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16 juin 2011

une passionaria de l'eau au festival de l'Oh!

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Le festival de l'Oh!, c'est déjà pour ce week-end.

Mon ami Nicolas t'a préparé avec soin tout un programme, riche et coloré, aux parfums indiens, étonnemment bien documenté et pour tout dire, plutôt allêchant.

Si jamais tu y fais un saut, on aura peut-être l'occasion de s'y croiser ?

En tout cas, moi, j'y plonge ! Comme l'an passé. Notamment pour rencontrer cette merveilleuse figure des combats pour un autre monde, qu'est Vandana Shiva. Après tout, ce n'est pas si souvent que l'eau du gange se jette en Seine.

27 septembre 2010

un robinet sonnant et trébuchant

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Ma copine Fiso nous montre encore une fois tout l'intérêt qu'elle porte aux questions de l'eau et son acuité sur le sujet, en publiant un billet fort bien documenté à l'occasion de la sortie d'un documentaire jeudi dernier, Water Makes Money. A défaut de voir le film - dont le nombre de diffusions programmées est réduit, mais qui malgré quelques raccourcis malheureux ne manque pas d'efficacité pédagogique - je ne saurais que trop t'inviter à aller le lire, et à suivre les liens qu'elle te suggère pour approfondir le sujet.

Et si les multinationales perdaient la bataille de l'opinion et, dans la foulée, quelques marchés de l'eau dans nos villes ? Et si les pouvoirs publics retrouvaient un peu de leur pouvoir de contrôle sur la gestion de la ressource, la plus vitale de toutes ?... Affaire à suivre, la plupart des contrats de délégation de service public arrivent à échéance en 2012.

12 août 2010

Mada (4) l'eau

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L'eau : le souvenir le plus intense que je garderai de Madagascar et de ces vacances trépidantes, en particulier notre excursion de trois jours en pirogue sur le Tsiribihina. Trois jours de vie sur le fleuve, au bord du fleuve, au rythme de son courant, de sa dérive, la rencontre furtive avec les peuples de l'eau.

J'ai été injuste d'écrire d'abord sur la terre. L'eau devait être la première matière, le premier élément, le premier mythe, c'est évident.

Nous étions arrivés la veille, au crépuscule, à Miandrivaso. La ville de nos adieux à Nina. Et le lendemain, de bonne heure, avions procédé à notre enregistrement à la Mairie et auprès des services de police, comme il est d'usage. Nous avions aussi acheté quelques packs d'eau, deux bouteilles par jour et par personne, avait dit notre nouveau guide Vévé, plus quelques bouteilles pour les besoins alimentaires.

Dans un certain chahut, joyeux, nos bagages avaient été embarqués, ajustés pour constituer nos dossiers, recouverts des matelas de mousse qui allaient faire le confort de nos bivouacs, puis nous étions montés nous installer.

Nous n'étions pas encore sur le Tsiribihina, mais sur l'un de ses affluents : le Mahajilo.

La première heure du voyage fut ralentie par des bancs de vase. C'est que la rivière est vivante. A la saison des crues, elle occupe son lit majeur, pétrie de courants impétueux qui déplacent par paquets volumineux le sable et la terre. Peu à peu, son niveau baissant, elle révèle un lit transformé, resserré, se morcelle en deltas intérieurs, les passages navigables fluctuent. En juillet déjà, à hauteur de Miandrivaso, ils sont difficiles à déceler. Plusieurs fois, nous avons du mettre les pieds dans l'eau et charrier la pirogue pour la remettre à flot. En septembre et octobre, l'embarquement se fera plus bas et les embarcadères se rejoindront en voiture.

Puis la descente s'était faite douce.

Je ne sais pas si décrire ce qu'inspire l'eau, la proximité avec l'eau, le contact physique avec l'eau, sa simple contemplation quand elle prend la forme d'une rivière, est à la portée des hommes. L'eau rafraichit, elle miroite, elle scintille, elle irise, elle tangue, elle berce, elle nourrit, elle relie, elle purifie. Elle te transforme. Et pendant trois jours nous étions dans cette magie-là, portés par la plus spectaculaire prestidigitation de la vie.

DSC05246.JPGDe l'aube au soir, nos piroguiers payaient de leur personnes, en inlassables mouvements de pagaie et en sourires réconfortants. Par acquis de conscience, je m'éreintais quelques fois dans un relais où j'éprouvais l'énergie sournoise qu'il fallait mettre pour mouvoir pareille embarcation. Le kayak sur la Dordogne, c'est une sinécure.

Nous étions cinq, dans notre pirogue : notre équipée d'origine - Igor, ma nièce S. et moi -, notre guide Vévé et le jeune piroguier Edmond. Nos bagages, le matériel de camping fourni par l'agence, des victuailles parmi lesquelles deux poules vivantes, finissaient de nous lester.

