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21 février 2010

le Bois-Hourdy, ou quand ces dames se mettent la tête à l'envers

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Dois-je interroger mon blog, le soupçonner de dérive ? Dois-je m'interroger sur ces dames ? Sur le sens de la lune, sur l'approche du centenaire de la journée internationale de la femme ?

Voilà que hier soir, coup sur coup, trois requêtes sur google ont fait d'entre2eaux un excipient féminin...

"nanas folles de sexe", "douches collectives entre femmes", et "elle baise dans une cabine d'essayage"... (Je passe sur "elle branle à deux mains", où l'on voit poindre le bout d'un fantasme bien masculin, celui-là).

Où sont passées mes "prépuces", "branlettes entre mecs", et autres"techniques de branle hommes" qui ont fait le charme de mes premiers visiteurs ?

Heureusement qu'à Chambly, parmi toutes les copines blogueuses avec qui nous avons fêté le Bois-Hourdy aujourd'hui, qui sont restées sages, notre hôte était bel et bien de sexe masculin ! (et sa petite famille, soit dit en passant, excessivement charmante...)

Bon, OK, c'est un peu tiré par les cheveux, comme billet, mais après les confétis, il faut toujours tirer un peu sur les cheveux pour se nettoyer la tête...

17 février 2010

blogs, je ne lâche pas l'affaire

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Les blogs, c'est fini ! Dixit libé ce matin (même pas fichus de proposer un lien !). L'avenir appartient aux réseaux sociaux, facebook en tête. Et Twitter qui tient la corde... Finis les contenus, vive l'immédiateté. Tu partageais des opinions, des expériences, des émotions, tu partageras désormais des instantanés. Tu feras le buzz. 140 signes maxi... (Merde, j'en ai déjà mis presque le double).

Seulement voilà, l'histoire le dira, finalement : le besoin de dire, de se dire, d'agir et d'interagir, de défricher autour de soi, de rebondir, de se tendre un miroir ou d'en traverser la vitre, de dépasser les cloisons avec lesquelles la société compartimente, le besoin de s'assumer en entier, de s'arranger avec de fragiles anonymats, sans parler des opinions à défendre, ou des partis à prendre, tout cela dépasse les modes.

Donc en ce qui me concerne, pas question de lâcher l'affaire ! Salut les has-been !

21 janvier 2010

l'envie et la contrainte

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Ça, c'était lundi : en réponse à mon invitation du vendredi : "Prends ton après midi, racontes nous TON hammam, s'il te plaît" (...)

"Tu sais, la culpabilité qui l'emporte sur l'envie ... et bien j'en suis là. Vendredi, je n'ai pas abandonné les dossiers à même le bureau, je n'ai pas cliqué sur « Arrêter », je n'ai pas suivi la tentation...
Du coup, ce matin ton «
s'il te plaît » m'achève.
Car oui, il me plairait de dire ce que j'ai coutume d'enfouir.
Ça m'attire même gravement si tu veux savoir...

Alors, certes, ça ne date pas de vendredi, mais voici tout de même ...

Mai 2009 :
Je franchi pour la première fois la limite du phantasme : le sas d'entrée d'un sauna gay. Comment dire? C'est un peu comme plonger de dix mètres, et moi, je suis juste le champion du monde du plat.Je ne sais pas bien comment, ce jour là, je suis parvenu à faire le pas qui me sépare du vide. Disons juste : parce que oh! hé! hein! ça suffit comme ça !!!

A l'entrée, ce que, les sites gays imagés qualifieraient de « pur bogosse » me souhaite la bienvenue. Il me taquine, il m’a vu hésiter dans la rue, ... et d'autres fois aussi. Il dit qu'il se demandait si j’allais oser, que j'ai bien fait, que je ne regretterais pas, que c'est treize euros (et oui, plus de trente ans). Il me tend une serviette, la clé d’un vestiaire et un sourire comme c'est pas permis.
Un sourire que j'emporte avec moi.
Et je découvre le sauna, le hammam, les salles de projection, le labyrinthe noir, les cabines, les pièces thématiques.
Tout ne me fait pas envie, et tout me décomplexe.
Dans la cohorte des corps beaux, secs, gras, multicolores, plus ou moins jeunes et usés, je me sens étonnement à l'aise. J'expérimente en cherchant celui-là qui s’isole avec deux autres. Je m'éloigne poliment des avances de celui-ci. Je mate. Je suis regardé. J'aime ça. Et puis, je ne tiens plus. Sans conviction, j'en teste un qui accepte. Il fera bien l'affaire. Autant pour moi. C'est rapide. C'est agréable. Ça faisait tellement longtemps. Un peu plus loin, un peu plus tard, je frôle volontairement un corps plus à mon goût, je prend le temps de sourire, de caresser, d'inviter. Il me prend par la main et me guide jusqu'à une cabine. C'est plus long, plus contrôlé, forcément. Je décolle.

