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18 mai 2008

six mois, le faux rythme

955525102.jpgSix mois, donc.

Rassure-toi, je ne vais pas te bassiner avec ça encore pendant des semaines. Mais, ça fait quoi au juste, six mois ?

Ça fait les premiers "ahreu" des marmousets, soit. Ça fait la moitié d'une année, DONC le dixième de la durée d'un mandat présidentiel. Putain, à peine le dixième ! C'est donc rien du tout, en fait. Un peu comme le premier deux-cents mètres d'une séance de natation, celui où tu t'élances sans fatigue, donc sans précaution, et au terme duquel tu as l'impression que non, c'est vraiment pas ton jour, avant finalement de trouver ton rythme. Six mois, le moment trompeur.

Six mois, c'est aussi l'heure de vérité. C'est quand Sarko faisait encore illusion, mais déjà plus trop parce qu'on commençait à attendre des résultats. Quand il ne pouvait déjà plus endormir complètement les uns en tapant sur les autres. Quand a commencé à se percevoir qu'on était peut-être tous dans la même galère, et que ce n'était ni en cassant les 35 heures, ni en reculant l'âge de la retraite, ni en supprimant des dizaines de milliers de postes dans la fonction publique, ni en expulsant à tout va des étrangers sans-papier, ou en faisant basculer sans raison les migrants dans l'illégalité, ni en faisant payer leurs soins aux malades... que la vie de qui que ce soit s'améliorait, ou que l'avenir s'éclaircissait, hors mis pour ceux qui sont déjà tout en haut de la pyramide.

Il lui aura fallu six mois de plus pour nous dire que la solution aux problèmes de pouvoir d'achat, c'était de laisser se construire encore plus librement les hyper-marchés alors qu'on en crève ! C'était de permettre aux vieux de cumuler leur retraite et un emploi ! Quelle sera la gueule de notre société, au terme de ses cinq ans ? Combien de temps, et de luttes, il va nous falloir pour recommencer à croire en ce que tout le monde s'évertue à nous dire impossible. Et à le réclamer. Et à le construire, alors que nos acquis d'hier ne seront que champ de ruine.

Et la gauche, aura-t-elle, a-t-elle le courage de seulement se prononcer pour porter des utopies nouvelles, pour oser revendiquer - et fort, encore - le droit au temps libre et à l'épanouissement humain, la nécessité d'une sortie du productivisme, y compris s'il le faut par la décroissance, le développement des services publics ?... Combien de fois six mois, il va lui falloir, à la gauche, pour ne plus être à la traîne du mouvement social, mais pour porter des espoirs audacieux, pour s'attaquer vraiment au pouvoir de l'argent et des marchés, pour nous faire rêver de solidarité et d'humanité ?

Je ne serai peut-être pas dans la rue, ce 22 mai, question d'échéances, mais j'espère qu'il y aura du monde. Et de l'espoir en fête.

Ceci pour dire que ce blog a quelque chose de fondamentalement dérisoire. Je devrais peut-être y faire plus de politique, y écrire plus mes convictions. Mais de la politique, j'en ai trop fait pour refuser coûte que coûte de l'enfermer dans une bulle.

Ah ! autrement, six mois, j'ai calculé, ça doit faire aussi près de 20 cl de sperme. Ça, c'est pour la légende !

04 décembre 2007

On nous prendrait pas pour des cons ?

Lu, hier, sur le site de Nicolas J, ce petit argumentaire chapardé à Najib Gadi... Je signe !

  • C'est au nom de la lutte contre le chômage qu'on a crée le Contrat Nouvelle Embauche (CNE).
  • C'est pour stimuler la croissance qu'on a attribué 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux au plus aisés de la société.
  • C'est pour simplifier le code de travail qu'on va supprimer le CDI.
  • C'est au nom de la transparence qu'on a triplé le budget de l'Elysée.
  • C'est pour financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer qu'on a crée des franchises médicales.
  • C'est pour le service public, qu'on supprime presque 12000 postes d'enseignants.
  • C'est pour la sécurité sociale qu'on voulait augmenter la TVA.
  • C'est pour le plein emploi qu'on veut réduire le "coût" du travail.
  • C'est maintenant au nom du pouvoir d'achat qu'ils veulent supprimer les 35 heures.

Il faudrait arrêter de nous prendre pour des cons.

Najib Gadi a également raison de rappeler que "AVEC les 35 HEURES, LA FRANCE EST 3ème DE LA PRODUCTIVITÉ HORAIRE MONDIALE"