Nous croisions des pirogues qui remontaient le courant poussées par une longue gaule, des pêcheurs qui rabattaient le poisson vers leurs filets à grands coups de bâtons dans l'eau, ou qui relevaient leur prise - il nous est arrivé une fois de leur acheter notre friture en route, dans une transaction qui se fit au milieu du fleuve. Près des villages, des femmes et des enfants lavaient du linge, de la vaisselle ou faisaient une toilette voluptueuse. A l'écart, des hommes se baignaient nus, surpris par le sillon silencieux de nos barques, comme le furent parfois des crocodiles étendus sur des branches au soleil.

En route, nous vîmes plusieurs fois des crocodiles, des caméléons, des lémuriens, des chauves-souris. Au rayon ornithologique, il y eut des hérons, des martins-pêcheurs, des guêpiers, des sarcelles, des faucons, des milans noirs.

A la surface de l'eau, une fine poussière portée par le vent ou tombée d'une digue formait une pellicule rougeâtre qui dans le courant devenait une écume sur laquelle se fixaient de jeunes pousses de jacinthe d'eau.

Le dernier jour, alors que nous déjeunions sur une berge, un nuage de criquets dont nous avions auparavant observé les ravages, passa longuement à proximité de nous tandis qu'un riziculteur tentait de dissuader les bestioles de se poser sur son champ en tambourinant sur une marmite en aluminium. Igor fut pris d'une de ses crises d'hystérie dont il a le secret. Les insectes, c'est sa phobie.

Nos deux nuits sur d'étonnantes plages de sable furent des moments de grâce, baignés de pleine lune. Tout semblait s'y être arrêté. Aux commandes sur deux braseros, se faisant chef, Vévé nous préparait des filets de zébu à l'ail et aux légumes sautés, ou grillait nos poulets plumés. La deuxième nuit, comme envoyés par la lune, des enfants vinrent chanter et danser sur le sable, au son d'une cabosse, la guitare artisanale malgache. Ils nous initièrent à une danse que nous baptiserions plus tard Sur la route des Tsinghy, en référence à la piste défoncée qui y mène et au déhanchement fort semblable qu'elle impose. Ils se moquèrent d'un rire embarrassé des trois sacs de riz que leur offrit ma nièce, nous signifiant que là aussi, une fois éclipsé l'enchantement céleste, le souvenir aurait sans doute eut meilleur goût aux saveurs de l'argent...

A Madagascar, il n'y a pas une eau. Il y en a plusieurs. Au moins deux. La leur, c'est celle de la pluie DSC05135.JPGqui irrigue les terrasses, stockée, distribuée avec l'intelligence de la vie ; c'est celle de la rivière avec laquelle tout se lave ; c'est celle des puits ou des ruisseaux, que l'on boit, dans laquelle on cuit le riz.

Et la nôtre, celle du vazaha, qui se vend en épicerie 1200 aryari (45 centimes d'euro) le litre et demi dans des bouteilles en plastique.

Nina, notre premier chauffeur, s'amusait à nous dire : "Vous les vazahas, vous avez un estomac de bébé. Nous les Malgaches, nous avons un estomac de zébu". De fait, notre eau ne les intéressait pas. Le contenant avait plus de prix que son contenu. On nous en a réclamé souvent, des bouteilles, mais vides, pour en faire des candélabres ou des gourdes. Pour rien au monde, ils n'auraient voulu de notre eau...

Notre eau, la leur, le marchand et le sacré, l'utile et l'inutile... Qu'ils prennent bien garde à ce que notre modernité et ses perversités ne les rattrapent trop vite !

(lire ici : Mada 5 : Landri)

25 juin 2010

la mare et le roseau

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Il y a juste un an, la route départementale qui passe à côté de chez moi pour me conduire à l'autoroute A6 a été élargie. De deux, elle a gonflé à quatre voix, et à la faveur de ces travaux les ronds-points ont été redessinés. Quelques échangeurs farfelus ont vu le jour. L'un d'eux, presque à l'entrée de mon village, te ferait penser à un circuit de formule 1, avec ses courbes imbriquées et ses virages en épingle-à cheveux. Là, entre deux voies, un bassin de stockage d'eau de pluie a été creusé à ciel ouvert, tout en longueur, avec des renflements aux extrêmités. Chaque jour deux fois, le matin puis le soir je le longe de part en part.

Ce bassin recueille les eaux de ruissellement des zones imperméabilisées : principalement de la voirie, mais aussi, par un jeu de vases communiquants, des parkings et des plate-formes logistiques dont le secteur se trouve à présent cerné.

