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10 février 2009

dignité humaine

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Hier, vers 17h 45. Une connexion sur ce blog. Une simple requête: "dignité humaine".

Je rosis.

Juste entre "technique branlette solitaire homme" et "branlette entre mecs". Comme quoi, on peut osciller entre pratique solitaire et pratique sociale, la dignité passe toujours par le droit à la paluche.

Moi, c'est souvent que je la mets à l'épreuve, ma dignité.

Et puis, confronté à l'amour platonique, c'est dans la dignité humaine que je parviens le mieux à me réconforter. Finalement.

18 octobre 2008

le goût du sperme

 

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Je me branle depuis près de trente ans. A raison d'une fois par jour - en moyenne. Allez, un peu moins, sans doute, à l'époque où je craignais que ça me rende sourd.

J'ai donc éjaculé dans ma vie près de 10.000 fois.

Eh bien, de toutes ces  fois, jamais il ne m'était venu à l'idée de goûter mon sperme. De simplement y tremper mon doigt pour le porter à ma bouche. Par dégoût ? Sans doute. Non pas que le sperme soit absent de mes fantasmes. Son image, son odeur, sa viscosité font partie de l'attirail de l'excitation. Mais une fois l'éjaculation consommée, ben... tu n'as plus trop envie de la consommer, justement, reste simplement ce vague dégoût.

D'autres spermes me sont parfois rentrés en bouche, deux ou trois fois tout au plus, du fait de petits cons inconscients. Je les ai très vite recrachés, à m'en écorcher la gorge, sans m'interroger sur le goût qu'ils pouvaient avoir. A peine surpris de n'avoir pas reconnu immédiatement leur jaillissement, mêlés à ma salive comme l'air de rien.

brutos5160.jpgMais mon sperme à moi, si évidemment inoffensif a fortiori sur moi-même, que j'ai tant de fois recueilli sur la peau de mon ventre, dans mon prépuce pincé, au creux de ma main ou sur l'épaule d'un autre... Jamais une fois je n'avais eu l'idée, ou l'envie d'en tester la saveur. Eh bien voilà, c'est fait. Car durant mon séjour à l'hôpital, il s'est passé deux choses.

D'abord, naviguant de blog en blog, de Wajdi en aiguille, je suis tombé sur celui-ci (attention, c'est parfois très trash) d'un homme qui exprime le besoin de se soumettre, et d'en écrire le fantasme, mais qui dans la vraie vie éprouve la même difficulté à déguster sa propre semence. Je ne sais donc pas ce qui m'a pris, mais je lui ai lancé un défi : il me fallait un challenge pour tenter cette si petite aventure intime.

Ensuite, parce qu'à l'hôpital, quand tu vas mieux, que les journées sont longues, que tu as éclusé des blogs, des pages et des DVD, que les visites sont derrière toi, ou devant, que tu n'as pas vu de mec plus de trente secondes dans la journée, que te reste-t-il ? La branlette. Seul brutos1003WEB.jpgparce qu'à l'isolement, la testostérone agitée par quelques exercices physiques, la lune pleine, tu surprends dans l'ennuie ta main explorer ton corps et immanquablement finir sa course au niveau de ton sexe. Alourdi d'émoi, le sexe. Plusieurs fois par jour, tu es en proie malgré toi à cette caresse narcissique et innocente, et immanquablement, deux fois, trois fois, d'avantage encore selon les faveurs de la lune, tu mènes la sollicitation à son terme.

Un soir donc, aidé par une vidéo sur le site en question, bien dégradante mais hyper-stimulante, où le sperme jouait précisément un rôle, j'ai joui et porté aussitôt des lambeaux de mon jus en bouche.

Et ?

Eh bien, rien. je ne lui ai trouvé aucun goût. Aucun. Tout au plus un arrière-goût un peu acide, et désagréable à la gorge.

Tout ça pour ça, ai-je pensé... Mais passées quelques heures, cette déception n'avait pas altéré mes fantasmes.

13 juin 2008

la requête des vieilles dépravées

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Ça fait longtemps que je ne t'ai pas fait le coup de la requête. C'est un de mes exercices préférés quand je manque d'inspiration. Ou quand mes collègues de boulot, ou plus précisément mes supérieurs hiérarchiques adorés, qui s'y entendent, se sont attachés à m'éprouver au cours de la journée. Il y a souvent un rapport de cause à effet.

