05 mai 2008
huit nièces et demi, et mon premier neveu

Va savoir pourquoi, dans ma famille, ce qu'on sait le mieux faire, ce sont les filles. Les garçons, il n'y a que mon père et ma mère qui y aient réussi. Et encore, ça a donné un artiste peintre et un pédé : comme quoi, l'exercice n'est pas des plus évidents.
Je n'ai ainsi que des cousines. Six. Trois du côté de ma mère, trois du côté de mon père. J'ai eu un cousin, mais il est mort à l'adolescence d'une rupture d'anévrisme. Quand je dis qu'on a la masculinité fragile dans la famille !...
Et voilà que l'histoire se répète. Mon frère a fait trois magnifiques jeunes filles. Et la soeur d'Igor deux. Cela nous fait cinq nièces à gâter. On ne les voit pas très souvent car nos familles sont bien éclatées entre le nord et le sud de la France, l'ouest et l'est de l'Europe. Mais du coup les moments où nous sommes ensemble sont riches, tendres et joyeux. Cet été, pour les dix huit ans des deux plus grandes (une de mon côté, l'autre du côté d'Igor), on les emmène en Thaïlande : ce sera leur premier grand voyage.
Après, il y a mes familles d'adoption. Ces amitiés vécues si intensément, projetées avec tant de volonté dans la durée, qu'on en a fait des familles, des fratries, qu'on s'y trouve des filiations. De ce côté là, mon frère Menem (tu sais, cet amour fou, secret, fondateur de tant de choses de ma vie et de ma personnalité, dont je t'ai parlé ici), qui m'a jusque là donné aussi deux adorables petites nièces, saura aujourd'hui si son troisième sera un garçon ou une fille. Je pressens que ce sera à nouveau une fille, et je me trompe rarement (et d'ailleurs, je croise les doigts, sinon il me faudra changer le titre de ce billet).
Et puis, il y a le dernier en date. Mon premier p'tit frère, qui m'apporte avec lui une nièce de plus et un neveu. Et plein d'autres choses géniales. Son petit bout, c'est mon premier neveu. Dès qu'on s'est vus, on s'est adoptés. Et j'ai hâte de passer mes premières vacances avec lui. Parce que moi je dis, pour les relations entre oncles et neveux, les vacances, c'est encore ce qu'on fait de mieux.
00:19 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : famille, homosexualité, homoparentalité
27 décembre 2007
tonton et tonton
Froid mordant sur la Provence, lumière de givre. Matin fébrile. Toutes les pièces de la maison ont été transformées en dortoire. Sauf la mienne et celle de mon frère - respect de l'intimité des couples. La maisonnée dort encore.
Mes trois nièces sont arrivées hier : elles sont grandes maintenant, toniques. Alice a la coupe au carré. Les cheveux courts lui vont bien. Elle est heureuse de savoir qu'elle passera cet été deux semaines avec nous en Thailande pour ses 18 ans. Sabine a reçu un microscope, histoire d'entretenir sa fibre scientifique. Elle excelle désormais au violon, je lui ai entendu répéter le 1er concerto de Bach hier soir, on devrait avoir un récital dans la journée. Elsa reste la pitchoune. Des heures seules dans son coin à lire ou dessiner, et un minaudage sans pareil devant son assiette : manger est sa torture quotidienne. Elle sépare les aliments, leur enlève la sauce, et reste des heures avec sa fourchette devant les yeux sans la porter à la bouche. Et elle souffre. Et elle prolonge sa souffrance.
Ces trois-là, qu'est-ce qu'elles aiment leurs tontons ! C'est un bonheur pour nous, ces paquets de Noël, où est écrit "à tonton et tonton".
Hier, j'ai retrouvé le chemin de mon ancienne piscine d'Aix, Louis Blanc. Et il m'a fait bon me dégourdir, empiffré que je suis de sucreries en tout genre. Pour m'y rendre, j'ai expérimenté le GPS offert par mon mec. J'aurais pu faire la route les yeux fermés, c'est top de précision ce machin-là. Il te dit même de prendre la file de gauche pour ne pas rouler dans la ligne de bus !
Aujourd'hui mon frère fait venir un vieux copain de lycée, avec sa femme et sa fille. Nous serons douze à table. Ce n'était pas prévu et maman est un peu en panique. Elle prend de l'âge.
Ah! J'oubliais : j'ai reçu un appel qui m'a fait plaisir.
Et demain, jour attendu ! Je vois Boby. Ce sera une rencontre étonnante : lui sera avec tous ses enfants, encore en plein deuil, attachés à mettre de l'ordre dans leurs pensées, leurs souvenirs, et les affaires de leur mère. Moi je serai avec ma mère, mon mec et ma belle mère. Ils ont voulu profiter de l'occasion pour découvrir Arles et Boby s'est proposé comme guide.
Je suis impatient. Karine a lu mon blog, paraît-il, et serait curieuse de me connaître aussi. Pourvu qu'ils n'en parlent pas, de ce blog, devant ma petite famille qui en ignore tout.
Ca y est, ça commence à piailler, les enfants émergent : je vais pouvoir sortir de la chambre. Je pense à toi. Je sais que ton Noël n'a pas forcément été joyeux. Tu en connaîtras d'autres.
10:50 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : famille, Provence, hiver