Toutes ces années d'hétérosexualité prétendue font que l'apaisement est immense. Tout comme le sentiment coupable qui me taraude depuis ... c'est une autre histoire.

Septembre 2009 :
La satiété m'a tenu jusque là. Puis l’appétit a grandit, jusqu’à une fringale qui me pousse à réitérer ... Je suis déçu. Déjà, à l'accueil le sourire qui tue sa mère n'est pas là. Ce jour là, je ne plais pas à ceux qui me plaisent. Je me contente des bienfaits du hammam. C'est déjà bien.

brutos6430_Alex_ChaosMen.jpgOctobre 2009 :
Cette fois, ça s'annonce bien, je reconnais le sourire qui fait mouche, ainsi que tout ce qui est au dessous. Il profite des services de l'établissement comme n'importe quel client. Je le croise dans une grande salle de projection, où il entame une discussion avec un salopard que je jalouse en songeant qu'ils finiront par jouir ensemble ... Inaccessible. Même pas en rêve. Je m'éloigne.
Je dérive au gré des couloirs, il est là.
Je fait une pause près du bassin à remous, il se tient à distance mais à portée de mes yeux.
Ma chance?
J'entre dans une cabine.
Il m'emboîte le pas, referme la porte sur nous.
M'offre à nouveau son fameux sourire, sa langue, sa peau ferme, sa bouche ...
Il est juste superbe, et à ma portée, alors ... je prends.
Nous restons les yeux dans les yeux, même après la petite mort. Je suis étonné.

Sur le chemin de la douche, il m'explique qu'il doit prendre son service, au bar. Il me propose de l'y rejoindre dans quelques minutes, histoire de m’offrir un verre et un numéro de téléphone.

Voilà.
Je n'y suis pas retourné depuis et j'en crève souvent, comme vendredi dernier.
"

Et ça, c'était mardi : πR

Il s'est lancé. En quelques semaines à peine, il s'est engagé, engrainé, mon filleul. Drainé par l'eau, courant vers l'air. Vas-y voir, encourage-le : il est sur un sentier caillouteux... mais je pressens qu'il va avancer vite.

29 décembre 2009

la courbe de tes yeux

Ernst_Max_2.jpg

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille de astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.


Paul Eluard, La courbe de tes yeux

illustration : Max Ernst, La vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins: André Breton, Paul Eluard et le peintre
(1926)
Huile sur toile - 196 x 130 cm

(le tout étant dû à St-Loup, au goût toujours aussi bien affûté...)

19 décembre 2009

la fin de la pub !

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Le père Noël a de grandes oreilles, c'est bien connu. Il entend tout. Je n'avais donc pas publié ce post depuis huit jours, te faisant part de mon dépit devant le bandeau publicitaire que m'infligeait Haut-et-Fort en tête de mon blog, que ma plateforme d'hébergement lançait une offre sous forme d'un jeu télébloguesque : un abonnement gratuit d'un an à la formule pro pour les quinze premiers utilisateurs qui en feraient la demande.

Alerté par mon ami Gee Mee, grand veilleur devant l'éternel, j'ai immédiatement pétitionné, et j'ai gagné : le bandeau a disparu, tu n'accèdes plus qu'à ma bannière, dans sa totale pureté - enfin, telle que je l'ai conçue un jour de l'été 2008, pour absorber des pans de mon chagrin et de ses ressorts, pour croire les dissoudre - toute ma bannière, rien que ma bannière. Finis, les gros ventres à aplatir, les madame Irma et autres séjours de rêve dans les îles... Rien que ma bannière !

J'y gagne aussi un gros paquet d'octets de stockage, des photoblogs à annexer, une plus grande variété dans la présentation des pages... bref, peut-être verras-tu bientôt d'autres effets de ce nouveau statut que le seul écrasement de la pub. Peut-être...

En attendant, sans être vraiment fier d'avoir réglé un problème général par une solution aussi individuelle, moi qui crois tant à l'action collective et à l'intérêt général, je suis content de recevoir ce cadeau - et ce faisant de te soulager d'un fardeau.

dyn007_original_400_411_pjpeg_2603216_e26d9d5bbe042f97deff681e6a6ade99.jpgAutrement, j'ai plein de billets en retard, trois spectacles de l'Opéra-Bastille, un concert au théâtre des Champs-Elysées, quelques états fluctuants de mon coeur, avec des épisodes tempétueux en pleine poitrine, une série d'anecdotes de dessous la ceinture (hé hé !...) , tout un rayon de coups de gueule, mais je ne sais pas trop quand j'aurais le temps de te préparer tout ça.

