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19 juillet 2011

à la recherche du panorama perdu

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Chacun connait cette histoire, mille fois dite et redite : Budapest est la réunion de deux villes, Buda et Pest, séparées du Nord au Sud par le Danube, et désormais reliées l'une à l'autre par un chapelet de ponts qui ont fait dire aux Hongrois que Budapest était une Paris de l'est.

Buda est la magistrale, couverte de collines, de lieux de pouvoir et d'opulence, tandis que Pest, étale, porte ouverte sur la puszta, sans retenue, est le lieu de la besogne. Son développement date de l'ère industrielle et elle en porte les allées rectilignes et des structures à la Haussmann.

Il y a toutefois à Buda un phénomène que nul n'explique : la présence d'un bâtiment mastodonte, potentiellement l'un des plus beaux points-de-vue sur la ville, à raz de crête juste à l’aplomb de l'île Marguerite, doté d'un galbe qui épouse la courbe du Danube et lui fait embrasser tout l'horizon, mais qui depuis seize ans au moins, c'est à dire depuis que je connais Budapest, n'a jamais eu aucune fonction.

J'ai vu ce bâtiment dans toutes ses mues : Je l'ai vu se charner et se décharner, se couvrir de parois de verre fumé, opter pour du verre blanc, puis s'en découvrir, je l'ai vu doté d'une plate-forme panoramique puis s'en défaire. Plus d'une fois j'ai vu sa structure totalement nue comme aujourd'hui.

DSCN0151.JPGJ'ignore s'il est l'objet d'un blanchiment opaque, s'il vacille au rythme de tergiversations politiques ou selon le cour du Forint hongrois, mais les projets s'y sont succédé sans qu'aucun n'ait jamais abouti. On y a engouffré de quoi sans doute venir à bout de l'analphabétisme résiduel des campagnes, bâtir un auditorium et trois théâtres nationaux, ou finir de mettre en lumière le Parlement hongrois, qui le mériterait...

Comme ce bâtiment, le séjour de Bougre et de sa petite famille est au milieu du gué. Le temps devrait virer à un régime d'averses aujourd'hui. Pas très grave, puisque notre projet à nous passe par l'île Marguerite et les eaux du complexe Palatinus - version familiale, bien-sûr. Insensible au cour du lángos.

Ce séjour aussi sera à remettre sur le chantier, tiens. Après le fiston et sa petite amie, on a déjà prévu la version grand-mère. Faudra qu'on y essaye la plateforme panoramique.

Commentaires

je continue de remonter le courant de ton récit
Ainsi c'est donc vrai, le Kiraly est mixte désormais
quelle désolation ! pourquoi un tel acharnement ?
Il n'est pas rénové au moins ?

Le Rudas semble toujours aussi magique
je m'étais également perdu dans la contemplation des jeux de lumières de la coupole, temps suspendu, extase
très belle ton évocation de ce corps, jeune, tendu vers le ciel
merci de nous faire partager cela
je me replongerai dans ton récit plus tard

Écrit par : olivier | 26 août 2011

-> olivier -> hâte-toi, le récit suivant, en forme de note de lecture, mérite le détour je crois... Merci de cette patiente fidélité (tu as vu ? Je n'écris plus trop, en ce moment, histoire de te laisser le temps de remonter le cours jusqu'à sa source...)

Écrit par : Oh!91 | 30 août 2011

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