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30 avril 2010

nous sommes tous des Grecs victimes du capitalisme

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"Il ne faut pas laisser les Grecs seuls !", c'est le cri qu'a lancé Olivier Autissier sur son blog hier, constatant qu'au nom de l'état d'asphyxie où est rendu leur pays, du fait du libéralisme, l'Europe et le FMI s'apprêtaient à leur imposer une cure d'austérité sans pareil. Demain, si on les laisse faire, ce sera peut-être nous, ce pourrait d'ailleurs être nous, et il y en a ras-le bol qu'on sacrifie les peuples, les gens simples, sur l'autel d'un système à sauvegarder à tout prix.

Il invite à signer la pétition lancée par le journal "l'Humanité", alors en cette veille de journée des travailleurs, je la relaie avec plaisir, et je t'invite à en faire autant.

D'ailleurs, demain, je descends dans la rue manifester, si le concept n'est pas trop galvaudé. Faire cortège, être vu, avec des milliers d'autres, pour dire j'existe, nous existons. Et à l'âge qui est désormais le mien, c'est les retraites qui vont le plus me mobiliser. La campagne du gouvernement sur le sujet me dégoute, elle fait passer pour pertes et profit les gains de productivité engrangés ces vingt-cinq dernières années, qui donnent à l'argument sur l'allongement de l'espérence de vie un goût de pipi de chat. Elle méprise tous les seniors déjà privés d'emploi, pour qui la promesse d'un allongement de la durée de cotisation n'a pour effet que de les priver de leur maigre retraite à taux plein. Donc de les apauvrir. De nous apauvrir. Bientôt, il n'y aura plus que les golden boy qui partiront avec une retraite à taux plein. Dans leurs parachutes dorés...

Allons donc ! Oui, dans la rue demain. En solidarité avec les Grecs, et pour une certaine idée du développement humain...