L'exercice confirme toujours la nette prédominance des navigations à caractère sexuel ; il y a des fois où émergent quelques requêtes d'intérêt culturel. C'est pas chaque jour. Je m'autorise donc à les souligner.

Bon, ces petites séries ont plutôt tendance à m'amuser. En même temps, il faut que ça t'alerte sur les capacités dont sont dotés nos mouchards, il y a finalement peu, ou pas, de confidentialité avec les usages du Web. Et je trouve que ça fait peur. Quand je pense qu'on est là à chercher à nous offrir des sphères d'intimité avec les blogs, et voilà nos manies et petites perversités étalées au grand jour... La petite séquence ci-dessous, pour amusante qu'elle soit, en est une illustration.

Hier, tout a commencé à 0h12 avec cette requête so charming (je corrige les fautes d'orthographe, parce que je ne les supporte pas) : "branler des mecs à travers un trou dans le mur" hmmm ! bon, ben on va pas se coucher tout de suite alors...

Puis à 0h21, plus sérieux : "la vie de boudiafe".  On peut filer sous la couette...

A 0h45 débarque un "BLOG BRANLE GAY". Et là, non seulement c'est plutôt sympa comme idée, enfin je parle pour moi, mais y'a comme une histoire qui commence. Parce que le gars, il reviendra avec la même requête à 0h51, à 8h43, puis le soir à 22h54 et 23h04.

Au tout petit matin, à 5h52, un fan de Wajdi, sans doute, débarque avec un "je jouis dans mes slips en cachette" (note qu'il vaut mieux que ce soit en cachette, enfin moi je dis ça...).

A 9h49, c'est le début des révisions du bac, avec "lorenzaccio explication" et à 10h26 la première pose de la matinée avec "pour branle ensemble".

La deuxième pose, c'est à 12h11, avec "recit de teub de copains". les révisions du bac m'avaient fait le même effet. Il faut dire que l'été 1982 avait été particulièrement chaud.

Tant de branlette méritaient bien, à 12h57, cet "éloge aux mains".

Le miracle, c'est que mon premier "prépuce" n'a débarqué qu'à 13h45 hier. Mais une fois dans la bergerie, il ne m'a plus lâché. Il est revenu à 13h54, 14h49, 15h22, 15h29, 16h04, 17h26, 17h34, 19h49, puis en rafale à 20h52, 20h56, 21h44 et 22h00. Dire que j'avais écris un jour que j'aimais mon prépuce... Mais la preuve est là : c'est le prépuce qui est dingue de moi !

Entre temps, à 14h24 et 14h55, c'est "entre2eaux" qui s'est rappelé à moi. Un pote, sans doute, salut à toi, qui que tu sois.brutos6395.jpg

A 15h41, la lutte contre le coup de barre de l'après midi commence avec "branlette entre mecs". Je confirme, c'est efficace.

A 16h22, on commence à planifier ses "vacances naturistes".  Pourquoi pas ?

Et à 16h29 commencent les premières introspections, avec "partagions la même chambre - frère". Et sa déclinaison incestueuse à 18h34, "branle entre frères", prévisible compte tenu des trois requêtes précédentes : "branlette massage" à 16h37, "raconte tes explois sexuels" à 17h01, et à 17h44, "je bande gay".  (comme si il y avait une façon hétéro de bander, enfin bon...)

Nouvelle pause culturelle en access prime time avec à 18h58 "omayma khalil la chanteuse", puis un peu de politique à l'heure de l'apéro, comme à la bonne époque, avec à 19h26 "noyau de résistance".

Ce qui est impensable, à l'heure du coup d'envoi d'Autriche-Pologne, c'est ce "sites de vieilles dépravées" à 20h43, lancé là un peu comme une énigme... 

Mon petit favori a débarqué à 22h08 ("mecs vestiaires nus"), suivi à 22h23 de son ingrédient naturel ("la vérité lune"). J'en profite pour te rappeler qu'elle n'est plus croissante que pour quelques jours, la lune, et qu'elle sera pleine le 18, mercredi.

La deuxième incursion féminine, un tout petit peu plus ragoûtante que la première, intervient à 22h27, avec un "femme nue sous l'eau" qui me rappelle mon petit balet sensoriel d'avant-hier au soir (oups, je m'étais juré de ne rien en dire !...)

