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07 septembre 2008

victime de la voiture-balai

 

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J'ai été victime d'une voiture-balai : une vieille "chaîne de blog" d'avant le mois d'août paraît-il, revenue à la mémoire de balmeyer, et qu'il m'a refilée, dixit, comme une chtouille (mais pas qu'à moi, tant qu'à faire). Comme chtouille, à bien y réfléchir, autant vaut ce "tag du manger" qu'autre chose.

Alors je m'y colle (histoire de gagner du temps, mes autres billets sur le feu ayant besoin de mijoter encore une peu).

Un aliment ou un produit que je n'apprécie pas du tout : La betterave rouge : je m'en suis expliqué en long, en large et en travers, et je ne m'y suis pas fait que des amis.

Mes trois aliments favoris : le foi gras (mais attention : surtout mi-cuit !), la cari de veau (de ma maman) et la crème de marron (s'il s'agit de Clément Faugier, à l'exclusion de tout autre).

Ma recette favorite : la soupe de haricots au lard à la hongroise. Ca tient au corps, mais comme l'automne nous arrive à toute vitesse....

Ma boisson de prédilection : le pamplemousse pressé.

Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait : un truc avec du homard. Va falloir que je m'y essaye un de ces quatres...

Mon meilleur souvenir culinaire : ça c'est le plus dur, parce que quand il est culinaire, le souvenir est toujours bon. Je pourrais évoquer ce mezzé géant pour célébrer la fin de notre camp de vacance au Liban, en 1991, avec une trentaine de jeunes des deux pays. Peut-être pas le plus raffiné des mezzés auxquels j'ai été convié, mais la fraternité qu'il y avait dans les heures de préparation, à hâcher le persil, à couper les oignons ou les aubergines, à disposer les plats, les rires et les chants qui l'entouraient et les souvenirs que ces rencontres nous laissaient sont tellement inclassables...

S'il y a encore des courageux qui sont prêts à s'y mettre, moi au hasard je renvoie la patate à Olivier Autissier (rapport à la betterave, et parce que quelque chose me dit qu'il a quelques turqueries à nous raconter sur le sujet), Fabrice M. (rapport à la panse de brebis farcie), jeandelaxr (pour l'aider à nous pondre des billets un poil plus longs), Incompréhensions (parce que sans bien la connaître, quelque chose me dit que question gourmandise...) et fauvette (parce que j'ai pas souvenir l'avoir lu participer à une chaîne, et que ça lui donnerait l'occasion de nous parler de ses vacances, tiens)

02 septembre 2008

un quatuor

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Il n'a pas besoin de moi pour être lu. Blogueur efficace, connu, reconnu, influent, j'ajoute charmant et sympathique (c'est une petite touche personnelle, parce que je ne peux pas m'en empêcher), il vient de pondre son quatuor : une série de quatre billets sur les cordes, ces instruments à timbre qui font vibrer les poitrines de l'intérieur.

Dans ce style décalé qu'on lui connaît et qu'on aime, il aborde avec pathétique le triste sort de l'alto, complaisance et envie celui de la contrebasse, il fait du violoncelle une épopée, ce qui, crois-moi, n'est pas loin de la vérité, quant au violon, le héros impérialiste de la bande, il nous le livre version Buster Keaton. C'est caustique et authentique, alors je ne résiste pas au plaisir de m'y arrêter et de t'y renvoyer.

Ca me rappelle en décembre dernier quand, au théâtre Renard, avec ma copine Fiso, nous étions allés voir la Contrebasse, monologue de Patrick Süskind dit par Fred Tournaire : sur une des répliques les plus poignantes (reproduite ci-dessous), lapsus navrant, le comédien substitua son solo par un sodo avant de se reprendre. Fiso partit en vrille pendant plus de dix minutes, et je ne sais pas comment il put finir son texte avec cet incompressible fou rire à moins de trois mètres de son nez...

Y'a pas à dire, pour être comédien, il y faut du métier.

Moi, je garde néanmoins et pour longtemps l'essentiel de mon affection au violoncelle. Tu sais pourquoi.

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"Je connais un type qui a eu une liaison avec une chanteuse pendant un an et demi, mais c’était un violoncelliste. Il faut dire qu’un violoncelle, c’est moins encombrant qu’une basse. Cela ne prend pas autant de place, entre deux êtres qui s’aiment. Ou qui voudraient s’aimer. Et puis il y autant de pages qu’on veut pour violoncelle solo (côté prestige, maintenant) : le concerto pour piano de Tchaïkovski, la quatrième symphonie de Schumann, Don Carlos, et caetera. Et pourtant, je peux vous dire que ce type s’est fait complètement bouffer par sa chanteuse. Il a fallu qu’il apprenne le piano, pour l’accompagner. C’est elle qui l’a exigé, ni plus, ni moins ; et lui, uniquement parce qu’il l’aimait… en tout cas, ça n’a pas traîné, il s’est retrouvé répétiteur attitré de la femme qu’il aimait. Un répétiteur lamentable, du reste. Quand ils travaillaient ensemble, elle l’écrasait complètement. Elle l’humiliait littéralement ; c’est ça, la face cachée de la lune de miel. Avec ça, côté violoncelle, c’était un bien meilleur virtuose qu’elle, avec sa voix de mezzo ; bien meilleur, aucune comparaison. Mais il fallait absolument qu’il l’accompagne, c’est lui qui voulait absolument jouer avec elle. Et, pour violoncelle et soprano, il y a peu de choses. Très peu. Presque aussi peu que pour soprano et contrebasse."

