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22 octobre 2011

un piano dans la pampa

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Liszt aurait aujourd'hui 200 ans. Le temps passe, hein ?

Franz Liszt. Liszt Ferenc, pour être conforme à son appellation d'origine. Le compositeur le plus ample, le plus dense, celui qui savait mettre non seulement tout un orchestre dans un piano, mais tout Wagner. Ou juste un rêve d'amour. Un compilateur fou. Celui dont l'interprétation est si exigeante que peu s'y essayent et encore moins y parviennent. Le bronze qui trône près de l'Académie de musique de Budapest le représente avec des mains démesurées, capables d'envelopper au moins une octave et demi. Un monstre de vélocité. Une fulgurance. C'est peut-être pour ça que les autorités hongroises ont décidé d'en rebaptiser les deux aéroports de Budapest.

Piano, piano encore, piano toujours... Tu connais sans doute Miguel-Angel Estrella - bon, pas un virtuose de première catégorie, mais un homme généreux qui a consacré sa vie à apporter la musique, du bout de son piano, au plus près des populations déshéritées. Au fin-fond de la pampa, dans les prisons, dans les favellas... Il était hier soir auprès de Danielle Mitterrand, pour offrir une suite  romantique aux 25 ans de la Fondation France-Libertés. Un sacré bonhomme.

Embrassant Danielle, la remerciant pour la clarté de son message, la force de sa personnalité et la générosité incroyable dont elle rayonne, j'étais ému du regard bienveillant qu'elle a porté sur moi alors qu'elle se laissait caresser les mains, comme une grand-mère récompensée. Peu de Premières dames danielle-mitterrand_pics_390.jpgauront réussi ce qu'elle a elle bâti, autour de valeurs essentiellement humaines, pour la protection des minorités, écrasées ou stigmatisées, et aujourd'hui pour l'eau - ce bien commun menacé d'accaparement - son combat ultime pour lequel elle ne lâche rien.

Le PS offre aujourd'hui son putching ball à Nicoals Sarkozy. En même temps, ils l'ont élu, hein ! Encore un homme de système et de communication. Dieu merci, il a choisi la normalité plutôt que l'extravagance, mais pas sûr que ça suffise à me faire rêver. Comment cette femme a-t-elle pu exister au cœur de ce système d'Etat et y préserver son éthique ?

A propos d'éthique, je viens de passer devant l'Hôtel Murano de Paris. j'ai essayé de déceler ce qui se passait derrière les fenêtres, mais elles étaient trop bien fermées. Il n'y avait aucune caméra. Dommage, je suis impatient de me délecter du récit des parties fines de DSK avec son ami du BTP et celui de la sécurité de Lille - proxénète en chef quoique son presque conseiller sécurité en cas de course à l'Elysée. J'essayais de me demander si un cadre de luxe, avec des filles de luxe, du piano d'ascenseur en musique de fond et du champagne à volonté ajoutait à l'excitation ou non.

Finalement, avec la normalité, on revient de loin ! Mais cette histoire n'a pas fini de nous donner à réfléchir. Je te promets d'y revenir sans attendre la prochaine affaire (quoique, elles tombent si vite, les affaires...!)

Commentaires

Chère Danielle. J'imagine bien ton émotion.

Écrit par : estèf | 23 octobre 2011

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