20 septembre 2008

la culture et le prépuce

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Il n'y a pas qu'une façon d'atterrir sur un blog. Il n'y en a pas trente-six mille non plus. Chez moi, tu y arrives par trois sentiers, proportionnellement assez égaux : en requête directe, c'est-à-dire que tu a mémorisé le nom du blog ou que tu l'as inscrit dans tes favoris ; par un lien, trouvé par hasard ou en connaissance de cause sur un autre blog ; ou par des requêtes sur un moteur de recherche. Et là, je dispose avec Blog-it Express d'un petit outil de veille qui me permet de connaître les mots clés utilisés. Et de les voir évoluer.

Et donc, comment c'est-y que ça évolue, les mots clés, chez entre2eaux ? Eh! bien je n'en suis pas trop mécontent : la culture pointe, mais si mais si, la preuve par ces dernières vingt-quatre heures...

Le "prépuce" reste le roi, certes. Si j'avais su que décrire un jour l'usage que je fais de cette petite partie de mon anatomie allait valoir à ce blog presque 25 % de ses accès par mot-clé, j'y aurais peut-être réfléchi à deux fois... Difficile de dire si c'est parce que c'est un sujet qui suscite un nombre invraisemblable de recherches, ou si c'est parce que j'apparais en bonne place sur la page google (7ème, donc en première page, 4ème si on omet l'accent). Prépuce, ici, en tout cas, c'est autour de 20 connexions par jour.

brutos7329_by_HowardRofman.jpgEt la branlette, dans toutes ses variantes, notamment collectives, lui emboîte le pas. "branles entre mecs", "branlettes entre potes", "branle gay", "branlette webcam", "je me suis fait branler" mais aussi "branleur manuel", où là je sens bien que je dois des excuses à tous les Manuel de ma vie embarqués bien malgré eux dans des séances masturbatoires - que je ne crois pas excessivement intellectuelles - chez moi... excuses d'autant plus méritées que je me suis récupéré un "causse (sic) du manque de spermatozoïdes", et que ce n'est sans doute pas sans rapport avec une autre requête, "causse emmanuel". Dans les même 24 heures, pour le rassurer, j'ai aussi eu un "fiso bougrenette" et un "wajdi guerrier". Y'a pas de rapport, mais comme ça, y'en a pour tout le monde...

Plus soft, ou plus hard, il y a les parties de vestiaires : "blog mecs nus en sueur", "mecs exhibs aux vestiaires", "mecs nus dans les vestiaires", "histoire en vestiaire gay", "vestiaire+nu".

Ou les approches interrogatives - "que faire dans un sauna gay ?" ou "sauna gay comment ça se passe sous les douches ?" - et affirmatives - "suceur", "suceur de queue" (alors que je n'ai jamais écrit que sur les suceurs de roues).

Et puis c'est tout. Les autres requêtes appartiennent à d'autres sphères, j'ose dire plus culturelles, ou sportives.

En guise de transition, je citerai cette "esthétique lesbienne", en notant d'ailleurs que ce n'est pas le premier indice d'une féminisation des requêtes ("mon blog lesbien", "photo douche dans vestiaire femme nue"). Ou "une passion la natation", signe que... j'aime l'eau.

Puis arrivent "françoise Hardy", en raison de cette chanson, "estampes japonaises + bonheur" (bon, ce blog les avait plutôt associées à un triste chagrin d'amour, les estampes, mais ce renversement ne me déplaît pas, signe de rémission), "abu nuwas "ma santé"" et "pump and circumstances partition". Tiens, je te le mets en écoute là :

Et puis surtout, une requête où j'arrive number one sur google - oui, j'ai bien dit number one : "le forestier soyons amants". Et là, je suis un tout petit peu plus fier que Nicolas ou que Laurent...

19 septembre 2008

les adieux du Capitaine

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Il y avait une soirée un peu particulière, mercredi, à l'Assassin. Entre Paris-Carnet et soirée privée. Je n'y connaissais personne, sauf la fliquette de choc, qui m'y avait invité par un jeu malicieux de commentaires, sans m'en dire plus que "c'est le départ du capitaine". Le capitaine, le capitaine...?? le patron de l'Assassin ? Un blogueur commandant de bord ? L'inventeur-concepteur-manager de la blogosphère ?...

