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25 octobre 2011

l'allégence au piano

un piano dans le désert.JPG

Je reste en mode piano. Ça a l'air de t'inspirer (humm !...)

Voilà la photo qu'il m'aurait fallu trouver pour cet article. Je suis passé à côté. Comme la fois où je me suis retrouvé sous cette foutue tente, dans des conditions rocambolesques, pour baiser cette saloperie de main. Foutu destin ! J'étais passé à côté.

Oh! bien sûr, je n'étais pas venu chercher une valise de billets, ni une quelconque imprimatur. J'étais là, gêné aux entournures mais curieux du phénomène, peu fier en vérité. Et du haut de mes trente balais et quelques, je me rassurais en me racontant que si ce n'était pas pour mon bien, c'était pour le bien de l'Organisation et de ses objectifs internationalistes. Fédérer, fédérer, fédérer toujours, accepter la différence, faire accepter cette diversité-là pour faire admettre les autres, plus modernes, plus justes, plus fraîches, dans ce mouvement internationaliste de jeunesse qui recherchait de nouvelles voies après l'écroulement du mûr et la dispersion des espoirs incarnés.

A force, on finit par accepter de côtoyer des décérébrés, des aculturés, des aculturateurs, des tyrans en herbe et puis des tyrans tout court. Quelques uns ont traversé mon champ de vision ou écrasé ma main, du haut de leur superbe, puant ce que je honnissais le plus, l'aigreur arrogante du nouveau riche : un des fils Ceucescu, des dignitaires nord-coréens, et d'autres moins caricaturaux. Je ne le ferai plus, j'en ai pris de la graine. Plus de real-politique. Plus de compromission. De l'éthique, des valeurs. Pas pour verser dans le jugement moralisateur et la bien-pensance, je ne veux pas basculer dans le clan des redresseurs de torts.

Juste de la fidélité à moi-même.

Cet après-midi, dans Là-bas si j'y suis, en marge d'un brillant plaidoyer sur les responsabilités kadhafi,mort de kadhafi,éthique,politique,jean zieglercriminelles du néo-libéralisme dans les famines d'Afrique de l'Ouest, Jean Ziegler s'est justifié, en intellectuel curieux du différent, des dialogues auxquels il se prêtait avec le Guide jusqu'au milieu des années quatre-vingt dix. C'est à entendre et ça remet des choses à leur place.

Mais pour moi, c'est fini, rien ne m'arrêtera. Plus d'allégence. Je suis en mode vigilance jusque dans ma sphère professionnelle, jusque dans mes rapports à l'autorité hiérarchique. Privilégier le terrain sur les calculs, l'évidence sur les prospectives hasardeuses, et la proximité sur le pouvoir.

Je ne suis plus soumis qu'à la musique !

Bon, autrement, y'a plus qu'à attendre que les intégristes coalisés prennent le pouvoir à l'ONU - c'est pour bientôt - et nos mers et nos déserts seront rebaptisés du nom de criminels qu'on y aura ensevelis en secret pour les priver de sépulture. Un tsunami en Mer Ben-Laden, et une tempête de sable dans le Désert Kadhafi, ça aura de la gueule, non ?

Ils sauront bien trouver alors le nom de rivières à donner à Hitler, à Mussolini, et sans doute même celui d'un caniveau pour Marine le Pen. Franco, on est tranquille, il a déjà son mausolée !

Commentaires

"et qui veut faire l'ange fait la bête"? C'est bien compliqué tout ça, et refuser toute compromission (ce qui est louable) est-il toujours possible? je ne sais pas..peut-etre faut-il se fixer certaines limites à ne pas dépasser? je ne sais pas, je ne sais plus....suis moins pessimiste que toi sur la victoire des intégristes coalisés, mais je continue à dire qu'il faut rester d'une grande vigilance...rien n'est jamais acquis, pour personne..
D'accord pour la soumission à la musique...

Écrit par : arthur | 26 octobre 2011

-> arthur -> "Qui veut faire l'ange fait la bête"... hmm, on se croirait dans Lulu, tiens ! Refuser la compromission n'est pas refuser le compromis, mais les logiques d'allégeance, de carrière, de destin personnel, pouah !

Écrit par : Oh!91 | 27 octobre 2011

Les commentaires sont fermés.