Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04 avril 2010

des oeufs et des cloches

cloche.JPG

 

Pâques est - depuis que le commerce est aux commerçants - la fête du chocolat.

Les vrais amateurs vont comprendre ce que je dis : ce qui est bon, dans le chocolat, le vrai, je veux dire, le chocolat noir, c'est le mélange de douceur et d'amertume. Le petit goût de revenez-y, et l'attaque somptueuse et grave qui dit "abus interdit".

J'ai eu ma dose, cette année, cachée au fond du jardin. Un jardin de douceur, de tendresse, d'un être-ensemble qui ne se croyait plus possible, arboré d'épineux derrière lesquels j'ai trouvé un soir la cloche qui ouvrait à moi son beffroi, la musique teintait, elle était belle, puis le lendemain l'œuf, que j'ai pu craquer par l'arrière pour en extraire le trésor.

Le chocolat m'était offert, il venait à moi presque sans que je ne lui dise rien. S'en est suivie une tape sur les mains, puis une seconde, mais j'apprends à ne plus leur donner trop de signification.

Un peu une plongée dans l'enfance, une invitation à revisiter la famille, à défaut de la visiter pour de vrai. Pâques m'a d'ailleurs laissé le temps de préparer un de ces billets-de-la-mort-qui-tue dont j'avais la substance dans les veines depuis huit jours. Je crois que ce sera pour demain - avec dédicace spéciale à ceux qui ont fait fi de la famille et ont gardé un ordi pas trop loin d'eux...

Ceci pour dire que je suis dans un sursis plaisant, du genre haut de la sinusoïde avec le bas qui se profile déjà, et que mon sevrage n'est pas pour demain. Mais au fait : se sevre-t-on de chocolat ?