Donc en sortant de chez mon chiropraticien, je m'y rendis. Arrivé avec une petite heure d'avance, je m'offris une pinte en happy hour, m'essayai à percevoir parmi la clientèle encore clairsemée si je trouverai dans l'écoute indiscrète de quelque conversation un éclairage sur le sens de ma présence ici.

Les blogueurs étaient facilement repérables à leur allure mal rasée et une tenue plus ou moins vintage, quant aux blogueuses... Assez vite, on m'en dit plus.

Le Capitaine, c'est lui. Laurent, il s'appelle. J'allais faire furtivement sa connaissance quelques minutes plus tard, mais point trop car il fut fort sollicité. Un ancien de la blogosphère, influent c'est sûr, référent. En décembre 2002, il l'a ouvert, son Journal de bord, t'imagines ? Bon, moi, je ne connaissais pas, et j'ai alors pensé que la blogosphère, c'était comme un système solaire, avec de grosses planètes et de petits satellites, quelques poussières éparpillées et de vagues cailloux à l'orbite fuyante. On peut se tourner autour ou pas, mais on peut ne jamais s'y rencontrer.

Donc Laurent : il tient une multitude de blogs, toute une variété de genres, en fait, rassemblés sous le joli nom d'embruns, ce qui me fit lui demander, va savoir pourquoi, s'il était breton, il me le confirma.

Putain, ça impressionne le soin mis dans la gestion de ses blogs : clairs, ergonomiques, bien ordonnés, bien classés... y'a pas, il y faut du métier. Et puis malgré la diversité des sujets abordés, pas toujours consensuels, il brasse du monde. D'ailleurs, y'avait affluence, mercredi.

Mais c'est pas ce qui m'intéresse ici : si on fêtait son départ, c'est qu'il part. Et où va-t-il, je te le donne en mille : il file vivre à Montréal avec son mari. Parce que là-bas, son mariage est reconnu.

Ce qui m'a fait drôle, outre que j'ai fait la connaissance d'un autre Laurent (Ohlebeaujour) - que la fliquette avait embarqué dans son giron pour faire elle-même un peu mieux sa connaissance, après avoir joué avec lui à faire peur aux chatteurs de Blog-it - et que je crois qu'on s'est bien plu ensemble. Ce qui m'a fait drôle, donc, c'est que cette soirée célébrait le départ en exil d'un homo pour le Québec.

Et précisément le jour même, et le jour d'avant, je venais de consacrer deux billets à des homos partis s'installer au Québec : mon Laurent à moi, tout d'abord. Et puis Chiron, cet auteur-poète d'origine tunisienne, que je suis content de t'avoir fait découvrir...

Les hasards, les conjonctions, ça me fascine toujours. Merci fliquette, éclate-toi à Toulouse !

12 septembre 2008

Oh!91 fait son revival

 

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Oh!91. Pseudo étrange, conçu et né dans la même seconde, devant l'évidence d'un commentaire à déposer sur un blog, et la nécessité de lui attribuer un auteur... C'était il y a plus d'un an.

Six mois plus tard, c'est cet étrange Oh!91 qui créait son propre blog. Il y parlait de lui, de ses fantasmes, de ses émois, de ses penchants, de ses amours anciennes, de ses déchirures actuelles, de ses passions et de ses lassitudes. Il y montrait son sexe, son cul, sa tendresse pour le genre humain. Il y faisait un peu de politique.

Un pseudo, c'est comme un masque. C'est un voile, une façon de parler de soi sans être vu. Ca doit tout permettre, un pseudo, la pire mythomanie comme le plus redoutable exhibitionnisme.

Mais je n'ai aucun talent dans l'exercice fictionnel. Si je pleure, je ne sais écrire que les larmes. En colère, je ne sais que monter le son. Gai, je ne sais qu'éjaculer. Oh!91 était un paravent idéal pour tenter de vivre mon mythe. Mais je n'ai pas de mythe. Je n'ai que des utopies, et celles-là, mieux vaut ne pas les cacher.

Donc ce personnage, cet alter-sodomite, comme le qualifia un jour un cynique pour qui je n'ai aucun respect, rassemblant dans la même phrase, dans la même geste, un argument politique et une bonne pipe, concluant ses séances d'entrainement à la piscine d'une branlette à deux dans l'anonymat d'un vestiaire, s'obligeant à dépasser totalement ses hontes en t'exposant son nombril et son prépuce... c'est moi.