Et puis à la nuit tombée, c'est la jeunesse qui se lâche, normal, on a tous connu ça : 23h13, "vive la branle", 23h30 "branlette entre ados", 23h40, "hommes se branlent devant webcam" et 23h42 "branle gay"

23 février 2008

Quelques petites choses sans importance (quoique)

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J’ai été tagué ! Et j'ai tout lieu d'en être fier. D'abord parce que je l'ai été par céleste, dont j'apprécie et le blog et le regard qu'elle porte sur le monde, sans concession mais jamais désespéré.

Parce que je l'ai été sous ce titre-là, me rappelant le plaisir que je prends presque chaque jour à plonger dans l'univers des petites choses de M., toujours battant et sensuel.

Et parce que je l'ai été en compagnie, entre autres, de Fiso et de Fauvette, deux autres femmes qui tiennent des blogs si sensibles et si justes que je m'y réfère souvent pour apprendre à manager le mien.

Tout ceci pour dire que j'ai beau dire et j'ai beau faire : parler de bites, dire mon goût pour la branlette, raconter mes petits délires sous les douches de ma piscine préférée, ou mes grands élans dévastateurs avec des mecs de choix, moi et les femmes c'est quand-même une belle histoire d'amour.

Je m'en vais donc participer, non sans une certaine légèreté, à cette petite chaîne.

Le règlement du jeu stipule qu’il faut :

* Mettre le lien de la personne qui vous tague
* Mettre les règlements sur votre blog
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Voilà, ça, c'est fait : je me lance sans trop y réfléchir, mais en m'offrant de le faire un peu trash, parce que j'ai toujours peur, à mesure que je te connais mieux, de ne plus oser parler suffisamment de sexe sur ce blog. Alors je me force un peu.

Donc dans la catégorie "mes six petites perversions (ou petits travers) que je ne t'avais pas encore dévoilé(e)s" :414ad089af6c0da873abbeadde988422.jpg

1 - Sous la douche, j'aime bien siffloter le petit air que j'ai dans la tête : j'ai l'impression de me donner du détachement (mais je me donne surtout l'air con - tu as déjà essayé de siffler quand l'eau te coule sur le visage ?). Je commence sage, t'as vu ? ;

2 - Chaque fois que je me tonds les poils pubiens et que je me rase les couilles - cérémonial rare que je ne m'offre qu'avant une sortie au sauna - ça me file une trique d'enfer ;

3 - J'aime bien les plans à plusieurs. En général, ça me remplit pour plusieurs semaines. Mon mec aime bien aussi paraît-il, mais c'est chacun de son côté. Ensemble, ça serait pas possible ;

4 - S'il y a une chose que je n'aime pas, c'est bien de me faire pincer les tétons : le plus souvent les mecs se jettent dessus en croyant bien faire, or c'est chez moi une zone hyper douloureuse et pas du tout érogène ;

5 - Quand je me branle face à un mec, je peux y mettre tellement du mien que j'en chope des crampes aux lobes fessiers... Non mais tu le crois, ça ?

6 - Enfin, pour mes petites parties en solitaire, il y a un site que j'affectionne tout particulièrement, et tu vas tout de suite comprendre pourquoi : c'est le club des branleurs.

Je passe le relais (et hop !, à vous messieurs) à Anydris, L'Eléphant, Monsieur Dimanche, Chrisbi, lancelot et Alex (une façon de te signaler d'autres blogs que j'aime et dont je n'ai pas encore beaucoup parlé ici).

Ouais, je sais, je masculinise le truc, là. Mais compte tenu de ce que j'ai écrit, j'ai pas osé...

 

25 janvier 2008

tirer son coup avant ou après l'effort ?

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Je suis sûr que tu vas pouvoir m'aider sur ce coup-là, surtout que le sport, c'est un peu ton domaine (oui, oui, fais pas semblant, c'est bien à toi que je parle). Voilà donc une question qu'il m'arrive assez souvent de me poser : tirer son coup, c'est mieux avant, ou après une séance de natation ?