De toutes façons, tu vas bien prendre un peu de champ, non, pendant les fêtes ?

Alors, joyeux Noël à toi !

17 décembre 2009

au gré du courant

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Il y a des jours comme ça... Comme hier. Tu ne te demandes plus pourquoi tu tiens un blog.

"C'est mon premier commentaire sur un blog.
Émotion!

Et ce sera sans grand lien avec le sujet de ton dernier post, je m'en excuse, mais il fallait absolument te dire combien la découverte d'entre2eaux m'a ...

m'a quoi d'ailleurs?

Touché.

Je ne trouverai pas mieux à chaud,
C'est vague,
mais les émotions ont été variées en te lisant.
Alors. Pas mieux.

Je ne sais pas bien comment je suis arrivé,
j'ai du taper des mots-clés peu convenables,
toujours est-il que j'ai échoué sur les rives du fleuve,
j'ai sauté sur un post un peu au hasard,
et voilà, depuis une petite semaine,
je dérive au gré du courant.

Il y a ton écriture, qui installe confortablement, incite à rester.
Et surtout, il y a la générosité du partage.

Je me suis reconnu souvent ici et là.

Mon chemin pour l'instant ressemble au tien.
Je suis peut être où tu en étais il y a dix, quinze ans. Enfin, j'ai cru comprendre.

Je vais dériver encore, voir où mène toute cette eau...
si tu veux bien.

Ah oui, il me faut peut être un pseudo, pour un anonymat, moins anonyme.

pi.air ?
A moins que je garde celui-là après tout ?

jenesaispasencore.
"

En mai 2007, sur un blog qui me fascinait depuis déjà quelques semaines, je laissais comme toi un premier commentaire... Les blogs, ce n'était pas mon truc. Internet était un moyen de trouver des images, des vidéos, matière à de petits plaisirs volés. Et puis des textes m'ont pris, une écriture. Vorace et subtile. Qui cognait. Qui s'inscrivait dans son temps. Qui avait une crudité saignante. Je m'y plongeais, m'y reconnaissais, m'y frottais, puis finalement m'y aventurais... Il y a déjà deux ans et demi que je rentrais dans cet univers, sans savoir que je serai peu de temps après attrappé par la manche pour produire, moi-même, sans honte et sans retenue.

Méfie toi, le pseudo que je choisis alors, en trente secondes pour juste pouvoir poster mon premier commentaire, ne m'a ensuite plus jamais quitté. Si, le temps d'une parenthèse de larmes durant l'été 2008, où j'eus besoin de tomber des masques et de lui rendre du 'Olivier'.

Les larmes, justement, elles ne sont plus bien loin, elles ont les mêmes causes et les mêmes visages, je ne sais pas pourquoi elles tardent à s'écouler alors que les parfums de la rancune rodent à nouveau et me déboussolent.

Sois le bienvenu ici, et permets-moi de te dire que je suis immensément honnoré de ce commentaire que tu me laisses, et de tout ce que tu m'écris.

Et ce tu, comme les autres, s'adresse aussi à tous les lecteurs que j'aime rencontrer dans ce chez moi... qui est aussi un chez toi.

00:05 Publié dans mes amis blogueurs | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : blog

09 décembre 2009

de mon blog et de la publicité

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Mon blog était ouvert depuis quelques mois déjà quand il apparut que la plate-forme Hautetfort - que j'avais choisie en raison de sa simplicité d'utilisation - allait dorénavent imposer un bandeau publicitaire au dessus de la bannière des blogs gratuits qu'elle hébergeait. Ce changement, qui naturellement me contraria, avait été précédé d'une campagne d'information sur la "nouvelle offre" de la plateforme. "Liberté" m'avait été donnée de souscrire à une formule payante - oh! pas bien cher - qui m'aurait exonéré de cette intrusion.

Je ne tire de cette présence publicitaire aucun avantage, c'est juste le prix de la gratuité. Quand bien même, je trouve cela sujet à caution. Hautetfort aurait pu tout autant considérer que, produisant du contenu, et générant du flux, par ma seule appartenance à la communauté je contribuais à valoriser leur société, et donc à rémunérer leur prestation, et qu'une gratuité pouvait ainsi m'être octroyée sans aucune contrepartie publicitaire. Mais il en fut ainsi.publicite.jpg

Ce qui me dérange le plus, outre le brouillage que cette situation génère entre le lecteur et moi, et le préjudice porté à l'esthétique et à l'ergonomie générale de mon espace, c'est que je ne maîtrise jamais en rien le contenu de la publicité publiée. Ce peut être pour un site de rencontres, c'est amusant, ou pour des techiques destinées à rendre le ventre plat , c'est à la mode, pour des voyages au bout du monde, ça fait rêver, ou pour le dernier album de Renaud comme hier matin, c'est réjouissant. Mais ça peut être aussi pour un ouvrage ésotérique qui confine à la promotion d'un discours sectaire, pour vanter les mérites d'une destination touristique dans un pays dont je condamne la politique d'occupation militaire, ou je ne sais quoi encore.