Certains se sont amusés à en faire une caricature. Cela m'a un peu forcé à être à la hauteur de la légende, Oh!91 avait désormais une réputation à défendre. D'où des excès. Et une déchirure, pour ne pas dire un chagrin épouvantable.

Oh!91 a alors tombé son masque de papier. Il s'est présenté à toi plus nu que jamais, délaissant son pseudo pour son identité totale. J'ai été pendant ces deux derniers moi Olivier, tout simplement. Un être triste, affaibli, un clown démaquillé, qui n'avait plus la force de faire vivre Oh!91 et préféra le tuer.

Mais la mort, en ce monde bloguesque, n'est souvent que symbolique. Oh!91 attendait sa renaissance. Il était tapi, là. Sous les douches de la piscine, il reluquait toujours, attendant le moment de s'autoriser de nouvelles érections. Du coin de l'oeil, il regardait le monde se fourvoir dans des tréfonds toujours plus sordides, son pays précéder le mouvement, et la misère humaine prospérer, et moisir.

Il sera ce week-end à La Courneuve, pour retrouver de ses amis blogueurs. On ne le verra pas tout nu exhiber une érection magistrale sur la grande scène de la fête de l'Huma, il y a peu de chance qu'il s'aventure à coincer un beau brun entre deux stands dans les allées étroites de la fête. Il essaiera comme autrefois d'être simplement lui-même.

Les faux-semblants au fond des baskettes.

22 juin 2008

le niais et le cynique

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Il parait qu'on y passe tous. Un jour ou l'autre, un peu de gentillesse aidant, tu finis par te faire cartonner. Comme ça, sans crier gare, sur un blog inconnu, que tu répugnerais de toute façon à fréquenter, tu découvres qu'une hyenne s'est acharnée sur une proie inerte, que la proie c'était toi et que la hyenne y avait fait venir sa meute.

Donc un mec de droite, un vrai, c'est-à-dire un cynique, un aigri, pétri de relents fascistes, conteste ma pensée parce qu'elle est de gauche, et mon style parce qu'il est moderne (lire ici quelques guillemets), c'est dans l'ordre des choses. Ca s'est passé  (mais t'es pas obligè d'y aller, ça pue), à propos de ce billet-là.

Moi même, au fond, je n'ai aucun scrupule à dénoncer l'esprit collaborationniste des démissionnaires de l'humanisme. Quand on se résoud à la misère, qu'on applaudit à la répression et qu'on fustige comme compassionnel tout soutien aux faibles, fusse d'un langage qui se cherche entre courtoisie facile et fausse sophistication, ou pour simplement faire du bruit avec sa bouche et dissimuler une navrante vacuité, on est un combattant de la médiocrité. Et sans le savoir un serveur de soupe aux machiavels pétainistes.

Je préfère encore être niais.

Mais pour autant, je réserve mes coups aux grands. Pour contester leur puissance. Les petits, je ne leur pardonne rien, mais je leur trouve des circonstances atténuantes... même consternantes.

13 juin 2008

la requête des vieilles dépravées

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Ça fait longtemps que je ne t'ai pas fait le coup de la requête. C'est un de mes exercices préférés quand je manque d'inspiration. Ou quand mes collègues de boulot, ou plus précisément mes supérieurs hiérarchiques adorés, qui s'y entendent, se sont attachés à m'éprouver au cours de la journée. Il y a souvent un rapport de cause à effet.

L'exercice confirme toujours la nette prédominance des navigations à caractère sexuel ; il y a des fois où émergent quelques requêtes d'intérêt culturel. C'est pas chaque jour. Je m'autorise donc à les souligner.

Bon, ces petites séries ont plutôt tendance à m'amuser. En même temps, il faut que ça t'alerte sur les capacités dont sont dotés nos mouchards, il y a finalement peu, ou pas, de confidentialité avec les usages du Web. Et je trouve que ça fait peur. Quand je pense qu'on est là à chercher à nous offrir des sphères d'intimité avec les blogs, et voilà nos manies et petites perversités étalées au grand jour... La petite séquence ci-dessous, pour amusante qu'elle soit, en est une illustration.