Comme tu le sais, parmi les petits vices qui m'accompagnent, et qui ne sont pas très loin de mes plus vieux fantasmes, j'aime à me laisser aller, dans les douches et les vestiaires de la piscine, à des érections partagées, des petites parties de touche-pipi, voire d'avantage quand le contexte le permet. (j'en parlais là)

En général, c'est après avoir fait mes longueurs que je m'y emploie. Mon partenaire, ou mon connivent, d'un clin d'oeil entendu, me dit un truc du genre : "après l'effort, le réconfort". Oh yeah !

Plus rarement, c'est dès mon arrivée, aux premières fringues enlevées, aux premières nudités observées ou éprouvées, que le désir se manifeste.

33613f519083b0033308b4af2b5345f0.jpgL'autre jour, je me suis ainsi retrouvé en arrivant sous la douche juste à côté d'un très beau garçon, brun, cheveux longs noués derrière la tête, abondamment mais élégamment tatoué : toute la cuisse gauche, un peu à la façon des Samoas, le biceps droit, et une délicate paire d'ailes partant de la raie des fesses et se déployant au niveau des reins. Nous nous étions déjà remarqués une fois précédente, mais nous avions été trop loin l'un de l'autre pour nous laisser aller.

Là, en silence, tournés vers le mur pour échapper aux regards, nous nous sommes branlés, les yeux dans les yeux. C'était bien, simple, rapide.

Et puis je suis allé nager.

En général, dans ces cas-là, ma rentrée dans l'eau est différente, totalement 9902455c6d5a2bfd690838d6294b2d65.jpgrelâchée, un peu comme si je n'avais pas besoin de m'échauffer. J'atteints d'emblée un mouvement puissant et propulsif. Par contre, je paye cash cette entrée en matière, et assez vite, je fatigue, ma nage devient poussive, et je dois reconstruire mes sensations pour aller au bout de ma séance.

En sortant de l'eau, cinquante minutes plus tard, par contre, c'est comme si les compteurs de mon désir étaient remis à zéro.

Je redeviens friand. Quel incorrigible je suis ! Avant ou après ? Du point de vue de la libido, du point de vue sportif ? Ma foi, je ne sais pas. Tu sais, toi ?

08 janvier 2008

sur les vertus de la main gauche

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Parmi les mots clés par lesquels on rejoint mon blog, j'ai remarqué qu'il y en avait deux qui revenaient fréquemment : "branlette" (normal, je lui avait consacré un éloge à ma façon ici, où j'expliquais - entre autres - que j'étais bien embarrassé avec ma main gauche dans ces moments-là) et "prépuce" (logique aussi, vu que je lui avais dédié un billet, , où j'expliquais en particulier les vertus hygiéniques de ce petit appendice bien pratique).

Du coup, parmi ces mots cléf, il y a aussi un étonnant "éloge de la main gauche".

Il se trouve que jeudi, une rencontre fugace comme je les aime a éclairé ma lanterne et m'a permis d'établir de nouveaux liens entre toutes ces notions.

J'étais encore à Aix, pour une dernière séance de natation avant le retour de vacances. A l'heure de la douche, un homme plutôt bien fait, circoncis - ici, c'est important -, plus proche de la cinquantaine que de la quarantaine, tournant autour de moi par des vas-et-viens peu discrets entre sa douche et le porte savon, se laisse magnétiser par mon érection persistante et non dissimulée et m'invite à le rejoindre dans sa cabine.
A nous deux, on s'est offert un petit Suck-it express. Il a refermé la porte derrière mois, s'est ôté le maillot, m'a à 9e892e46173fa62249c18100cc93bde1.jpgpeine laissé le temps de dérouler ma serviette, m'a attiré au niveau de son sexe qui ne bandait pas encore, et je l'ai sucé. J'aime aussi assez cette sensation du sexe qui durcit en bouche.

Bon, c'est allé très vite, j'ai jouï trés vite sans précaution particulière, à même le sol de la cabine, tandisqu'il s'est fini en se branlant, et en recueillant son sperme... dans sa main gauche. Précisément pour éviter d'en laisser partout.

Et là, j'ai compris.

Quand t'as pas de prépuce, et que tu veux rester propre, il te faut une main gauche.

14 décembre 2007

le pouvoir du prépuce

5def4a3f1d80e7ff4246d7fd226aaf05.jpgAttention, petite fiche technique à l'usage des initiés, façon manuel d'utilisation (ça fait suite à mon éloge de la branlette, ). Âmes sensibles ou cœurs à jeûn, s'abstenir, y'a un peu de trivialité dans les lignes qui suivent...

