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05 mai 2012

demain, on sera débarrassé d'un problème

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Ça fera déjà un problème de moins...

Après, y'aura tous les autres à s'occuper. Je souhaite bien du plaisir aux syndicats, les négociations avec un techno comme Hollande, ce ne sera pas toujours du billard. Mais au moins sera-t-on moins dans l'injonction et dans l'insulte. Juste un retour à la normale. Après cinq ans de violence et de honte.

Hier à Stalingrad, il y avait beaucoup de monde pour battre Sarko. Mais les averses et la grisaille étaient aussi au rendez-vous, comme pour souligner qu'il avait fait bien moins beau pour ce second tour que pendant la campagne du premier. Au premier, entre un Mélenchon en forme, et les Arthaud, les Poutou, on entendait le capitalisme mis à l'index, on parlait des ouvriers et de la condition modeste jusque sur les plateaux de télévision. Il y avait pour les misérables et les précaires, pour tous les petits de nos villes et de la campagne, des mots de combat et de solidarité. La dignité avait ses drapeaux. Et la finance du souci à se faire...

Entre les deux tours, outre le débat qui a ramené notre président au simple rang du roquet qu'il est, il n'y a eu que haine, les immigrés revenant au coeur de l'enjeu, plus stigmatisés que jamais. On en a ressorti les burqa, les horaires de piscine, on a parlé menus dans les cantines scolaires. Plus rien pour dénoncer le capitalisme. Plus rien pour espérer retrouver la retraite à soixante ans. Plus un mot pour remettre de l'ordre dans la condition humaine, avec chaque chose - le travail, la possession ou le partage - juste à la place qu'elle doit avoir.

J'espère que Sarko ne sera pas que battu, mais qu'il va se prendre une déculottée mémorable, preuve que la stratégie de la connivence avec le poison de la haine ne paie pas. Jamais...

Heureusement, il va ensuite y avoir la vague des législatives, qui va rouvir la vanne des débats. Peut-être à cette faveur le Front de gauche retrouvera-t-il les niveaux d'estime qu'il a conquis dans cette première campagne et les traduira-t-il en voix... Qui sait ?

Au moins sera-t-on heureux de se retrouver, encore et encore, et de construire l'indispensable révolution citoyenne qui a su se redonner une voie.

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