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26 juillet 2011

la cure

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Sortie de la piscine, samedi, il est presque 16 heure. Deux gars, la quarantaine environ, minces mais patauds, perdus plutôt, et gênés. Il pleut. Ou presque, je ne sais plus. Ils sont dehors et me voient sortir, les alentours sont déserts. Ils cherchent les bains Király, ils ne savent pas trop comment l'expliquer, alors ils me montrent une feuille imprimée d'un site Internet, d'une page dont je perçois parmi les mots du titre : Gay et Budapest. Ils ont l'air espagnols. L'un d'eux baragouine un peu d'anglais, l'autre non. Ils se concertent dans leur langue. A leur accent, à leur taille, à leur bouille ronde, je les soupçonne plutôt d'être latinos. Le taxi les a déposés là, mais je leur dit que c'est de l'autre côté du pont. Ils sont dépités, alors je leur explique que c'est fini, de toute façon : les bains Király, ce n'est plus un lieu gay. C'est mixte, désormais, chaque jour de la semaine, et les week-ends aussi. C'est fini. Je propose des mots à cette situation absurde : changement de politique, homophobie... Ils blêmissent, se parlent entre eux, je n'y comprends rien. Mon bus arrive. Je voudrais aller au Rudas. Je leur dit qu'au Rudas, oui, il est encore possible de s'y retrouver entre hommes, mais que ce n'est pas d'abord un lieu gay, qu'il faut faire attention. Le bus s'arrête à la station, je leur propose de monter, de me suivre. Hésitation, incompréhension. Ils ont visiblement besoin de faire un point ensemble, ne sont pas prêts pour un voyage aventureux, je cours vers le bus et les abandonne. Ils n'étaient pas mon type.

Ils ont bien fait de ne pas me suivre : le Rudas est en version mixte aussi les week-end, déception. Les samedis et les dimanches, question bains, il ne reste aux gays que leurs yeux pour pleurer, et sans doute le Gellért pour patauger en secret. J'essaierai peut-être demain.

Le lendemain, je n'essaie pas. Pas envie. Pas de goût.

Je ne sais plus vraiment ce que je cherche à Budapest. A traiter mon cœur, mon sexe, ma tête, à soigner mon dos, à retrouver mon corps, mon plaisir, mon désir, je ne sais plus. Je ne sais pas. Budapest, c'est ma cure de tout, ma cure de rien.

J'ai encore nagé 2.000 mètres hier midi. C'était lundi. Encore une fois seul dans ma ligne d'eau. Seul avec ma ligne bleue. J'ai retrouvé mon rythme, c'est déjà ça. En sortant de la douche, je me suis vu nu dans la glace, et je me suis trouvé beau. Sexy. Attirant. J'ai longtemps touché le bourrelet qui m'obsède. Il commence à se fondre dans ma peau, dans mon abdomen. Mon corps réponds donc aussi. Le corps, le rythme. Ce séjour n'est pas perdu. Mon mal de dos est très atténué depuis hier matin. Peut-être la nage, les muscles qui reprennent le dessus. Ou alors le lit, que je viens de changer. Ou alors les premiers effets des thermes, fréquentés jusque là en famille avec Bougre.

Bougre, reviens ! Reviens, s'il-te-plaît !

Je déprime.

budapest,gay;thermes,thermalisme,hongrie,déprime,impuissance,bains király,bains rudas,l'eau des rêvesLundi. J'ai nagé et me voilà au Rudas. Cette fois pour de bon ! L'ambiance feutrée, les corps dénudés, la coupole constellée, les odeurs de souffre... Pendant la première heure, je tourne, je sue, j'observe, je suis observé, j'échange un regard, deux, non, j'oublie, je n'ai pas envie de ça, pas avec ça, pas avec lui. Celui là n'est pas mal, mais j'en ferai quoi ? Je tourne encore, je sue encore, puis me plonge dans le bassin froid. Sauna, bain de vapeur, bain froid, bains chauds... Je connais par cœur les parcours qui me détendent. J'oublie mon dos.

Un jeune est dans cette même frénésie. Plus encore que moi. La trentaine ? brun, beau corps, simple, sans exubérance, sans défaut. Il se laisse facilement voir la quéquette. Au sauna, il déplace son tablier vers l'arrière, comme font la plupart, pour s'asseoir sur un semblant de propre, sur un à-soi. Sa verge est belle, calme. Dans le grand bain central, il fait la planche, bras en croix, son tablier flottant à l'eau qui lui découvre le sexe. Il ne regarde personne. Il n'écoute que son corps, il provoque les regards, évite de peu les contacts, comme par simple mégarde. Il ne regarde rien ni personne. Son corps, lui, seulement lui. Et ses sensations. Il s’assoit. Et il bande. Enfin, il bande. Ignore-t-il les hommes qui le scrutent autour de lui ? Les devine-t-il au contraire ? Devine-t-il ma présence à côté, y a-t-il un rapport entre l'une et l'autre ? Entre ma présence et son érection ? Il ne regarde rien ni personne. Mais il bande. Assis, sous l'eau, sur son tablier, il offre sa verge gonflée, droite, étirée vers la coupole, à ta vue qu'il ignore. Je tente de m'approcher, j'hésite, je le regarde, j'en souris avec d'autres observateurs coquins.

J'abandonne. J'en ferai quoi ? Je le laisse, lui, à ses sensations, aux effets de l'eau sur son entre-cuisse. Plus tard, je le retrouve. Un tout jeune homme est arrivé, au corps sec. Ils se sont vus sans dissimulation, sont allés s'asseoir l'un près de l'autre, et sa main l'a caressé. Je ressens de la jalousie. Du dépit. Un peu de haine. Contre moi-même. Je vais sous les douches, essaie de me branler face à d'autres hommes, des vieux, l'un d'eux hideux, un corps flasque, sans fesse, un abdomen voûté, plissé, un cheveu gras qui lui laisse comme un chignon ridicule à l'arrière du crâne. Une moustache à la Hitler. Dégoût ! Serais-je comme ça, moi, dans vingt ans ? Non, bien-sûr que non. La moustache, au moins, la moustache en moins, elle me sauvera.

Je retourne dans le grand bain. Je fais la planche à mon tour, les pieds sur une marche comme une budapest,gay;thermes,thermalisme,hongrie,déprime,impuissance,bains király,bains rudas,l'eau des rêvesancre pour laisser le corps flotter sans dériver. La coupole étoilée resplendit. Les tessons sont blancs, jaunes, orangés, certains sont verts, d'autres bleus, il y a un rouge fuchsia, un violet... Je les regarde, je les contemple, je m'y noie, j'oublie ce que je fais là, ce que je cherche, je ne sais pas ce que je cherche, je ne veux rien. Je regarde les tessons, ce ciel étoilé au dessus des eaux, je pense aux errances humaines, aux quêtes, aux plus indéfinies des quêtes. Je pense à l'eau, aux mots, je pense à l'eau des rêves, à cette eau qui m'a saisi par la manche dès ses premières pages. A cette eau qui me contamine. Je compare ses fantômes à lui à mes vampires à moi. A mon vampire. Rencontré , il y a quatre ans, et qui depuis se repaît de mon sang, de ma force, qui a vidé mon sexe de son sang, qui hante jusqu'à cette antre où je ne sais plus ni bander ni accrocher un sourire. L'eau des rêves.

Il faut que je te parle de l'eau des rêves (...)

05 mai 2011

la mort du Király

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Király, ça veut dire Royal en hongrois. Les bains Király, c'était les bains royaux. Un endroit royal pour la rencontre. Sous toutes ses formes. Pour un matage en règle, pour de simples attouchements, et plus si affinité.

J'y ai rencontré Péter, ma première liaison d'homo, à la suite de caresses dans d'épaisses vapeurs, il y a déjà quinze ans.

Il y a deux ans, j'y ai croisé Shinji, avec qui je noyais mon chagrin et qui m'accompagna pour une folle nuit de Saint-Sylvestre, puis m'accorda une ultime balade dans une Budapest enneigée.

L'an passé, j'y trouvais des Napolitains qui m'entraînèrent dans un improbable trio.

Il y eut aussi mon Tarasbulba roumain, l'Irlandais monté comme un cheval, le ténébreux Magyar au bouc d'artiste, gourmand autant qu'avare de caresses. Il y eut des dizaines de queues effleurées, avalées, conduites à la maison ou éconduites sur un coin de trottoir. Il y avait cette atmosphère torride, subtile, lourde, tamisée, envoûtante, sujette aux reflets changeants, sensible à l'heure et au monde. Il y avait parfois le regard incrédule de touristes égarés. Rarement, mais amusant.

Les bains Király, c'était une institution.

Beaucoup de jeunes gays ont du y vivre leurs premiers émois. Des couples y ont scellé leurs premiers ébats. Beaucoup de vieux y vivaient encore une sexualité éthérée, errant du corps et des mains comme des crocodiles au milieu du grand bain, attrapant ce qui dépassait comme le pompon d'un manège endiablé ou, à défaut, alimentant la perfusion de leurs fantasmes.

On pouvait n'y voir que les vieux obèses. Certains pouvaient même les rechercher. Ou on pouvait ne voir que la chair fraîche et disponible, servie là dans un écrin de pierre rugueuse et de calcifications.
Les bains Király, c'est fini.

Depuis le premier mai, l'alternance hommes-femmes laisse place à une mixité de chaque jour et de toute heure. Le pagne sensuel coupé dans de vieux draps, qui laissait les fesses apparentes et inscrivait dès les premiers pas la sensualité du lieu sur ta peau et tes membres, sera remplacé par un maillot de bain de vulgaire inconstance. Voire d'affreux shorts de plage en forme de tue-l'amour.

Qu'y at-t-il derrière cette mutation ? Une directive européenne sur les établissements thermaux ? Un schéma régional de développement touristique ? Une nouvelle constitution hongroise, repue de références chrétiennes pas loin de re-pénaliser l'homosexualité ? Une privatisation, réalisée ou en préparation, qui tablerait davantage sur la manne de l'étranger en goguette plutôt que sur quelques vieux gays sans valeur qui tiennent leur droit d'entrée d'une ordonnance médicale ?

Je ne le sais pas. Pas encore.

Ce qui est sûr, c'est que mes prochaines vacances à Budapest, en juillet prochain, n'auront pas tout-à-fait les mêmes saveurs...

07 décembre 2010

sonate d'hiver

Mes séjours à Budapest sonnent toujours le réveil de quelques souvenirs peu glorieux. Je suis passé au marché de Noël samedi, avant l'opéra. Il neigeait. J'ai renoncé à y acheter une saucisse grillée, mais y ai trouvé un bonnet et un portefeuille. En descendant de la place Déak tér, je suis passé à côté du majestueux Kempinsky Hôtel et me suis souvenu de l'un de mes premiers amants, un Allemand, qui en avait été le jeune gérant. Très grand, et à l'appareillage impressionnant, il était marié - ou l'avait été - avait une petite fille qui vivait en Allemagne avec sa mère, mais pourtant assumait son homosexualité. Cette situation me paraissait incroyable, moi qui démarrais une double vie et ne concevais pas de sortie du placard. Son petit ami était un Américain, le représentant à Budapest du New York Times : raffiné, lunettes d'intello, une beauté à la Matt Damon et extrêmement puritain. Invités un soir, nous avions précédé notre dîner d'une prière de bénédiction. Après quoi, je connus mon premier plan à trois.

Auparavant, j'avais retrouvé Misi aux bains Király, un amant des premiers temps, lui aussi : oh! pas pour longtemps, c'est un spécialiste du zapping. Avocat d'affaire, expert en stocks exchange, son business prospère : il fait chaque année en dix mois le résultat des douze de l'année précédente. Il s'est offert un corps de culturiste.

J'ai repensé à Péter, mon premier amour hongrois, cadre dans une banque, qui a versé dans la politique plus pour sauver sa peau que pour tracer une destinée au monde, et qui a cessé de me donner des nouvelles.

Mon Dieu... dois-je être fier de tout ce gratin avec lequel j'ai fricoté ?...

Pendant deux jours, le soleil a refait son apparition. Le manteau de neige subsistait, parfois épars, et resplendissait. Je suis monté hier vers les hauteurs du château, retrouver un des plus beaux points de vue sur la ville. Pour la plupart, les groupes de touristes ne s'écartaient guère du bastion des pêcheurs et de l'Église Saint-Matthias, où je ne suis plus entré depuis des années, depuis qu'ils ont instauré une billetterie. Et je le regrette, parce que c'est l'église la plus chaude et la plus accueillante que je connaisse, chaque centimètre carré de ses mûrs et de ses colonnes y est peint. J'y ai parfois entendu de l'orgue et des chœurs.

La grande terrasse derrière le palais présidentiel était interdite d'accès, en raison de travaux ou du gel, je ne sais pas. Il régnait autour un grand calme. Je m'en suis approché, et me suis arrêté à proximité d'un vieux monsieur, à peine plus grand que la  normale, assis sur un banc, légèrement penché sur son accoudoir, les jambes rapprochées et les pieds projetés vers l'avant. Une statue comme on en trouve ici et là dans Budapest. A taille humaine et à hauteur de main. Sans promontoire ni grandiloquence. La posture de l'homme m'a ému. Je l'ai touché. Caresser son épaule m'a rassuré. J'ai tenté de voir de qui 134760109_ee7e875463.jpgil pouvait s'agir mais ne trouvais d'abord que le nom de l'artiste qui en a coulé le bronze. Et puis sur le banc de pierre, taillé mais caché sous une épaisse couche de glace, j'ai discerné "Zoltán Kodály". Une sonate pour violoncelle a commencé à me courir dans la tête. Comme un trop long silence.

Plusieurs mètres au dessous du muret, le flanc de la colline était immaculé. J'ai respiré quelques bouffées de ce paysage familier, le Parlement et l'Ile Marguerite dans ma perspective. J'ai regardé en contre-bas. Un instant m'a parcouru l'idée de tout arrêter. En finir là, maintenant, sans vieillesse, sans tristesse. M'offrir une fin écarlate dans un lieu que j'aime, à l'écart de tout, sans préméditation. Après tout, je n'ai rien fait de bien grand, mais n'ai rien de plus grand à accomplir. Pourquoi donc, et derrière quoi désormais courir ? Derrière qui ? La tâche blanche m'appelait. Maman, pensè-je, c'est juste mieux comme ça : j'ai tout donné de ce que j'avais, et ma vie fut déjà belle et pleine à côté de bien d'autres vies, alors... J'ai sorti mon sandwich au fromage et au salami, y ai mordu à pleine dents, et j'ai tourné autour de Kodaly. Arrête ! Arrête avec ta sonate pour violoncelle seul ! Donne-moi plutôt des rondo hongrois ou d'autres danses populaires ! Un destin !

Nous avons échangé vendredi soir des propos désabusés, avec mon ancien collègue irakien. Lui qui avait fondé sa vie sur le renversement de Saddam Hussein, voilà qu'il n'a toujours pas pu mettre le pied dans le nouvel Irak : pire qu'avant, pour la sécurité, pour les minorités, pour la corruption... Et dire que nous étions tant engagés, dans notre jeunesse tardive, emplis de la certitude d'être plus forts que tous les pouvoirs économiques.

Nous ne nous étions pas revus depuis douze ans. Sa femme a tenté de nous dire que le monde n'était peut-être pas tellement devenu pire, que c'est nous qui étions simplement devenus vieux, et avions perdu nos rêves. En fait, cette idée parfois m'apporte un peu de réconfort. Saint-Loup, un jour où il était de passage à Paris m'avait dit la même chose alors que je ne cessais de gémir sur nos espoirs perdus. J'aimerais tant qu'ils aient raison, que  je ne sois qu'un vieux con à l'instar de ceux que je dénonçais autrefois, et que les jeunes d'aujourd'hui aient à leur tour des combats et des rêves pour conduire le monde quelque part. Mais j'ai peur que les choses ne soient plus graves, hélas.

