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06 juillet 2012

la traversée du Grand Paris

nager,natation

J'aime bien les piscines avec des toboggans. Pas à cause des toboggans, ni des enfants. Juste parce que quand il y a des toboggans dans une piscine, les enfants ne sont pas dans le bassin de nage : ils sont au toboggan et ça nous fait des vacances, à nous, les nageurs. Les vrais.

En ce moment, je m'essaye aux piscines de banlieue pour tenter de trouver un peu d'espace et de respiration. Les parisiennes sont prises d'assaut par tout ce que la métropole compte d'âmes au repos, en quête de hâle et de forme. Les grands bassins olympiques, surtout s'ils ont un toit ouvrant et un solarium attenant, sont infréquentables : s'il fait beau, on croirait les grands magasins à l'ouverture des soldes. Si le temps est maussade, comme cet été, il y a sensiblement moins de monde, sauf qu'ils sont tous dans l'eau : même résultat. Roger Le Gall est un modèle du genre.

Donc je joue les nomades, au gré des proximités où m'amènent des réunions ou des déplacements professionnels, traversant Paris de long en large : Keller, ou le rendez-vous des surdoués : attention les bleus ! Georges Vallerey, une des plus fréquentables... Georges Hermand, aux lignes si parcimonieuses... Armand Massard, sans une lucarne vers l'extérieur, où il faut donc courir dès que le soleil montre le bout de son nez ! J'évite Suzanne Berlioux, aux Halles, car je n'ai pas goût pour les autoroutes.

nager,natationJ'ai recommencé à prospecter dans la grande banlieue : Mennecy reste fermée pour quelques temps encore, semble-t-il, tant les gens qui ont en charge la vie de nos territoires se préoccupent peu du service au public, mais j'ai récemment découvert celle de Corbeil, au magnifique fond en inox riveté. Sans doute un financement de Serge Dassaut, le local de l'étape, décidément prêt à tout pour garder la ville dans son giron. Avant-hier, celle d'Alfortville, flambant neuf, dans un magnifique paysage tout au bord de la Seine, avec un énooooo00rme toboggan : le bassin ne fait que vingt-cinq mètres, les mômes y piaillaient à tue-tête, mais j'y a nagé en toute tranquillité.
 
Et hier, j'expérimentais Massy. Nocturne les jeudis. Le seul moment où ils exploitent la dimension olympique de l'équipement, le reste du temps ils plient les ligne en deux pour des pratiques plus familiales... Aux règles d'hygiène drastiques habituelles, avec les zones "pieds nus" et des cabines "sas" vers les casiers, ils ont ajouté un pédiluve avant les cabines : on s'y trempe les pieds avant d'avoir enlevé ses pantalons, et faut se déshabiller pieds mouillés... Une petite curiosité, déjà observée à la piscine de Brétigny, que l'on doit sans doute à la coquetterie de quelque ingénieur plus malin que les autres qui sévit dans l'Essonne...

J'ai même testé Amiens, le Coliseum, avant que les spectacles du festival de rue ne soient agressés par des trombes d'eau, venues du ciel, celles-là.
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Bref, je ne sais pas si je re-nage parce que mon dos va mieux ou si c'est le contraire, j'ignore qui de la piscine ou de l'ostéo doit quelque chose à l'autre, mais je retrouve du plaisir à fréquenter les bassins. J'y retourne avec cadence. Mes sensations tantôt de glisse, tantôt de puissance, sont là. J'essaye des ondulations, sans trop forcer, et évite le papillon : jamais plus que 100 mètres dans une séance. Et j'ai décidé de m'attaquer aux battements. Ça n'a jamais été mon fort, les battements, mais quelque chose me dit qu'ils pourraient être un bon remède contre... le petit bourrelet qui m'obsède, à défaut de profiter à ma colonne.
Et puis tu sais quoi ? Je ne compte plus... Enfin si : mes mouvements sur une ligne - un repère indispensable. Ou mes longueurs dans une séance. Mais je ne compte plus mes distances sur un mois, ou sur une semaine. "nageurs.com" compte pour moi. Et j'ai appris hier avoir ainsi nagé mon centième kilomètre depuis le début de l'année !
 

Pas mal, non, avec une arthrose du dos ?

Alors je reçois plein d'hésitation ce tag de Fiso : m'attaquer à la Seine pour une séance exceptionnelle de septembre ? Je suis bien placé pour savoir qu'il n'y a pas de grand risque microbien. Mais aurais-je le courage de relever pareil défi ? J'ai jusqu'au 28 août pour prendre une décision. A 35 euros le ticket d'entrée, c'est plus cher que des piscines de banlieue. Mais Paris est Paris.
 
Le ferais-tu avec moi ?

Commentaires

Mon dieu vous etes courageux!

Écrit par : riche | 07 juillet 2012

Ce bourrelet va devenir légendaire. Un de ces trucs à toucher, tu sais, et qui portent bonheur.

Écrit par : estèf | 11 juillet 2012

-> riche -> Il vaut mieux nager dans les eaux turbides de la Seine à Paris que dans les miasmes de la spéculation. Celle-ci a-t-elle si mauvaise presse, que vous ne veniez draguer en ces eaux ?
-> estéf -> Ou un trouble obsessionnel pour ne pas avoir à s'attaquer à des névroses plus sérieuses ?...

Écrit par : Oh!91 | 13 juillet 2012

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