Contrairement à des réservoirs de génération antérieure, celui-ci a été soigné, les pentes en ont été calculées, tout comme ses formes, ses écoulements. Il permet aux eaux de pluie de s'infiltrer à leur rythme, lorsque le temps le permet. Depuis qu'il existe, je ne l'ai jamais vu totalement asséché.

Initialement, j'ai pensé qu'aucune végétation spécifique n'y avait été plantée, hors-mis le gazon de ses abords, qui fit l'objet une fois d'une tonte, et qui ressemble aujourd'hui à une prairie. La terre argileuse de la partie immergée est restée nue tout l'automne, puis l'hiver quand il fut pris dans les glaces. Il faut dire que durant des mois, il n'a pas désempli. Au printemps, quelques pousses hasardeuses de colza sont venues s'y nicher. Et depuis un mois et demi, on y voit un buisson de magnifiques roseaux, droits comme des i, s'ériger et s'y mirer. Une plante aux vertus phytoremédiatrices, qui contribue à dévorer les polluants résiduels ingrats.

La mare est aujourd'hui à son étiage. L'eau s'est retirée dans les zones creuses, et des oiseaux de heron_cendre.jpgtoute sorte s'approchent de sa limite pour y attraper des vers.

Avant-hier soir, pour la première fois, j'y ai même vu un héron cendré. Signe que même des poissons y ont trouvé logis.

Il est là, le miracle de l'eau. Dès qu'il y a de l'eau, il y a de la vie. Une biodiversité pétillante peut naître de la présence la plus insignifiante de l'eau. Et l'eau a besoin de cette biodiversité pour éviter de croupir.

L'alliance primordiale, et la source de toutes les sérénités.

14 juin 2010

la goutte d'eau et le violoncelle

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Une péniche s'approche doucement de la berge. L'herbe est haute, une prairie sous le soleil couchant, des graminées que seul un spécialiste saurait nommer, il me manque, quelques coquelicots encore clos, un papillon quelque part dans l'air, en pleine liberté. Sur la péniche, un plateau recouvre la cale. Une scène, en fait. Au centre, un fil tendu entre deux poteaux, à gauche, une horloge. Sous le fil, un violoncelle, un accordéon et une trompette. Près du cadran, un homme parle, c'est inutile, un peu bête même, une histoire de seconde qui s'étire, il laisse place à un numéro d'acrobate. La musique est douce, joyeuse, un rythme slave. Une grue arrache des entrailles de la péniche, lentement, une structure métallique, un agré en forme de goutte. Un homme y a pris place, qui peu à peu s'anime, se pend, danse avec la goutte, flirtant avec les eaux du fleuve.

Plus tard, sur un battement de tambour simulant le danger, une équilibriste se déhanche sur le fil, puis un autre s'envole dans des positions improbables d'un trampoline dissimulé derrière le tablier de la scène. Le spectacle vogue et le violoncelle s'immisce dans un jeu déchirant. Le spectacle est fini, la péniche s'éloigne à présent, le public hésite à applaudir ou à saluer de ses mains levées.

Ainsi s'est réalisé un rêve né à la force d'un chagrin.

L'eau se fêtait ce week-end. L'eau version fleuve, l'eau version Marne, l'eau version femmes. A Alfortville, le Rainbow Symphony Orchestra filriviere.jpgproposait un répertoire dédié aux femmes et à l'eau. Il fallait du courage pour venir jouer ainsi au bord de l'eau, au milieu du bruit, au milieu de la vie, entre deux jours d'orage. Le public est au rendez-vous. Pas le public de l'Oratoire. Des hommes et des femmes intrigués d'entendre de la grande musique venir vers eux, près de leurs cités. Le répertoire n'est pas complaisant. Haendel évidemment, et son Water Music. J'ai pensé à la Fée qui aurait adoré ce mariage de l'eau et de la musique, et qui peut-être un jour y emmènera ses nains. Fauré, Pelléas et Mélisandre, à la délicatesse risquée. Et un inédit, pour ainsi dire, exhumé d'un siècle de silence : la Sirène, d'Auber, qui se jette, joyeuse, de la scène à la Seine.

Ça marche, le public adhère, applaudit, longuement. Ils n'ont pas prêté attention aux cris d'enfants alentour, aux voitures qui passaient par moment à proximité, au vent qui arrachait sa partition au chef. La musique était là, elle leur était offerte.

Il fallait à l'orchestre se dépouiller de sa quête de pureté, de perfection, jouer, jouer bien, donner. Ils ont su le faire, n'y ont rien perdu de leur intégrité, ils ont joué avec générosité, et la rencontre a eu lieu. Il fallait oser, en amateurs, s'attaquer à pareil défi. Ils ont su le relever avec plaisir. Gay, lesbien, hétéro friendly avait annoncé un présentateur, combattre pour la tolérance par le plaisir de la musique. Je ne sais pas si ces mots ont fait mouche, mais ils furent dits et présents dans ce partage, et c'est le plus important.

