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06 juillet 2009

retour sur une burqa

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Je suis passé à côté de cette discussion. Mais revenant pas à pas vers des blogs amis, j'ai pu constater que le débat avait fait rage au delà des seuls médias officiels.

Je ne saurais que trop te recommander la lecture de Céleste sur le sujet, avec un billet qui pour expéditif n'en dit pas moins beaucoup de choses sur le rideau de fumée qu'a constitué cet épisode de notre vie politique, et celui-là de Bénédicte, mordant à t'arracher ton mollet bien blanc, comme elle sait faire avec talent.

Et si ce débat à la con - sous couvert de consensus national - n'avait été qu'un os à ronger pour nous occuper pendant qu'on faisait passer l'idée de la retraite à 70 ans et du travail du dimanche...?!?

Brandir un fait marginal pour effrayer les foules avec la complicité des bien-pensants, stigmatiser pour amplifier et construire artificiellement de nouveaux clivages, si possible en employant des terminologies barbares et les images qui vont avec...

Il en va souvent de même avec l'excision, la polygamie... on a tôt fait d'opposer notre vision universaliste du monde et de l'émancipation humaine - partagée paradoxalement aussi bien par la pensée réactionnaire néo-coloniale que par un imaginaire militant forgé à l'aune de la tête coupée de Louis XVI - à des traits culturels forcément dépassés. Mais comment dans cette confrontation stérile et arrogante pourra-t-on jamais rencontrer l'autre et avancer ensemble, pas pour accepter tout - et avant tout la soumission de la femme -  mais pour admettre qu'il existe dans les communautés humaines d'autres ressorts que ceux bâtis par la société occidentale capitaliste de consommation qui mène notre planète au désastre - c'est avéré.

Comment peut-on espérer être compris quand on commence à manier l'anathème, et quand ce on, qu'il le veuille ou non, représente la puissance oppressante dans un un rapport mondial de domination non moins avéré ?

La Burqa est256572438_a31eb1d303.jpg pour moi un symbole hideux. Plus évidemment sa propagation idéologique que son existence traditionnelle. Il me plait que son port obligatoire en Afghanistan soit combattu par des femmes courageuses, et je me suis indigné que l'on fit plus de cas des Boudha détruits, à l'époque des Talibans - parce qu'ils étaient patrimoine de l'UNESCO - que des femmes lapidées.

Mais continuons à aborder le sujet par le biais de l'invective d'Etat, à travers des simili consensus politiques nauséabonds, et on est sûr qu'on continuera d'en parler de la même façon dans deux cents ans.

20:12 Publié dans eaux bouillantes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : burqa