Hier, tout a commencé à 0h12 avec cette requête so charming (je corrige les fautes d'orthographe, parce que je ne les supporte pas) : "branler des mecs à travers un trou dans le mur" hmmm ! bon, ben on va pas se coucher tout de suite alors...

Puis à 0h21, plus sérieux : "la vie de boudiafe".  On peut filer sous la couette...

A 0h45 débarque un "BLOG BRANLE GAY". Et là, non seulement c'est plutôt sympa comme idée, enfin je parle pour moi, mais y'a comme une histoire qui commence. Parce que le gars, il reviendra avec la même requête à 0h51, à 8h43, puis le soir à 22h54 et 23h04.

Au tout petit matin, à 5h52, un fan de Wajdi, sans doute, débarque avec un "je jouis dans mes slips en cachette" (note qu'il vaut mieux que ce soit en cachette, enfin moi je dis ça...).

A 9h49, c'est le début des révisions du bac, avec "lorenzaccio explication" et à 10h26 la première pose de la matinée avec "pour branle ensemble".

La deuxième pose, c'est à 12h11, avec "recit de teub de copains". les révisions du bac m'avaient fait le même effet. Il faut dire que l'été 1982 avait été particulièrement chaud.

Tant de branlette méritaient bien, à 12h57, cet "éloge aux mains".

Le miracle, c'est que mon premier "prépuce" n'a débarqué qu'à 13h45 hier. Mais une fois dans la bergerie, il ne m'a plus lâché. Il est revenu à 13h54, 14h49, 15h22, 15h29, 16h04, 17h26, 17h34, 19h49, puis en rafale à 20h52, 20h56, 21h44 et 22h00. Dire que j'avais écris un jour que j'aimais mon prépuce... Mais la preuve est là : c'est le prépuce qui est dingue de moi !

Entre temps, à 14h24 et 14h55, c'est "entre2eaux" qui s'est rappelé à moi. Un pote, sans doute, salut à toi, qui que tu sois.brutos6395.jpg

A 15h41, la lutte contre le coup de barre de l'après midi commence avec "branlette entre mecs". Je confirme, c'est efficace.

A 16h22, on commence à planifier ses "vacances naturistes".  Pourquoi pas ?

Et à 16h29 commencent les premières introspections, avec "partagions la même chambre - frère". Et sa déclinaison incestueuse à 18h34, "branle entre frères", prévisible compte tenu des trois requêtes précédentes : "branlette massage" à 16h37, "raconte tes explois sexuels" à 17h01, et à 17h44, "je bande gay".  (comme si il y avait une façon hétéro de bander, enfin bon...)

Nouvelle pause culturelle en access prime time avec à 18h58 "omayma khalil la chanteuse", puis un peu de politique à l'heure de l'apéro, comme à la bonne époque, avec à 19h26 "noyau de résistance".

Ce qui est impensable, à l'heure du coup d'envoi d'Autriche-Pologne, c'est ce "sites de vieilles dépravées" à 20h43, lancé là un peu comme une énigme... 

Mon petit favori a débarqué à 22h08 ("mecs vestiaires nus"), suivi à 22h23 de son ingrédient naturel ("la vérité lune"). J'en profite pour te rappeler qu'elle n'est plus croissante que pour quelques jours, la lune, et qu'elle sera pleine le 18, mercredi.

La deuxième incursion féminine, un tout petit peu plus ragoûtante que la première, intervient à 22h27, avec un "femme nue sous l'eau" qui me rappelle mon petit balet sensoriel d'avant-hier au soir (oups, je m'étais juré de ne rien en dire !...)

Et puis à la nuit tombée, c'est la jeunesse qui se lâche, normal, on a tous connu ça : 23h13, "vive la branle", 23h30 "branlette entre ados", 23h40, "hommes se branlent devant webcam" et 23h42 "branle gay"

10 juin 2008

l'espérence et le sursis : mon 2.000ème commentaire

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"Et chaque jour nous rapproche un peu plus de nos buts ... Comme chaque jour nous rapproche un peu plus de notre propre fin... Et chaque lendemain est une nouvelle étape d'espérance et de sursis [...]"

