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08 février 2009

"avoir toujours la force de regarder demain"

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Aimé Césaire vient de donner son nom à un magnifique espace culturel et éducatif à Champigny-sur-Marne. Après les places et les Ronds-points, à Istres, à Limoges, ou à Bonneuil-sur-Marne, il donne enfin son nom à de vrais équipements culturels en métropole. Hier étaient en effet inaugurés sur les bords de la Marne les nouveaux locaux du Centre départemental de documentation pédagogique du Val-de-Marne. Une construction magnifique, tout en lumière, dédiée à la transmission et à la connaissance, un lien entre le ciel et l'eau sur des berges encore préservées de la Marne, en face de la guinguette du Martin-pêcheur où j'ai plein de souvenirs. Le 26 janvier, dans le Val-d'Oise avait été inauguré un collège Aimé Césaire.

Aimé Césaire, illustre poète, co-fondateur du concept de la négritude, maire de Fort-de-France en Martinique durant plus de la moitié de sa vie, essaime donc (J'évoquais ici, en guise d'hommage au moment de sa disparition, le hasard d'une rencontre avec lui). Quand les Antilles sont en ébullition, la Martinique entrant dans la danse d'une révolte sociale commencée en Guadeloupe, je trouve légitime, beau, simplement ordinaire ce retour de reconnaissance pour la puissance visionnaire de celui qui exhortait l'humanité à "toujours avoir la force de regarder demain".

Comme en écho, le Guadeloupéen Lilian Thuram nous alertait cette semaine sur ce que les mouvements actuels préfigurent de révoltes à venir dans l'hexagone même, avec cette question : "Allons-nous vers une société encore capable de penser aux plus faibles ?".