La Contrebasse - Patrick Süskind

07 juin 2008

La vérité de la pleine lune (ou comment j'ai niqué balmeyer)

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Bon, je m'étais trompé. Ca peut arriver à tout le monde. J'avais cru, à quelques événements sensoriels il y a un peu plus d'un mois, que la lune était dans un cycle croissant. Et sans l'avoir vu de mes yeux, mais m'étant référé à un calendrier que j'avais lu à l'envers, ou m'étant trompé d'année, je m'étais ici même enfermé dans mon erreur.

Or, la lune est seule à connaître sa vérité. Son mystère. Il vaut donc mieux la voir pour la connaître. Les Musulmans l'ont bien compris, d'ailleurs, qui aiment entretenir le suspens sur le jour exact de la sortie du Ramadan. J'avais donc été victime d'un surcroît de chaleur, une sorte d'arrivée impromptue de l'été, d'un beau début de mois de mai. Et j'ai pu vérifier à cette occasion que l'effet chaleur soudaine n'est pas moins radical que l'effet lune.

La dernière pleine lune, c'était donc en fait dans la nuit du 19 au 20 mai. Et une fois de plus, elle n'avait pas menti.

C'était un lundi soir, donc, au début de la nuit. J'étais dans une forme resplendissante. Une petite pointe dans l'épaule droite, qui me faisait craindre un début de tendinite, mais de l'énergie à revendre, de la sérénité, j'ai nagé mille mètres sur le dos, puis mille encore en crawl, brasse et papillon. La présence de ces corps nus comme en apesanteur, dans ce grand bassin calme de Roger Legall, m'était une évidence.brutos7946_BillDerringer.jpg

Avec un gars bien bâti, à la queue épaisse, un rien stressé par le contexte et du coup très attentif à notre discrétion, nous nous sommes enfermés dans une cabine. Il m'a enfilé une capote pour me sucer, une capote colorée et parfumée. J'ai débandé en pensant à Oh!91 (les aventures de balmeyer étaient encore toutes fraiches à ce moment là). Ca m'a fait chier que ces histoires de blog se permettent de surgir au milieu de quelque chose. Je me suis ressaisi en le caressant, puis en le suçant je me suis branlé dans la capote. Il y avait à la fois l'épaisseur exceptionnelle de sa queue, et puis malgré son apparence robuste, ce rien de fébrilité à faire une chose interdite dans un lieu interdit. Du coup, j'ai joui jaune fluorescent, abondemment, et sans qu'il n'y ait rien à nettoyer (juste hop ! pic, poc, poubelle !). Tu le crois ? Il en était heureux et fier, mais n'a pas souhaité aller plus loin.

J'ai vite recommencé à bander sous les douches. Car Yves d'abord s'y trouvait, puis Sylvain. Nous nous sommes caressés très simplement en nous savonnant les dos. A trois, nous étions tour à tour savonneurs, savonnés, parfois pris en sandwich. Sylvain nous a brutos6386.jpgappris qu'il allait commencer une formation de masseur. Je ne sais pas grand chose d'Yves, si ce n'est qu'il a l'intention de prendre l'initiative d'un dîner pour faire mieux connaissance. J'ai aimé laisser sa queue savonnée en érection me glisser des mains tout en me plaquant contre son dos. Du monde arrivait dans les douches, pleins de regards complaisants, j'y ai vu parmi les autres mon premier amant de la soirée, le regard vague que je devinais envieux de cette liberté que nous nous offrions. Je n'ai pas voulu aller plus loin avec eux, ne sachant pas de quelle énergie la pleine lune me laisserait disposer encore pour ma nuit avec Saiichi.

C'est le moment où j'étais étouffé par le boulot, mais où Igor étant parti pour quelques jours en Autriche, je retrouvais Saiichi chaque soir. Il m'avait préparé à manger. Avec Saiichi, nos corps s'électrisent l'un l'autre, nous nous aimantons, toujours, nous ne pouvons être l'un près de l'autre sans que nos mains n'aient besoin de rencontrer nos membres, nos peaux. Ce soir-là, j'ai eu un plaisir infini à lui faire l'amour, j'aurais voulu qu'il me prenne (putain de dos qui le handicape !), mais rien que de me l'imaginer sous la douceur de ses caresses, la vigueur de ses doigts... J'ai été surpris de l'abondance de mon sperme. Oh!91 n'est pas venu me hanter, balmeyer était niqué, tout comme ses avatars ! Saiichi, tout en maîtrise, a joui aussitôt après moi, comme d'habitude, presque sur commande.

