ci-dessous, c'est à lui qu'on les doit, tout de même. Mon Igor ? Trop flemmard et trop sollicité, par sa famille, ses amis, quelques soirées de danse et des torses poilus...

Non, celle qui a vraiment assuré le coup, c'est Fiso. Elle nous a fait un vrai album souvenir. Si fidèle, si précis, qui donne tellement envie, que le mieux est que je t'y renvoie direct, des fois que tu n'y serais pas déjà passé :

DSC08482.JPGPour la mise en bouche panoramique, en commençant par le quartier du château et un bon bain en plein air au Széchényi, c'est ici.

Pour une vision resserrée des bains thermaux, grande spécialité hongroise, c'est là.DSC08513.JPG

En particulier les bains turcs, au cachet si unique. Où l'on découvre que les bains ne sont pas les seuls dans l'histoire : les danses aussi peuvent être turques.

Pour une approche plus anthropologique, elle te parle ici du rapport un peu compliqué des Hongrois à l'hygiène et à la santé, et là d'une petite après-midi familiale.

DSC08585.JPGEt puis elle n'a pas oublié la sortie au village serbe d'artistes, au charme si particulier : Szentendre. Ni la première journée de l'année, toute en teintes feutrées, à cause d'un délicat manteau de neige.

Et si tout le monde n'a pas compris que tout là-bas commence dans les bains et finit au resto...

Bon, moi demain, je vais te parler de Zsolt, ce petit piment de la nuit de la Saint-Sylvestre, dont la journée avait commencé au marché puis s'était déroulée comme ça.

30 novembre 2008

le rideau s'est levé sur le Dame de Canton

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Samedi soir, c'était Reggae Roots avec Funde. Je te laisse aller découvrir chez Fiso le compte rendu de cette soirée cool et de qualité, et son cadre, l'ex-Guinguette pirate devenue la Dame de Canton, ainsi que la façon, un poil édulcorée sous sa plume, dont elle s'est laissée outrageusement draguer par un magnifique sportif professionnel, dont j'aurais moi-même volontiers fait mon dessert...

Moi, j'en resterai à des choses plus sentimentales, comme d'hab'. Par exemple à ce sourire généreux de Reivax - le trompettiste-arrangeur de la troupe - qui exprime sous une demi tonne de dreadlocks une insondable gentillesse, et qui m'avait invité. Je me souviens quand en janvier dernier, peu de temps après la mort de sa mère, je l'avais entendu chanter puisque la vie est éphémère. Son oeil ne s'était pas départi d'une petite lumière, et j'avais fixé cette étoile sans pouvoir m'en dégager. Où a-t-il donc chipé cette force de bonheur ?

Soit dit en passant, ce groupe a acquis une vraie maturité, ils s'autorisent de belles divagations, et l'ensemble reste charpenté. Xav et son cuivre n'y sont pas pour rien. Avec eux, on vibre, et ils aiment ça.

J'ai aussi eu ce message, après avoir garé la voiture au sous-sol de la Grande bibliothèque : "le rideau se lève". Il avait donc pensé à moi. A l'heure des premières mesures, au moment de rassembler toute sa concentration sur son jeu, il eut cette incroyable délicatesse de m'envoyer une pensée d'Outre-Manche. Comme s'il avait eu dans sa poche ou autour de son cou le pendentif que j'avais rêvé lui confier en guise de porte-bonheur.

J'ai eu droit au cours de la soirée à quelques oeillades amicales - ou plus, si affinité - et à une complicité avec un jeune homme, survolté peut-être pas seulement sous l'effet de la musique et de l'alcool, plein d'idées sur la transe, la communion et le rôle des artistes, qui a même réussi à me faire bander à force d'approche tactile, le con.

Boby, fier du fiston, et content de m'avoir introduit, en tout début de soirée, dans un bout de son univers parisien, s'est laissé aller - qui l'eût cru - à des plongées dans quelque paire d'yeux. L'incorrigible !

La semaine qui s'ouvre s'annonçant chargée, je suis rentré tôt malgré la déception de Boby qui aurait bien voulu jouer les prolongations autour d'un verre. Mais bien m'en a pris. Une fois arrivé dans ma lointaine banlieue, une neige dense se mettait à tomber.

23:00 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : boby, funde, fiso, reggae, musique

09 septembre 2008

On se voit à "la fête" ?

 

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La fête de l'Huma, on va être quelques uns à y aller, c'est comme ça. Par goût de la fête. Ou parce qu'on a le coeur à gauche. Ou pour l'occasion d'y retrouver de vieilles connaissances...

En constatant, à quelques uns, qu'on était parti pour y être, on s'est dit : et si on filait rencart à nos potes, à nos lecteurs, à nos amis blogueurs ?... Histoire de leur proposer de passer un bon moment ensemble, ou pourquoi pas, de faire connaissance.

A l'initiative de ce rendez-vous, il y a donc : Fiso, François, Bougrenette, Nicolas, Tonnegrande (un peu malgré lui) et moi. Surtout, si tu veux t'y joindre, ou le relayer, n'hésite pas, c'est un rencart complètement open.

Ca se passera samedi 13, à 14h,

au stand du Rhône.

On pourra y boire, ou y manger, chacun fera sa vie, un peu comme à Paris-Carnet. L'essentiel, ce sera de nous y retrouver et de passer un bon moment.

Alors, on se voit à la fête ? (le programme complet se trouve là)