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22 mars 2012

à l'assaut de l'espoir

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Journée mondiale de l'eau, mais la ligne de flottaison est inapparente.

Tout s'est emballé et j'ai préféré me taire. Je n'avais pas le choix. Rien à dire, l’œil rivé, comme toi, au fil de l'actualité. Toulouse est loin, l'Afghanistan est loin. Mais la folie toujours si proche. Qui rôde.

De la jeunesse turbulente, de la prison, un goût morbide et maniaque pour les armes, une tentation pour la légion ou, tant pis, pour les tribus pakistanaises. Une référence idéologique bien futile pour donner un semblant de sens à un pur délire sanguinaire.

Une gueule d'ange, et ça ça fait mal.

Fallait-il que des petites filles juives viennent sublimer la liste des victimes pour que du renseignement l'on en vienne à la traque ? Nous dira-t-on jamais tout, de la part de calcul et de celle de la simple inefficacité ?

Encore une fois, à deux pas du drame, c'est mon copain Manu qui aura écrit dans une sourde raison prémonitoire, l'épaisseur la plus sincère du désarroi, entre excitation et instincts saturés, forcément voyeurs.

Un voile sur la campagne, qu'ils avaient dit... Alors qu'ils ont tous joué une posture, une survie, espéré jusqu'à la nausée tirer des origines du jeune fou quelques marrons d'un feu qui leur tournait le dos. La Marine a été la plus abjecte, fielleuse et charognarde. Le Nicolas reprend des initiatives, liberticides ben voyons, envisage de nouvelles lois jusqu'à la veille du scrutin qui le rendrait justiciable.

Le fil de l'actualité doit parfois être coupé, quitte à nous laisser retomber les pieds par terre.

Jusque-là, nous parlions de retour de l'espoir, de lueurs qui se rallumaient dans des yeux à l'énoncé de la solidarité et de l'égalité. On parlait revenu maximum et SMIC à 1.700 euros. On parlait planification écologique et abolition des oligarchies prédatrices. La campagne réservait de joyeuses surprises. La retraite à 60 ans n'avait plus de raison de demeurer honteuse.

L'assaut de Toulouse aura-t-il eu raison de la bouffée d'espoir qu'il nous était enfin donné de saisir en vol à l'heure d'une grande élection nationale ? Ou du pouvoir que nous avions, preuve en était donnée, de tout changer et de reprendre les rênes par la seule force de nos bulletins de vote ?

Ce soir Mélenchon est le troisième homme, dans une accélération contre-nature. Et si l'espoir était plus fort que les stratégies guerrières...

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