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18 janvier 2010

le manteau blanc du jour levant

Le café de l'aéroport de Budapest donne sur les pistes, d'où l'on peut voir les avions décoller. La liaison Wifi est gratuite, Aéroport de Paris pourrait en prendre de la graine.

De premiers flocons, minuscules, tombaient hier soir, à notre sortie de l'Opéra comique.

La soirée a été excellente : c'était une adaptation hongroise de La Flûte enchantée, dans une mise en scène très contemporaine qui nous a amusés, avec Internet, des téléphones portables, des décors qui se renversaient, des fées aux allures de bimbos. L'esprit de Mozart, espiègle, était bien respecté. La distribution était de bonne qualité, la soprano qui jouait le rôle de Pamina, Gabriela Fodor, était exceptionnelle. Quant à la Reine de la nuit à l'aria de colère hystérique si connu (ci-dessus), si son chant était bien posé, elle manquait un peu de puissance, et sa voix m'a paru pauvre, en terme de tessiture. Le Baryton qui jouait l'oiseleur Papageno était très bon aussi. Quant à Tamino, au physique de beau gosse à tomber, était joué par un Ténor convainquant.

Nous avions d'excellentes places : en orchestre, 15è rang au centre, une vue imprenable, et beaucoup de proximité avec la scène, ce qui m'a changé de mes soirées à l'Opéra Bastille. L'orchestration était efficace.

La neige est tombée durant toute la nuit, formant un manteau épais sur la ville. En attendant l'arrivée de la navette, j'ai signé sur un pare-brise immaculé un "Oh!91" amusé et narcissique pour constater qu'il faisait bien déjà quatre ou cinq centimètres. Ce système de taxi collectif, qui te cueille à la porte de chez toi pour te transférer à l'aéroport ne coûte qu'une douzaine d'euros. Il va chercher ses clients dans d'autres quartiers de la ville, et ce matin l'un deux était sur la colline du château, ce qui m'a permis, dans le jour levant, de profiter d'un panorama rare sur une Budapest exceptionnellement blanche. Igor reste encore dix jours.

La navette est repassée près des bains Rudás, il y avait en ville quelques trams, la grève est peut-être en train de s'effilocher, j'ai pu constater que les gens la prenaient plutôt avec philosophie, un service minimum ayant permis de maintenir des liaisons sur les principaux axes. J'ai beaucoup marché ces cinq jours, mais je n'ai jamais été immobilisé.

Bah ! D'autres réjouissances m'attendent, remplies d'inconnu. Mais j'entends qu'on annonce l'embarquement. Je te laisse. Comme d'habitude, j'ai été heureux de partager avec toi un peu de mon séjour car écrire fait partie du plaisir. Et je t'en remercie.