Bon, on peut jamais savoir où et comment ça tombe. Mais compte tenu de la note à laquelle il était consacré, il était peu probable que ça nous ferait un commentaire joyeux. Celui-ci, on le doit à Céphée, dont le blog poétique balance entre esthétisme et surréalisme.

(Note qu'on a eu du bol, par ce qu'à un près, Anydris nous faisait un 2.000ème comme ça : "...................")

Par chez elle, ces jours-ci, on pouvait trouver, sous le titre "Les mauvaises langues diront gare au scandale..." cette petite devise, qui semble presque m'être dédiée :

"Les amours clandestines ont une saveur de fruit défendu particulièrement
agréable au palais non !?..
"

sieff35c.jpgAinsi que ces quelques vers d'un haïku et son illustration, que je reprends tels quels, avec un gros clin d'oeil à Saiichi :

Haïku livide ...

Tomber de son lit,
Méli-mélo, vague l'esprit !
Un las sable pli [...]

Autrement, le 1.000ème, on l'avait du à un grand timide, pas moins poète, mais qui n'a plus refait trop d'apparition par ici, et dont le blog a semble-t-il fermé depuis. Bah! C'est la vie...

07 juin 2008

La vérité de la pleine lune (ou comment j'ai niqué balmeyer)

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Bon, je m'étais trompé. Ca peut arriver à tout le monde. J'avais cru, à quelques événements sensoriels il y a un peu plus d'un mois, que la lune était dans un cycle croissant. Et sans l'avoir vu de mes yeux, mais m'étant référé à un calendrier que j'avais lu à l'envers, ou m'étant trompé d'année, je m'étais ici même enfermé dans mon erreur.

Or, la lune est seule à connaître sa vérité. Son mystère. Il vaut donc mieux la voir pour la connaître. Les Musulmans l'ont bien compris, d'ailleurs, qui aiment entretenir le suspens sur le jour exact de la sortie du Ramadan. J'avais donc été victime d'un surcroît de chaleur, une sorte d'arrivée impromptue de l'été, d'un beau début de mois de mai. Et j'ai pu vérifier à cette occasion que l'effet chaleur soudaine n'est pas moins radical que l'effet lune.

La dernière pleine lune, c'était donc en fait dans la nuit du 19 au 20 mai. Et une fois de plus, elle n'avait pas menti.

C'était un lundi soir, donc, au début de la nuit. J'étais dans une forme resplendissante. Une petite pointe dans l'épaule droite, qui me faisait craindre un début de tendinite, mais de l'énergie à revendre, de la sérénité, j'ai nagé mille mètres sur le dos, puis mille encore en crawl, brasse et papillon. La présence de ces corps nus comme en apesanteur, dans ce grand bassin calme de Roger Legall, m'était une évidence.brutos7946_BillDerringer.jpg

Avec un gars bien bâti, à la queue épaisse, un rien stressé par le contexte et du coup très attentif à notre discrétion, nous nous sommes enfermés dans une cabine. Il m'a enfilé une capote pour me sucer, une capote colorée et parfumée. J'ai débandé en pensant à Oh!91 (les aventures de balmeyer étaient encore toutes fraiches à ce moment là). Ca m'a fait chier que ces histoires de blog se permettent de surgir au milieu de quelque chose. Je me suis ressaisi en le caressant, puis en le suçant je me suis branlé dans la capote. Il y avait à la fois l'épaisseur exceptionnelle de sa queue, et puis malgré son apparence robuste, ce rien de fébrilité à faire une chose interdite dans un lieu interdit. Du coup, j'ai joui jaune fluorescent, abondemment, et sans qu'il n'y ait rien à nettoyer (juste hop ! pic, poc, poubelle !). Tu le crois ? Il en était heureux et fier, mais n'a pas souhaité aller plus loin.

J'ai vite recommencé à bander sous les douches. Car Yves d'abord s'y trouvait, puis Sylvain. Nous nous sommes caressés très simplement en nous savonnant les dos. A trois, nous étions tour à tour savonneurs, savonnés, parfois pris en sandwich. Sylvain nous a brutos6386.jpgappris qu'il allait commencer une formation de masseur. Je ne sais pas grand chose d'Yves, si ce n'est qu'il a l'intention de prendre l'initiative d'un dîner pour faire mieux connaissance. J'ai aimé laisser sa queue savonnée en érection me glisser des mains tout en me plaquant contre son dos. Du monde arrivait dans les douches, pleins de regards complaisants, j'y ai vu parmi les autres mon premier amant de la soirée, le regard vague que je devinais envieux de cette liberté que nous nous offrions. Je n'ai pas voulu aller plus loin avec eux, ne sachant pas de quelle énergie la pleine lune me laisserait disposer encore pour ma nuit avec Saiichi.

