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08 octobre 2011

entre deux tours

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Merci.

Merci à Ségolène Royal. N'oublions pas qu'on lui doit de ne pas avoir eu DSK candidat à l'élection de 2007, et peut-être de ne pas l'avoir aujourd'hui président de la République. On lui doit aussi d'avoir déjà donné, question politique de papier glacé. C'est peut-être grâce à cela qu'un petit espoir est toujours possible, à gauche. Petit, l'espoir.

Merci à Emmanuel Valls de ne pas nous laisser bercer par l'illusion qu'être socialiste prémunit des idéologies droitières, de nous rappeler qu'elles sont même assez répandues, de ce côté-là, où la conversion au libéralisme a beaucoup séduit ces dernières décennies, où l'on a aussi pris goût à un certain luxe. La crise cataclysmique qui ébranle aujourd'hui le capitalisme bouscule sans doute des certitudes. Mais l'invocation de la "vérité" et le réalisme peuvent empêcher de tomber dans le sevrage.

Merci à Arnaud Montebourg pour son élégante radicalité aristocratique, soulignée par le radicalisme à l'envers de Jean-Michel Baylet.
 
Merci à François Hollande pour nous donner tant envie d'avoir une femme présidente de la République.

Merci.

J'irai demain. C'est étrange pour moi, électeur de toujours du PC, de m'insinuer dans cette primaire qui concerne principalement le PS. Mais dimanche, j'irai choisir ma candidate du second tour. Car au premier tour de la présidentielle, ce sera Mélanchon, ou Joly. Entre les deux, et pour de bonnes raisons, mon cœur balance. Ce sera un autre débat.
 
Mais je suis sincèrement heureux d'avoir la possibilité de peser sur le choix de mon ralliement de deuxième tour. J'ai beaucoup attendu avant de me décider à y participer, je crains que le succès des primaires  nous invite à accélérer la bipolarisation de la vie politique. Je redoute l'assèchement de la perspective politique qui pourrait en résulter, le rétrécissement de l'offre, les débats à la marge, la renonciation à la sortie du capitalisme, à l'invention, à l'utopie, au courage. Les enjeux sociaux et écologiques en seraient édulcorés.
Je crois encore à la retraite à 60 ans !

Mais notre système est ainsi. Alors je donnerai mon coup de pouce à Martine Aubry. Elle se bonifie en avançant, son propos s'éclaircit, elle n'a peur de prononcer ni le mot "gauche", ni celui de "Palestine". Alors c'est elle que j'aimerais retrouver au second tour de la présidentielle, le 6 mai 2012.