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22 novembre 2008

mon tournesol

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Vous la prenez là où vous la trouvez, enfin, elle vous trouvera peut-être la première, vous la cueillez, vous la regardez de temps en temps, vous n'oubliez pas de l'arroser, elle en a besoin quelque fois, vous la voyez s'épanouir, se livrer, vous l'entendez rire, vous la laissez un peu vous guider, conduire à vous ses jeunes pousses, et puis vous l'emmenez avec vous en vacances. Pour quelques jours, au moins. Dans des lieux où ne se trouvent que des gens que vous aimez. Vous n'oubliez pas de lui donner du coucher de soleil. Un par jour, c'est un minimum. Alors vous vous laissez flotter, vous êtes comme en apesanteur, le cœur est léger et reconnaissant. Et vous n'avez plus que des envieux autour de vous. Vous vivez.

Voilà. J'avais écrit ça avant hier sur le blog de Bougrenette, en commentaire de la mosaïque - de mots et d'image - par laquelle elle racontait nos quelques jours de vacance en Provence. Et plutôt que d'en dire à mon tour les plaisirs, d'y rendre à mon tour hommage à ma mère et à nos hôtes, je vais plutôt t'inviter à aller y voir par toi même : tout y est.

27 décembre 2007

tonton et tonton

Froid mordant sur la Provence, lumière de givre. Matin fébrile. Toutes les pièces de la maison ont été transformées en dortoire. Sauf la mienne et celle de mon frère - respect de l'intimité des couples. La maisonnée dort encore.

Mes trois nièces sont arrivées hier : elles sont grandes maintenant, toniques. Alice a la coupe au carré. Les cheveux courts lui vont bien. Elle est heureuse de savoir qu'elle passera cet été deux semaines avec nous en Thailande pour ses 18 ans. Sabine a reçu un microscope, histoire d'entretenir sa fibre scientifique. Elle excelle désormais au violon, je lui ai entendu répéter le 1er concerto de Bach hier soir, on devrait avoir un récital dans la journée. Elsa reste la pitchoune. Des heures seules dans son coin à lire ou dessiner, et un minaudage sans pareil devant son assiette : manger est sa torture quotidienne. Elle sépare les aliments, leur enlève la sauce, et reste des heures avec sa fourchette devant les yeux sans la porter à la bouche. Et elle souffre. Et elle prolonge sa souffrance.

Ces trois-là, qu'est-ce qu'elles aiment leurs tontons ! C'est un bonheur pour nous, ces paquets de Noël, où est écrit "à tonton et tonton".

Hier, j'ai retrouvé le chemin de mon ancienne piscine d'Aix, Louis Blanc. Et il m'a fait bon me dégourdir, empiffré que je suis de sucreries en tout genre. Pour m'y rendre, j'ai expérimenté le GPS offert par mon mec. J'aurais pu faire la route les yeux fermés, c'est top de précision ce machin-là. Il te dit même de prendre la file de gauche pour ne pas rouler dans la ligne de bus !

Aujourd'hui mon frère fait venir un vieux copain de lycée, avec sa femme et sa fille. Nous serons douze à table. Ce n'était pas prévu et maman est un peu en panique. Elle prend de l'âge.

Ah! J'oubliais : j'ai reçu un appel qui m'a fait plaisir.

Et demain, jour attendu ! Je vois Boby. Ce sera une rencontre étonnante : lui sera avec tous ses enfants, encore en plein deuil, attachés à mettre de l'ordre dans leurs pensées, leurs souvenirs, et les affaires de leur mère. Moi je serai avec ma mère, mon mec et ma belle mère. Ils ont voulu profiter de l'occasion pour découvrir Arles et Boby s'est proposé comme guide.

Je suis impatient. Karine a lu mon blog, paraît-il, et serait curieuse de me connaître aussi. Pourvu qu'ils n'en parlent pas, de ce blog, devant ma petite famille qui en ignore tout.

Ca y est, ça commence à piailler, les enfants émergent : je vais pouvoir sortir de la chambre. Je pense à toi. Je sais que ton Noël n'a pas forcément été joyeux. Tu en connaîtras d'autres.

10:50 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : famille, Provence, hiver