C'est le moment où j'étais étouffé par le boulot, mais où Igor étant parti pour quelques jours en Autriche, je retrouvais Saiichi chaque soir. Il m'avait préparé à manger. Avec Saiichi, nos corps s'électrisent l'un l'autre, nous nous aimantons, toujours, nous ne pouvons être l'un près de l'autre sans que nos mains n'aient besoin de rencontrer nos membres, nos peaux. Ce soir-là, j'ai eu un plaisir infini à lui faire l'amour, j'aurais voulu qu'il me prenne (putain de dos qui le handicape !), mais rien que de me l'imaginer sous la douceur de ses caresses, la vigueur de ses doigts... J'ai été surpris de l'abondance de mon sperme. Oh!91 n'est pas venu me hanter, balmeyer était niqué, tout comme ses avatars ! Saiichi, tout en maîtrise, a joui aussitôt après moi, comme d'habitude, presque sur commande.

Cette vérité de la pleine lune est à nouveau en formation, prépare-toi, la prochaine est pour le 18 juin. D'ici-là, je te laisse profiter de son cycle croissant, on est en plein dedans.

17 mai 2008

six roses à fleur de plume

1858805036.gifAnonymat? Discrétion ? Simple humilité ? Certains ont préféré m'adresser un message personnel, pour ce presque anniversaire des six mois, plutôt que de laisser un commentaire sur le blog. Je vais donc respecter leur anonymat, me contentant de reproduire leurs mots. J'espère qu'ils me pardonneront cette transgression, en tout cas, j'en profite pour les remercier d'une voix claire.

Il y a d'abord celui-ci, déposé dans ma boîte mail :

"Qu'il soit jardin secret ou exutoire, lieu d'échanges ou de rencontres, défouloir ou quête de reconnaissance un blog ne devrait avoir d'importance que pour celui qui l'a créé...et ce ne serait même pas une forme d'égoïsme ou de narcissisme, or il en va autrement, la réponse serait-elle comportementale ou dans l'air du temps?

Je rejoins L'éléphant, je crois que vous avez répondu à vos questions...mais vous devez le savoir :)

Gardez intacte votre "liberté d'écriture", vous avez vos mots à fleur de plume, c'est si rare.

Bon "six mois" à vous deux ou à vous tous, je vous en souhaite encore plein d'autres."

Et puis il y a celui-là, déposé sur mon lit à côté de six roses :

"Merci Oh!91 de m'avoir fait partager six mois de ta blogosphère, de m'avoir rempli d'une émotion si variée : la joie, la tristesse, la colère, la nostalgie, la nature, la mer, la rivivère, la montagne, l'endroit où j'étais, l'endroit où j'irai...
Les six mois qui se transforment en six roses...
"

Il y a aussi ceux qui mobilisent leurs propres outils, et leur notoriété, et leur talent, et leur gentillesse. J'en suis tout autant esbaudi. Balmeyer lance avec ces mots le pilote d'une nouvelle série sur les supposées aventures d'un certain Oh!91 :

"Oh !91 est un blogueur exquis. Je suis envieux de sa configuration, on dirait une sorte de téléphone portable très compliqué, tant il arrive à intégrer au sein d’un même (simple) appareil des fonctionnalités très hétéroclites. Dans le même paquet, vous avez droit à une plume pleine de grâce, d’élégance, un engagement politique d’une précise et sportive fermeté, un rapport au corps et au sexe fraîchement salutaire, et bien sûr une pratique de la gentillesse quasi sensuelle. Oh!91, on a un petit peu envie de le cloner pour peupler les colonies futures des prochains systèmes solaires."

Que c'est bon, d'être aimé.