Cette vérité de la pleine lune est à nouveau en formation, prépare-toi, la prochaine est pour le 18 juin. D'ici-là, je te laisse profiter de son cycle croissant, on est en plein dedans.

21 mai 2008

Oh!91 au Pays de l’Or Noir

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Bon, ben je dois l'admettre, je suis pris à mon propre piège. Il fallait que ça arrive. A force de m'essayer à quelque chose qui serait une sorte d'intégrité d'écriture - et de démarche - à force de vivre une sorte d'inadvertance sexuelle, et d'en parler, je suis rattrapé par ma propre caricature. Balmeyer a lancé la légende, et force est de constater qu'il a réussi à bien faire se marrer tout le monde.

Et voilà que Zarxas reprend le personnage à son compte, dans un récit qui valait plus qu'une simple parution dans un commentaire. Bon, du coup, je suis mal, moi qui avait en préparation un récit plus vrai que nature sur la pleine lune de lundi dernier... En même temps, ça tombe bien, je n'avais pas trop de temps pour le finir là tout de suite, alors en attendant la suite des aventures de Oh!91 chez Balmeyer (c'est pour samedi soir, à minuit), je te propose de découvrir ici le récit de Zarxas :

(Comme quoi je ne suis pas bégueule).

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112388950.jpgTu te demandes ce que je fais tout seul en plein désert libyen. Je suis venu prospecter du pétrole pour une joint venture socialiste et fraternelle entre le Val-de-Marne et la Jamahiriya Populaire. Mais Fiso a compulsivement taxé mon portable avec GPS pour sa collection et j’erre désorienté sur les dunes, vague après vague.

Que ne suis-je resté entre deux eaux ! Sur ce fait, qu’aperçois-je ? Mais c’est la piscine de Roger Legall, fort à propos délocalisée en plein Sahara, où de jeunes et fournis éphèbes du désert nagent en me faisant signe !

J'accoure, je plonge ! Las, ma gorge, doublement assoiffée à la vue des adolescents bédouins naturistes reste désespérément sèche, mon visage dans le sable. "Relève-toi, étranger, et monte !" ouïe-je, fort surpris d’entendre céans cet arabe marocain populaire mâtiné d’accent parisien banlieusard. Je lève lentement la tête, incrédule. Mais ce n’est pas une vision : ma main tremblante me prouvant la réalité du dromadaire devant moi, monté avec noblesse par un fier homme du désert aux yeux noirs, perçants et pourtant rieurs. A son invitation, je retrouve toute ma vigueur et monte prestement sur sa croupe (du dromadaire). Il m’explique que je serai son hôte dans son camp, proche. Je l’en remercie profusément et me présente ; il me répond se nommer WajDi.

Par Karl et Freiderich ! Mon émotion, à son comble, unie à la perception de son corps fin, dur et souple sous les vêtements amples, et la démarche de l’animal, ressuscite mes sens et mes organes, ce qui semble n’incommoder nullement mon généreux sauveur. Nous nous dirigeons droit vers sa somptueuse tente caïdale, parmi les joyeux cris de bienvenue et les premiers accords des musiciens.

A l’intérieur, un serviteur nous apporte le thé sur un plateau d’argent raffiné puis s’efface, me laissant seul avec mon héros. Il garde son turban et son écharpe : je ne connaîtrai pas encore son mystérieux visage. Ce n’est qu’alors que je remarque, à côté de la théière, les pièces disposées sur la table : "Vous aimez les échecs ?", m’exclame-je. "Certes", me répond-il, "désirez-vous jouer avec moi ?" "Oh, oui !" Alors que débute notre face à face silencieux, j’observe, au-delà de l’échiquier, que les vêtements lâches de mon hôte se tendent en leur partie centrale avec plus de force que sa tente caïdale. "Sidi WajDi, vous disposez là d’une fort belle pièce maîtresse", lui dis-je. "Vous de même, noble étranger", me répond-il, "Jouons donc une partie plus intime". Nous procédons à nous branler, au rythme des darboukas dont les échos nous parviennent feutrés, et dont l’accélération conduit notre transe sexuelle à son paroxysme : nous jouissons, de longs jets puissants, fournis.

Dans l’air du désert, nos spermes libérés se dessèchent en deux jets de sable dont les volutes s’entremêlent en de folles arabesques, tels deux serpents charmés par le son de la ney. C’est charmant, mais c’est fastidieux à nettoyer.