C'est un tout petit bout de quelque chose, de chair ou de peau, selon d'où on en parle, qui paraît-il ne sert pas à grand chose, au point que dans des civilisations entières, on le supprime purement et simplement à la naissance, ou dans la tendre enfance, comme ça, slash, d'un coup de couteau...

C'est bizare pour moi de dire ça, parce que ce petit bout de machin, si insignifiant, si inutile, j'ai l'impression qu'il occupe une place gigantesque dans ma sexualité. Et donc dans ma vie. Et ce depuis que je suis tout petit. Disons depuis ma puberté.

Pendant longtemps, dans mon sommeil d'enfant, à l'heure de mes premiers rêves érotiques, du bout des doigts je pinçais cet appendice, le titillais , je le faisait vibrer avec l'extrêmité de l'urètre, et cette caresse m'était devenue familière. Je pense qu'elle m'a souvent accompagné, machinalement, pour trouver le sommeil. Jusqu'au jour, où... Je me souviens exactement du jour où cette caresse instinctive s'était chargée d'une ivresse soudaine et provoqua l'expression de ce liquide inconnu et sale. J'étais allongé sur le ventre, mon sexe dirigé vers le bas, ma jambe droite à peine repliée, mon bras passant par derrière, au dessus de mes fesses, et mes doigts engagés dans cette caresse instinctive. Je n'avais pas trop su quoi faire de cette substance et de cette situation. J'avais presque 14 ans.

Il a fallu que l'expérience se répète deux ou trois fois pour que je comprenne que j'en étais rendu à un autre âge de 7847a4c8e9f71c541cb21659cd005f19.jpgma vie. Je ne laissais plus alors le hasard me diriger, je trouvais des positions plus confortables, je découvrai qu'allongé sur le dos, je pouvais user de mes deux mains, faire rouler mon gland entre le pouce et l'index à travers le prépuce. Et très longtemps, ce fut ma seule façon de me masturber. C'est quelques années plus tard, qu'instruit par quelque littérature lue en cachette, j'essayai l'empoignement et le mouvement plus classique dit de l'astiquation. Le prépuce alors protégeais mon gland d'irritations douloureuses. 

Sur un plan pratique, mécanique presque, j'ai dès l'adolescence pris l'habitude d'utiliser mon prépuce comme d'un réservoir pour contenir les effusions de sperme. Au moment de l'éjaculation, il s'agit d'en recouvrir complètement le gland, de le pincer de sorte qu'il constitue une poche hermétique, pour retenir le liquide sans laisser de trace nulle part. Le temps de tout balancer dans un kleenex ou de rejoindre un lieu d'aisance. Je m'excuse, c'est forcément un peu technique, mais j'ai toujours trouvé ça hyper pratique - et hygiénique par dessus le marché. Ca offre, dans l'exercice masturbatoire, une liberté d'éjaculation totale, presque en toutes circonstances... Ce qui ne veut pas dire, pour  rassurer les classiques, qu'il n'y a pas un plaisr plus grand, quand même, à se laisser gicler à l'air libre. Comme dans tous les sports au fond.

Enfin, voilà pourquoi j'affectionne le prépuce. Le mien, en fait. Parce que dès qu'il s'agit de chérir une tierce queue (tiens, c'est joli cette expression), prépuce ou pas prépuce, le désir est bien le même.

Putain, c'est intime, ce que je viens d'évoquer, là, non ? tant pis, je publie.

02 décembre 2007

Eloge de la branlette

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Bon, sujet à la fois banale et délicat, frivole et graveleux : mais j'ose ! Dans la version masculine, la seule que je connaisse. D'ailleurs, je ne saurais que trop conseiller à certaines dames de passer, question de réputation, ou d'aller voir par . C'est aussi une façon d'anticiper sur ceux qui se disent - et il y en a, jai eu des échos : Ah!, Oh!91, c'est celui où y'a une branlette à chaque billet ?!? Donc autant aborder le sujet frontalement, et si ça peut te rendre service, toi qui te retrouve seul ce dimanche matin, y'a pas de quoi ! En plus, c'est bon pour la santé (la preuve ici).