J'ai d'ailleurs remarqué, depuis peu, que lorsque je me connectais sur mon blog depuis un pays étranger, la publicité qui apparaissait était dans la langue de ce pays et pour un produit de ce pays. J'ai été encore plus intrigué lorsque j'ai remarqué que la publicité était étroitement liée au thème du billet dont j'affichais la page. Disneyland quand je parle de mes problèmes de vue, un site de rencontre quand je consacre un billet à la fidélité, un site de méditation lorsque je parle de mes rêves ou de psychanalyse, un service de location de voiture lorsque je parle d'argent, etc. Finalement, ce n'est pas mon blog qui subit cette intrusion, c'est le lecteur, dont les goûts et les intérêts sont épiés à des fins commerciales.

Je ne sais en fait rien des publicités qui sont infligées à qui débarque par hasard sur mon blog via des mots clés. Ce qui est assez inconfortable. J'imagine une marque de cutter, pour qui arrive par le mot "prépuce", les mouchoirs en papier Lotus quand on y arrive avec "branlette", un séjour inoubliable à Jérusalem pour qui s'intéresse à la "guerre de Gaza"... ?!? C'est troublant, intrusif, et à mon avis déontologiquement condamnable.

C'est dit.

07 décembre 2009

de la blogosphère et de la liberté

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Il y a parfois, dans la lassitude de la blogomanie, dans les frustrations des reflets déformants, dans la peur de te perdre, à force, une envie de laisser filer son fiel. Je venais donc tout juste de lire cette contribution - cassante mais pensée - de mon amie Céleste, et les non moins intéressants commentaires, vaillants, polémiques, libres auxquels elle donnait lieu, quand je reçus ce mail. C'était aujourd'hui à 14h 55 :

"Bonjour,

C'est Adrien de Wikio et je me permets de vous contacter pour vous annoncer une grande nouvelle : nous fusionnons avec Ebuzzing !

Depuis notre ouverture en 2006, notre boulot est de faire connaître et apprécier les blogs pour le plus large public... C'est la raison pour laquelle nous publions nos classements thématiques chaque mois ou que nous développons des widgets et autres boutons de partage. En novembre, ce sont plus de 20 millions de visiteurs que nous avons renvoyé vers les blogs.

De son côté, Ebuzzing, lancé en 2007, a toujours cherché à être le meilleur ami commercial des blogueurs. Il s'agit d'une plateforme de mise en relation entre blogueurs et marques et probablement l'une des solutions de monétisation des blogs les plus rémunératrices. Vous pouvez découvrir ce service en suivant ce lien si vous ne le connaissez pas encore et leur blog pour des exemples de campagne.

Nous allons désormais mettre nos forces en commun pour être, encore et toujours, à votre service.

Plus d'info sur notre blog.

Adrien Plat
Directeur Marketing
www.wikio.fr
"

Et d'un coup, cette phrase de Céleste, lue la veille, prenait corps : "Internet est menacé, torpillé de l’intérieur par les blogueurs qui rentabilisent leurs productions, soit en monnaie sonnante et trébuchante par le biais de la publicité ou par la publication de leurs écrits par les sites appartenant aux grands médias, soit par la gratification de leurs égos affamés de reconnaissance."

Personnellement, je ne suis pas de ceux qui crachent dans la soupe de la blogosphère, car même si des contenus racistes me révulsent, si parfois des tonalités puériles m'irritent, si des regroupements m'intriguent, si des dérives commerciales ou publicitaires me révoltent, si les jeux inter-liens m'agacent - peut-être surtout parce que je ne suis pas capable de tenir la distance - je considère que cet outil, tel que j'ai choisi de le pratiquer, m'ouvre à de nouveaux plaisirs : celui de l'écriture, et celui du partage des valeurs. Il m'ouvre à de nouveaux amis, délicats, sensibles, brillants, simples, généreux, quand bien même se glisseraient-ils parfois dans certaines de ces ornières. Au féminin comme au masculin. Avec lui, je dépasse aussi nombre de mes inhibitions, et la mise à nu que je pratique avec toi chaque jour m'est une précieuse compagne.

Libre, libertaire et libertin, sachons défendre ensemble l'espace internet et une certaine éthique de la blogosphère, qu'il ne lui arrive pas ce qui arriva aux radios libre dans les années 80 !