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22 juin 2008

le niais et le cynique

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Il parait qu'on y passe tous. Un jour ou l'autre, un peu de gentillesse aidant, tu finis par te faire cartonner. Comme ça, sans crier gare, sur un blog inconnu, que tu répugnerais de toute façon à fréquenter, tu découvres qu'une hyenne s'est acharnée sur une proie inerte, que la proie c'était toi et que la hyenne y avait fait venir sa meute.

Donc un mec de droite, un vrai, c'est-à-dire un cynique, un aigri, pétri de relents fascistes, conteste ma pensée parce qu'elle est de gauche, et mon style parce qu'il est moderne (lire ici quelques guillemets), c'est dans l'ordre des choses. Ca s'est passé  (mais t'es pas obligè d'y aller, ça pue), à propos de ce billet-là.

Moi même, au fond, je n'ai aucun scrupule à dénoncer l'esprit collaborationniste des démissionnaires de l'humanisme. Quand on se résoud à la misère, qu'on applaudit à la répression et qu'on fustige comme compassionnel tout soutien aux faibles, fusse d'un langage qui se cherche entre courtoisie facile et fausse sophistication, ou pour simplement faire du bruit avec sa bouche et dissimuler une navrante vacuité, on est un combattant de la médiocrité. Et sans le savoir un serveur de soupe aux machiavels pétainistes.

Je préfère encore être niais.

Mais pour autant, je réserve mes coups aux grands. Pour contester leur puissance. Les petits, je ne leur pardonne rien, mais je leur trouve des circonstances atténuantes... même consternantes.