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19 février 2009

restons amants (bis)

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J'aime beaucoup cette chanson, surtout dans son interprétation par Maxime Le Forestier, dont le découvrais les paroles au mois d'août et l'envie de la reprendre à mon compte, à mon coeur, à son corps, de toutes nos forces. Histoire d'avancer sur un chemin dans la montagne et gravir un horizon de lin.

Cette version, par Julien Clerc, me paraît plus mielleuse, moins sensuelle, presque platonique. Mais n'est-ce pas ce que nous sommes devenus, des amants platoniques ?

07 novembre 2008

la quarantaine (2) vue par Diane Dufresne

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J'étais hier soir, au théâtre des Bouffes-du-Nord, au concert de Diane Dufresne. Avec Yo, pour qui c'était une découverte, question de génération, Olivier Autisser et son ami Jean-Michel. L'idée venait de ces derniers d'ailleurs.

Diane Dufresne, je l'avais déjà vue sur scène, il y a plus de quinze ans, fantasque et pleine d'énergie, sur un vaste vaste plateau grand spectacle. Hier, et jusqu'au 16 novembre, c'est dans la proximité et l'intimité que tu l'approchais, ou qu'elle t'approchait, avec le seul piano de Gérard daguère. Elle n'a rien perdu de sa verve, de son timbre ni de son impertinence. J'aime quand elle s'aventure sur les territoires de Bertolt Brecht et de Kurt Weil. Et ses appels à toujours rester créatifs.

Si elle s'intéresse à la quarantaine, elle la met comme moi dans la perspective des longs wagons du temps qui passe. Elle y ajoute sa voix et ses mélodies étonnantes. Et ça donne j'taime plus que je t'aime. Prends-le pour toi, c'est sincère. Comme en écho à mon dernier billet.

25 octobre 2008

origines contrôlées et identités partagées

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Tu connais forcément les frères Amokrane, Mustapha et Hakim : ce sont des anciens du groupe Zebda. On leur doit notamment, avec Magyd Cherfi, le fameux Motiver, et Tomber la chemise qui colora l'été 99 de danse et de sueur.

Zebda n'est plus. Pour l'instant. Mais ces deux frères-là sont restés soudés, et continuent à faire leur petit bonhomme de chemin.

Le projet sur lequel ils sont engagés, depuis maintenant un an, s'appelle Origines contrôlées. Avec leur talent et leur énergie, entourés de musiciens-magiciens (notamment Rachid, leur flûtiste-luthiste), ils remettent au goût du jour des chants de l'immigration maghrébine en France. Des chansons écrites tout au long du XXème siècle, qui parlent de la rigueur de l'exil, des espoirs de retour, du racisme, du rejet de l'intégrisme, qui se moquent gentiment des discours intégrationnistes des politiques de chez nous, sur des rythmes et des mélodies arabes, berbères, kabyles, pleines d'entrain.

Jeudi soir, Pantin les accueillait dans le cadre du festival Villes des musiques du monde, organisé par le Département de la Seine-Saint-Denis jusqu'au 23 novembre.

Il y avait Yo, ses yeux coralliens, sa nuque d'ivoire, et ses cheveux en champ de blé. Il y avait son amant d'éternité, au grand sourire-soleil. Il fichier_638.jpgy avait deux ou trois générations rassemblées. Il y avait ces appels à la solidarité pour les sans-papier, "parce qu'on a tous le droit de croire en des jours meilleurs". Il y avait cette ambiance de folie, cette joie des jeunes et des moins jeunes de redécouvrir, adaptés par ceux-là, des airs mille fois entendus dans leur petite enfance, qui accompagnaient les grands voyages en voiture l'été pour aller au bled. Il y avait ce profil de sphinx, solitaire, qui longtemps happa mon regard, la pommette saillante, l'oeil enjoué, campé sur des jambes athlétiques à dévorer, avec cette bouche et ce menton qui reprenaient en choeur tout ce qui se passait sur scène et un front si évidemment kabyle.

Il y avait cette fierté d'entendre ce patrimoine remis à neuf, restitué dans son époque, apte à être transmis encore, à connaître une nouvelle vie parce qu'il parle d'identité mieux que n'importe quel discours sur un malheureux hymne sifflé dans un stade.

J'étais en fin de convalescence, il était tard, mais ce fut une merveilleuse soirée

L'an dernier, les frères Amokrane parlaient de leur projet à l'Humanité. Et moi, je dédie ce billet à mes chers amis lecteurs de Toulouse, parce que je sais qu'ils voient aussi le merveilleux dans la dignité. Et parce que comme tous les projets des frères Amokrane, Origines contrôlées est né à Toulouse. La preuve en six minutes chrono :

16 avril 2008

un peu d'eau

Histoire de pas laisser un blanc, encore un petit peu d'eau, c'est dans le ton... J'essaie de revenir bientôt avec un peu plus de consistance.

(Paroles: Françoise Hardy / Musique: Jean Noël Chaléat   1996)
Françoise Hardy (France)


un peu d'eau qui coule et scintille
puis s'arrête juste au bord de ses cils
et l'amour qui passe s'arrête aussi...
un peu d'eau... ce n'est rien dit-il
rien du tout: une petite escarbille
et le rêve qui passe s'envole aussi...
un peu d'eau et le temps change
le combat n'est pas fini
qui oppose le diable à l'ange
dresse la mort contre la vie...
accordez-lui
juste
un peu d'eau
dans son âme
un peu d'eau:
l'eau pure de ses larmes...
un peu d'eau au bord de ses cils
qui frémissent, redeviennent immobiles
et l'amour qui passe se fige aussi...
un peu d'eau... quand donc s'écrie-t-il
lâcherez-vous vos lubies infantiles?
et la haine qui passe le raffermit...
un peu d'eau et le ton change
le jour cède devant la nuit
quelque chose en lui se venge
quelque chose qui le détruit...
accordez-lui
juste
un peu d'eau
dans son âme
un peu d'eau:
l'eau pure de ses larmes
un peu d'eau
dans son cœur
un peu d'eau:
l'eau vive de ses pleurs...
un peu d'eau, un éclair qui brille
vient voiler un instant ses pupilles
et l'amour qui passe me trouble aussi...
un peu d'eau... c'en est trop dit-il
arrêtez ces délires imbéciles!
et le rêve qui passe se brise ainsi...
un peu d'eau pour qu'il s'épanche
-- il est son pire ennemi --
qu'il arrête de scier la branche
sur laquelle il est assis...
accordez-lui
juste
un peu d'eau
dans son âme
un peu d'eau
l'eau pure de ses larmes
un peu d'eau
dans son cœur
un peu d'eau
l'eau vive de ses pleurs...

09 avril 2008

avec un grand A (1)

free music

Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête

{Refrain:}
Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes

{Refrain}

Oh, mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime

Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre

{Refrain}

Oh, mon amour...
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime.