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28 février 2011

la mémoire du temps

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C'était il y a deux-trois ans, peut-être plus - je perds la notion du temps avec le temps qui passe. Un dimanche matin dans le quartier de la Place des Vosges, à Paris, une petite rue derrière. Je m'y engage mais doit marquer un temps d'arrêt, bloqué par une petite voiture arrêtée au beau milieu. J'attends. Une jeune fille charge un carton, puis disparaît le temps d'en ramener un autre. Le temps de voir que je n'avais pas bougé. Elle vient me dire qu'elle en a peut-être pour longtemps, un air sincèrement désolé, et que si je n'ai pas le temps, il vaudrait peut-être mieux... Sinon, tant pis !

Le temps d'une courte hésitation, et je fais marche arrière, un rien agacé par ce contre-temps. Une fois dégagé, un homme qui promenait son chien prend le temps de venir vers moi. Il a quelque chose à me dire. Je baisse ma vitre. Me montrant le manège de la jeune fille, il me dit : "c'est l'appartement d'Annie Girardot. Sa petite fille finit de l'évacuer. Quel sale temps !"

Je me suis vu con, elle ne lui ressemblait pas. J'avais du temps, bien-sûr, nous étions dimanche matin.

Moi aussi, je mourrai de la perte de la mémloire, je crois. Faisait-il vraiment sale temps ?