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17 juin 2009

les bourses pleines

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J'ai eu un accident dans la nuit de vendredi à samedi. Il faut dire qu'il ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps (depuis jamais, même peut-être), de n'avoir aucune activité sexuelle pendant plus de dix jours. Mais quand je dis aucune, c'est aucune.

Je n'aime pas l'expression "dégorger le poireau", c'est hideusement vulgaire. Le rabaissement de la chose à un niveau physiologique. La négation du partage, et même du plaisir. Je suis pourtant un roi de la masturbation, érigée chez moi - entre autres attributs - au rang de somnifère. Un petit coup le soir, et hop, c'est parti pour une nuit calme. Ça vaut toutes les bonnes infusions de grand-mère.

Seulement voilà, en ce moment, rien, aucune envie. Un mec nu sous la douche me fait bander une minute, et puis pschiiiit ! ça me débecte. Je me détourne et puis j'oublie. Et rendu dans la grande solitude de mon foyer, sous le regard impuissant d'Igor, en proie à de sombres pensées, le sexe est un non-objet absolu. La bête reste en cage, dans un hivernage tardif.

Malgré tout, tu as beau être abstinent, tu as en toi une petite mécanique interne qui ne s'arrête pas aussi facilement. Il y a l'inertie, la machine de production continue sur sa lancée, ralentissant un peu peut-être, mais ne se met pas en veille. Donc vendredi soir dans la nuit, après ces dix jours de disette, le poireau s'est dégorgé tout seul, dans mon sommeil. Et il y en avait partout. Blanc, visqueux, plus abondant que jamais, collant aux poils et à la peau, baignant la calcif... Partout.

Et je n'ai souvenir d'aucun rêve érotique. La vague sensation d'un bienêtre fugace, hors de propos, et qui m'a réveillé. Mais trop tard.

21 mai 2008

Oh!91 au Pays de l’Or Noir

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Bon, ben je dois l'admettre, je suis pris à mon propre piège. Il fallait que ça arrive. A force de m'essayer à quelque chose qui serait une sorte d'intégrité d'écriture - et de démarche - à force de vivre une sorte d'inadvertance sexuelle, et d'en parler, je suis rattrapé par ma propre caricature. Balmeyer a lancé la légende, et force est de constater qu'il a réussi à bien faire se marrer tout le monde.

Et voilà que Zarxas reprend le personnage à son compte, dans un récit qui valait plus qu'une simple parution dans un commentaire. Bon, du coup, je suis mal, moi qui avait en préparation un récit plus vrai que nature sur la pleine lune de lundi dernier... En même temps, ça tombe bien, je n'avais pas trop de temps pour le finir là tout de suite, alors en attendant la suite des aventures de Oh!91 chez Balmeyer (c'est pour samedi soir, à minuit), je te propose de découvrir ici le récit de Zarxas :

(Comme quoi je ne suis pas bégueule).

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112388950.jpgTu te demandes ce que je fais tout seul en plein désert libyen. Je suis venu prospecter du pétrole pour une joint venture socialiste et fraternelle entre le Val-de-Marne et la Jamahiriya Populaire. Mais Fiso a compulsivement taxé mon portable avec GPS pour sa collection et j’erre désorienté sur les dunes, vague après vague.

Que ne suis-je resté entre deux eaux ! Sur ce fait, qu’aperçois-je ? Mais c’est la piscine de Roger Legall, fort à propos délocalisée en plein Sahara, où de jeunes et fournis éphèbes du désert nagent en me faisant signe !

J'accoure, je plonge ! Las, ma gorge, doublement assoiffée à la vue des adolescents bédouins naturistes reste désespérément sèche, mon visage dans le sable. "Relève-toi, étranger, et monte !" ouïe-je, fort surpris d’entendre céans cet arabe marocain populaire mâtiné d’accent parisien banlieusard. Je lève lentement la tête, incrédule. Mais ce n’est pas une vision : ma main tremblante me prouvant la réalité du dromadaire devant moi, monté avec noblesse par un fier homme du désert aux yeux noirs, perçants et pourtant rieurs. A son invitation, je retrouve toute ma vigueur et monte prestement sur sa croupe (du dromadaire). Il m’explique que je serai son hôte dans son camp, proche. Je l’en remercie profusément et me présente ; il me répond se nommer WajDi.

Par Karl et Freiderich ! Mon émotion, à son comble, unie à la perception de son corps fin, dur et souple sous les vêtements amples, et la démarche de l’animal, ressuscite mes sens et mes organes, ce qui semble n’incommoder nullement mon généreux sauveur. Nous nous dirigeons droit vers sa somptueuse tente caïdale, parmi les joyeux cris de bienvenue et les premiers accords des musiciens.

A l’intérieur, un serviteur nous apporte le thé sur un plateau d’argent raffiné puis s’efface, me laissant seul avec mon héros. Il garde son turban et son écharpe : je ne connaîtrai pas encore son mystérieux visage. Ce n’est qu’alors que je remarque, à côté de la théière, les pièces disposées sur la table : "Vous aimez les échecs ?", m’exclame-je. "Certes", me répond-il, "désirez-vous jouer avec moi ?" "Oh, oui !" Alors que débute notre face à face silencieux, j’observe, au-delà de l’échiquier, que les vêtements lâches de mon hôte se tendent en leur partie centrale avec plus de force que sa tente caïdale. "Sidi WajDi, vous disposez là d’une fort belle pièce maîtresse", lui dis-je. "Vous de même, noble étranger", me répond-il, "Jouons donc une partie plus intime". Nous procédons à nous branler, au rythme des darboukas dont les échos nous parviennent feutrés, et dont l’accélération conduit notre transe sexuelle à son paroxysme : nous jouissons, de longs jets puissants, fournis.

Dans l’air du désert, nos spermes libérés se dessèchent en deux jets de sable dont les volutes s’entremêlent en de folles arabesques, tels deux serpents charmés par le son de la ney. C’est charmant, mais c’est fastidieux à nettoyer.