Mais pour garder les pieds sur terre, et ramener les choses à leurs justes places, heureusement, il y a aussi des âneries qui se partagent :

"Suivez le raisonnement.
Petit 1 : l’anniversaire du blog d’Entre 2 eaux.
Petit 2 : une envie pressante de consulter l’âge de mon blog.
Petit 3 : une envie pressante de pisser.
Petit 4 : aller pisser chez les autres.
"

Sur ce, je te laisse.

16 mai 2008

Six mois de subvertion

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Ce blog a six mois aujourd'hui.

C'est quoi, la durée de vie moyenne des blogs ? Et  c'est à combien, leur âge de raison ? Quand est-on dans l'expérimentation ? Et quand dans la vitesse de croisière ? A quoi juger s'il joue un rôle ? Ou s'il n'en joue plus ? Pourquoi tu y trouves quelque chose, au point d'y revenir ? pourquoi d'autres s'échappent à toute jambe ? Est-ce important d'être lu ? Ou dérisoire ? Y a-t-il une utilité à tout ça ? Je crois que oui, mais de quelle ordre ?

Une fenêtre ? un lien ? Un zoom sur la vie ? Une façon d'être dans la parole, un acte de résistance ? La soumission à une mode ? Une compétition ? Une façon d'exister, de s'affirmer ? D'avoir un pied ailleurs que dans la vie ? Une fuite, en somme ? L'espérance d'un ailleurs ? Cette maison d'hôte avant l'heure, le contre-point en contre-jour ? Une anti-dote à l'habitude, une façon d'éviter les sorties de route ?

Ce blog a été ouvert dans l'anonymat total. J'y reviendrai. Je n'avais mis que deux de mes amis dans la confidence. Deux amis rencontrés eux même dans l'univers bloguesque, et donc déjà rompus, d'une certaine façon, à ma façon gentiment impudique d'exposer des bribes de ma vie. A cette "liberté de parole" que me jalouse - à tort - Manu, et qui était possible du fait même de cet anonymat.

Puis nous avons commencé à nous voir, à nous parler. Parfois à nous aimer. Désormais, tu me lis et fais partie de mon intimité. Tu es à la fois sujet et objet. Tu observais mes infidélités, tu les subis aujourd'hui. Tu t'amusais de mes petites perversités, de mes branlettes ou de mes touche-pipi improbables, voilà que tu pourrais aujourd'hui y voir de l'inconséquence ou de l'abandon.

Ton regard s'est subverti. Comment ma langue n'en serait-elle pas corrompue ?

Je me fais un devoir de rester dans cette "liberté d'écriture". Au risque de te choquer, ou de te lasser. C'est  une façon pour moi de rester fidèle à l'intention originelle, d'éprouver ma capacité à lutter contre cette corruption-là.

C'est peu dire que ma vie a connu des chamboulements depuis le début de cette aventure. J'y ai gagné du détachement, la conviction de ce que le plus important à réussir dans sa vie, c'est sa vie (merci à toi de m'avoir donné cette clé). Et de ça, je reparlerai.

21 avril 2008

une semaine dans la vie d'un blog

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Le nouvel outil statistique que j'ai installé sur mon blog il y a de celà quelques semaines, sur les conseils de Nicolas, commence à porter ses fruits. Il me permet de jouer un peu, à l'heure de la sieste avec mes visiteurs du vent.

Je lui ai demandé de me sortir les mots clés par lesquels on est arrivé jusqu'à mon blog ces derniers jours via les moteurs de recherche. Je suis plutôt pas mal instruit par ses résultats :

En sept jours (de samedi 0 h à samedi 0 h), 88 mots clés ont conduit jusqu'ici :

J'exclue d'enblée les quatre qui sont pipés, ceux de mes amis, ou connaissances (salut à eux), qui pour des raisons qui leur appartiennent préfèrent pour me rejoindre passer par google que par leurs favoris (seiji violoncelliste, entre2eaux, funde reivax, et oh entre deux eaux). A eux quatre, ces mots clés m'ont valu 76 visites.

Après, on rentre dans le vif du sujet.1163520554.jpg

Champion toutes catégories, avec ou sans accent, mais toujours sans article, le prépuce : 45 visites, sans compter, dans la même veine, les saloperie de circoncision, photo petite bite rasée cisrconcise, comment dérouler prépuce enfant, circoncis naturiste, branler circoncis, et même "blog des prépuces", comme si c'était un titre, ça, la mère de toutes les batailles : Oh!91, le père de tous les prépuces ! Si j'avais su provoquer ça en parlant un jour d'un petit détail anatomique anodin et des services qu'il me rendait. J'ai envie d'ajouter dans cette liste, le réservoir de Passy, même si pour le coup, là, ça fait un sacré prépuce !