Ailleurs, cinq hommes en noir tambourinaient sur d'immenses tuyaux biseautés en PVC. Un péniche encore, habillée d'un improbable instrumentarium, de la présence et du regard rares de ces hommes. Ailleurs encore, mes copines et Yo se laissaient enchanter par des Vénus sorties d'un chapitre méconnu.

Tu sais quoi ? L'eau n'est pas seulement pure, elle n'est pas seulement vitale. Elle est juste belle quand elle chante.

11 juin 2010

petit message personnel à mes amis qui continuent à préférer l'eau en bouteille

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Puisque l'on parle d'eau...

Les Américains sont fortiches dans l'art du docu pédago-didacto. Parfois un peu énervant, mais assez efficace. Là, dégoté par le blog des Eaux glacées, comment les plus grands escrocs de la planète s'évertuent à te convaincre qu'à ton robinet l'eau pue, qu'elle a du goût, qu'elle est suspecte, et qu'il vaut mieux, quoi qu'il en soit et quitte à polluer la planète de déchets en plastique inutiles, se la payer jusqu'à 6.000 fois plus cher en se montant à bout de bras des packs de six, jusqu'au 6ème sans ascenseur...

Et pour les parisiens de l'intérieur, en plus d'être traîtée, contrôlée, testée, goûtée, l'eau est même désormais publique et ne fait plus les affaires des multinationales.

Après ça, tu fais comme tu veux !

(Pour la lecture des sous-titre, je recommande de double ciquer sur la vidéo, d'accéder à la page You Tube, et d'opter pour la version plein écran...)

09 juin 2010

la belle dame

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Dans la famille Mitterrand, je demande Danielle. La plus belle, la plus humble, la plus engagée... La chemise mouillée par l'effort, le prix qu'elle porte à ses combats d'aujourd'hui, à son plaidoyer pour une eau libre, dégagée des emprises marchandes, restituée aux peuples, ou plus précisément aux communautés humaines.

Elle lançait samedi, avec 100 élus, la campagne des porteurs d'eau, pour que l'accès à l'eau soit reconnu comme un droit humain. Mardi elle était à Vitry, au MAC/VAL, elle y évoquait ces marres autour desquelles même un lion et une gazelle font la trêve pour s'abreuver, cette eau source de paix et de solidarité plutôt que de guerre et de convoitise, elle y exortait son message à descendre des sphères électives pour 2677-127564532-650x0-1.jpggagner les citoyens. Elle sera encore dimanche à Villeneuve-Saint-Georges, pour les rencontrer, ces citoyens, leur parler les yeux dans les yeux, et inviter chacune et chacun à devenir à son tour porteur d'eau.

Et pendant que le festival de l'Oh! battra son plein, éclairé par le sourire radieux de cette belle femme, une votation citoyenne sera organisée dans les communes des Lacs de l'Essonne, avec l'objectif de retrouver les chemins d'un service public de l'eau, et de renvoyer à leurs chères études les actionnaires des majors de l'eau, leurs quêtes de dividendes et les parachutes dorés de leurs grands pontes adoubés par l'Etat.

Juin est bien le joli mois de l'eau.

Dommage que sous la houlette d'André Santini, les 144 maires des villes adhérentes au SEDIF, le syndicat des eaux d'Ile-de-France, n'aient pas eu ce même courage, et s'apprêtent à renouveler à Veolia son "contrat du siècle" !

Danielle, on a encore du travail, mais ce n'est pas la fin de l'histoire... La bataille de l'eau commence à peine !

09 avril 2010

promenade le long du canal

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L'eau est le principal lien entre Paris et sa banlieue. Le seul à transcender la barrière périphérique. Au Nord, le Canal de l'Ourq offre des configurations changeantes. Mon ami Marc Laimé s'y est promené à vélo, lundi dernier, avec sa progéniture. Il fait un portrait doux-amer, plein d'humanité, des espaces réaménagés, investis par les bobos, des friches qui demeurent, où s'installe une misère d'aujourd'hui, de paysages urbains qui parlent de notre société.

Et puisque l'on parle d'eau, il nous renvoie vers le cri d'alarme lancé par André Guillerme, un des plus grands spécialistes de l'histoire des sciences et des techniques hydrauliques, qui craint qu'une décision soit prise à Paris de détruire le réseau des eaux dites brutes, celles qui ne sont pas potables mais sortent des embouchures de trottoir pour être utilisées à nettoyer les rues.

Deux articles qui nous rappellent que toutes les eaux n'ont pas nécessairement besoin d'être potables. Pourvues qu'elles soient respectées.