Pour une bonne branlette, tu le sais, y a pas besoin de beaucoup plus que de trois ingrédients : une tige, une main, un stimulant.
6c15e08383874b551f699171b422d606.jpg1/ La tige (ou le sbib, ou la teub, ou comme tu voudras - je te renvoie à un forum qui s'est déroulé fin juillet sur le blog de Fiso, et auquel tu peux accéder ici - tu y trouveras des suggestions et toutes sortes de particularismes locaux) : le mieux est de faire avec celle que t'a léguée la nature, c'est celle que tu connais le mieux, et qui te connait le mieux aussi. Ca veut pas forcément dire qu'elle est docile en toute circonstance, mais si tu te mets à son écoute, vraiment, tu dois pouvoir en faire quelque chose... Tu sais quand l'effleurer, quand la brusquer, où la frôler, par quels sentiers la tenir en tension, comment la réfreiner aussi, pour que ce ne soit jamais trop lent ni jamais trop rapide.
 

2/ La main : bon ben là, l'alternative est simple, c'est la droite ou la gauche. Moi, par exemple, a0889e9713b3b328a569e302c522ecff.jpgavec la gauche, je peux pas. Elle peut prendre brièvement le relais si la droite est momentanément occupée par autre chose, mais sinon, rien à faire. Elle peut aussi aider à caresser d'autres zones du corps, simuler une tierce présence, étonner ta peau à l'insu de ton corps... Tu peux aussi prendre la main d'un autre, mais alors là tu flirte avec le concept, c'est plus tout à fait dans la légitimité de la branlette. C'est du touche-pipi, ou alors tu es déjà dans l'acte d'amour, c'est autre chose. Ou avoir recours à un ustensil, mais c'est pas mon truc, je zappe. Donc bref, dans son principe, tu fais avec les moyens du bord, c'est même le principal intérêt de la chose...
 

8c8abe3e44ebb5e50689414f2d45adb3.jpg3/ Et le stimulant. C'est là que le jeu s'ouvre. Le stimulant, il peut n'être que dans la tête, comme quand t'étais jeune ado accroché à l'intimité de ton lit, et que tu appelais à la rescousse tes copains d'école, que tu les dessapais et que tu les contemplais à l'envie, sans comprendre alors comment leur simple présence donnait une tournure nouvelle à tes caresses. Ou alors, c'est une image fixe, une photo dans un magazine, un dessin que tu as fait en secret, un graffiti sur un mur, dans des toilettes publiques, les variantes sont infinies. L'image peut aussi être animée, c'est souvent plus efficace, mais ça épuise les fantasmes, la mécanique est souvent répétitive et c'est la limite du porno. On peut aussi sortir de l'image imprimée ou enregistrée, et avoir recours à du live. Une webcam, par exemple, les initiés se reconnaitront...! On est toujours dans l'image, l'écran protège, mais il y a déjà une dose, un petit poil d'intéraction. Ton alter réagit en fonction de toi, et réciproquement. Ca laisse une place à l'inattendu, et puis il faut s'entendre, il y a besoin d'une connivence ou de son illusion. c'est un truc qui m'amuse de temps en temps, et j'ai des partenaires de cam qui sont devenus des relations durables.

afd784d60af55773f2bd1250bd4303c0.jpgEnfin, il y a le stimulant vivant, en chair et en os, celui que tu chippes à la dérobée, que tu mâtes derrière un mûr, à une embrasure ou par le trou d'une cloison. Ou celui qui sans te toucher, en face à face, va partager ton plaisir, celui qui va se branler devant toi, en se laissant observer, nourri de ton regard, d'autres regards alentour, ou qui va même te fixer, les yeux dans les yeux. Là, ta main gauche peut rentrer dans le jeu de la stimulation, elle peut aller se poser sur ce torse en vis à vis, caresser une fesse, saisir cette autre bite qui s'offre à toi, et la masser, délicatement, éprouver cette fausse dureté de l'érection, lui arracher son sperme et ses soubressauts, et la masser encore durant sa débandade, jusqu'à te conduire à jouir, enfin, faisant de l'autre ta chose l'espace de quelques secondes.

Jeudi soir à Roger Le Gall, il portait le chiffre 07 sur son slip de bain. Il a été mon ingrédient n°03.

N'hésites pas à me dire ici quel rapport tu entretiens avec la branlette, ta fréquence, décris ta pratique préférée, comme Bas-ventre l'a fait sur son blog ... J'ai besoin de me rassurer : suis-je vraiment obsédé ?