Ensuite, on trouve - logique - la thématique de la masturbation, dans ses formulations les plus poétiques, du genre : technique de branle, blog branlette masculine, bonne branle entre vieux (pourtant...), branle aux vestiaires (alors là oui !), branle entre garçons, branle entre mecs, branle gay blog, branler circoncis (bis), je la branle, branlettes à deux (un truc que j'affectionne), branlettes douches (tout comme ça), comment branler un mec, plus précis : comment on fait pour branler un garçon (je t'épargne les fautes de syntaxe, c'est dingue, y'en a qui mettent un roman dans leur recherche google...), sauna branle première fois, vestiaire branler, et même pratiques onanistes, pour les plus raffinés.

Ensuite vient Lorenzaccio, commentaire de Lorenzaccio, de quoi parle lorenzaccio, lorenzaccio gérard philippe, preuve que ce blog est également un haut lieu de culture.

J'en veux pour preuve qu'on y trouve aussi Abou Nouasse ou Nouasse, et c'est pas donné à tout le monde de connaître ce grand poète arabe. C'est un résultat méritoire, d'ailleurs, parce que je n'en ai encore jamais parlé, ça ne reste qu'un projet. Mais la culture orientale ne s'arrête pas là, puisque dans la liste, on trouve Marcel Khalifé ya bahariyyeh et Omayma Khalil.

Budapest apparaît aussi une valeur sûre, dans le registre plan+tramway (moué), appartement gays ou gay friendly (quand même), ou plus cruement Budapest sexe.

916546586.jpgPour le reste, c'est un peu à l'avenant : mais avec une vraie place pour l'eau ou la nage : bain saunas, baise dans l'eau, laure manaudou troisième nageoire, nager nue en mer, piscine roger legall paris, savon dans douche de mec (ah ! le classique !)

Quelques sujets spécifique ont été décelés, ce qui me fait évidemment plaisir, parce qu'ils correspondent à de vrais centres d'intérêt pour moi : robert Davezies, gran Scala, déesse des eaux, c koi l'ambition, crâne de hottentot.

Enfin, des coups d'épé, parfois limite dégueu, parfois incompréhensibles, parfois pleins de poésie. D'ailleurs : yeux noisette, trois mois, texte cicatrice, tatouage d'ailes, sof° infidélité (M., fais gaffe à ta copine), sarkosiland, qui aime avoir le pubis homme rasé, premier sauna sperme récit, parole d'une courte scène entre deux hommes, je voudrais qu'on me prenne par derrière (moi aussi, tiens, mais je passe rarement par google pour ça), je t'aime avec un grand a blog (oui, Patrick, j'oublie pas, je rame, c'est tout !), etre deux (d'ailleurs, tu vois !...), coin chaud entre les jambes, blogs naturistes, blog sauna hétéro, et, last but not least : papy baise mami.

Moralité, heureusement qu'il y a des visiteurs réguliers pour réhausser le niveau, parce que les surfeurs de hasard, c'est vraiment souvent raz des pâquerettes ! Je te dis merci ?

dernière minute

Avant de poster mon billet, je consulte les mots clés de ces toutes dernières heures. Je les cite aussi, malgré la triste désoltation la branlette du 4 à 8, parce qu'ils vont malgré tout me permettre de te renvoyer sur deux de mes billets parmi ceux que j'aime le plus :

Au milieu de mes habituels blog première au sauna (15h 11), plonger sexy (15h 21), plusieurs façons de se branler (16h 14), branle masturbation (16h 20), branlette manuelle (17h 21), branlette main (18h 54), PREPUCE (en majuscules pour de vrai, à 18h 54), branle entre voisins (19h 20), branlette douce (19h 46), je bande gay (20h 34), et aire de repos gay (21h 10) - comme quoi, on est vraiment en période de pleine lune ! - j'ai trouvé puybrun, qui renvoie à ça, et castelet pour marionettes, qui renvoie à ça.