Mon ami travaille toujours comme ingénieur dans une société de construction. Il a du travail, ça va pour lui. Au fil des années, il s'est également fait un nom comme traducteur de romans ou de nouvelles Recto_etre_sans_destin.jpgdu hongrois vers l'arabe. Il m'a appris que c'est lui qui avait traduit en arabe le livre majeur d'Imre Kertész, prix Nobel de littérature 2002, Être sans destin. J'en ai ressenti une immense fierté, que je ne peux pas te décrire, tellement ce livre est grand, bouleversant, et à lire, absolument à lire. Kertész s'y efforce de retrouver ses yeux d'enfant, sa naïveté d'enfant, son ignorance d'enfant, son écriture d'enfant pour raconter l'horreur de holocauste à travers des événements qui s'enchaînent sans préjuger des suivants. C'est d'une force incroyable, à la hauteur d'un Primo Levy.

Peut-être d'ailleurs faut-il parfois replonger dans cette histoire là pour se rappeler que même lorsque les destins s'échappent, des forces jaillissent de l'humanité pour égayer le monde de quelques belles sonates et lui donner un fragile sursis.

04 août 2009

Federico et Roberto

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Federico, le napolitain. 46 ans radieux. Le corps et le visage secs, comme je les aime. Une barbe de deux jours, rèche, quelques rides riantes au coin de l'œil, et un sourire lumineux. Nous sommes donc aux bains Király de Budapest. C'était mardi dernier, il y a juste une semaine...

Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous enfermer dans une cabine de douche, c'était son choix. Il avait un corps svelte quoique peu athlétique, peut-être à cause de ses origines croates, la peau assez blanche, les jambes glabres, la queue longue et épaisse, lourde. Il m'embrassait en m'aspirant la langue avec énergie et a joui quand je lui léchais les couilles. Nous sommes ressortis de la cabine et il m'a présenté son compagnon, Roberto, très brun, petit, rigolard et rondouillard, poilu... pas du tout mon style, mais entreprenant malgré son incapacité à communiquer en anglais.

Federico nous a laissés un moment, un peu comme s'il m'avait déposé en gage, ou s'il avait voulu offrir des fleurs à son ami avec qui il comptabilise vingt ans de vie commune. Je me suis laissé faire, au vrai, comme si j'y voyais le moyen de retrouver Federico plus tard. Et puis ils étaient chaleureux. Nous sommes allés dans le bassin d'eau fraîche, où il fit bon s'immerger tant la chaleur montait. Je me livrait à lui, yeux fermés et lui tournant le dos, éprouvant à peine d'une main la vigueur de son érection. Je bandais sous l'effet de ses caresses. Il jouit en simulant une pénétration. Dans l'eau, chose que je me suis toujours interdite. Puis poursuivit jusqu'à ma propre éjaculation dans une cabine de douche.

Ils repartaient le lendemain matin par le premier vol de 7h 30, mais me proposèrent de les rejoindre pour un dernier verre dans la soirée. Ils me parlèrent de leur vie, de la folle flambée de l'immobilier à Naples, de leur séjour en Hongrie, dont ils me montrèrent quelques photos sur le petit écran de leur appareil photo. Roberto ramassa - pour sa collection - des sachets de sel et de sucre du café New-York où nous prîmes un Unicum avec glace. Federico faisait office de traducteur, patient et amusé. Roberto était ingénieur pour le métro de Naples, et Federico FunPhotoBox_3603021204770.jpgtechnicien prestataire indépendant.

Ils m'invitèrent à partager un ultime moment dans leur chambre de l'hôtel Ibis, place Luiza Blaha, et à me rendre à Naples les visiter pour quelques jours de vacance.

C'est jusqu'à aujourd'hui mon meilleur souvenir de ce séjour à Budapest, hors mis tout ce qui relève de soyeuses réminiscences, et qui n'a pas de prix.