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29 mai 2011

saison des chantiers

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J'ai commencé hier un grand chantier à la maison : j'inverse ma cuisine et ma salle de bain. Dix ans après être venu m'installer dans mon petit pavillon de banlieue, au calme et à l'air, l'opération lifting se fait par de la chirurgie lourde.

Il a fallu faire des cartons, pousser les meubles du séjour pour libérer de la place, bâcher tant qu'on pouvait. Des casseroles et des paquets de pâtes trainaient encore dans les placards quand les ouvriers sont arrivés à 7h30 et ont commencé à tout casser. (Instant de grâce quand le jeune et beau David a fait de nos regards son vestiaire)

Depuis, c'est Beyrouth à la maison... plâtres et colle à nu sur les mûrs, carrelages arrachés, gravas, moignons de câbles... Plus un fauteuil ni un canapé où me vautrer. Et cette petite poussière qui se glisse partout, jusqu'entre les doigts et les touches de ce fichu clavier.

Donc résumons :

Le chantier de ma toiture, tombé dans les mains de margoulins il y a presque deux ans, est perdu dans les limbes judiciaires : une audience est fixée pour novembre, mais la petite entreprise a bel et bien disparu dans la nature.

Le chantier de couverture de l'A6B n'en finit pas de finir, mais il semble évident que cet été n'en sonnera pas le bout.

Le chantier de mon cœur, c'est à peu-près Fukushima : j'ai réussi à en refroidir les ardeurs, mais il y a toujours des fuites radioactives. Il est temps que je m'attelle au sarcophage.

Au chantier du tramway, près de la piscine Roger Legall, on commence à poser les  rails. Et les beaux jours y conduisent un jeune et frémillant public, au maillot Kalvin Klein prèt à se laisser tomber aux pieds pour un oui pour un non.

Quant au chantier de mon métier, là, encore trois semaines à tenir, après, je livre, quoiqu'il arrive.

Et désormais donc, un chantier de plus qui ne verra pas sa fin avant septembre, celui de mon chez moi...

Et avec tout ça, j'ai le dos en compote.

08:42 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (9)

20 mai 2011

écrire la lune de tout mon corps

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Un petit point en passant, avant que le cours du temps n'atteigne des sommets inaccessibles au cac 40 de ma vie... Sans délit d'initié, on n'attend pas de chute avant la mi-juin, autant dire que ce blog va continuer encore un moment au ralenti.

C'est vieux déjà, mais j'ai adoré les jeux de corps et de cœurs dans Pina. Restituer, dans un film et dans l'espace, le talent chorégraphique de Pina Baush était un challenge, mais plus encore donner à voir ce que cette femme savait allait chercher au plus profond des êtres, non pas en s'accommodant de leurs fragilités, mais en les exaltant. Être acculé dans ses limites pour reconnaître en soi, attelé a ses pires complexes, ce qu'il y a de meilleur, donner, par l'art, un sens au dépassement. Pina baush avait un rapport exceptionnel, exceptionnellement humain, avec les danseurs et les danseuses de sa compagnie. Elle pouvait demander à l'un d'eux d'écrire la lune de tout son corps, parce qu'à l'autre elle demandait autre chose, elle faisait sortir la danse de la simple écriture corporelle, pour que la sensibilité soit en tout première et authentique.

A peu près l'exact opposé de ce qui s'est passé samedi dernier dans la suite 2806... Un des plus beaux sujets de conversation que nous n'ayons eu au bureau ces dernières années. Voilà qui nous occupe et nous anime plus que Fukushima, à l'heure de la gamelle, avec une délectation non dissimulée. Et quand je dis délectation, n'y vois pas de voyeurisme, ni même de la jubilation politique. Bien sûr, il est réjouissant de voir Sarkozy perdre son challenger idéal, celui sur qui il avait tous les dossiers, près à sortir, au compte-goute ou à l'artillerie lourde, au cours de la prochaine campagne. Merde, il a dérapé trop vite, quel con, qu'il a du se dire, Sarko. Heureusement qu'il garde au chaud dans le ventre de son mannequin, son deuxième couteau de papier glacé...

Non, la délectation vient d'autre chose. D'abord, je ne doute pas une seule seconde que ce dont est accusé DSK soit vrai : trop d'informations concordent sur son harcellement comme technique de drague, sur sa pratique du verrou refermé sur ses proies... A l'évidence, ce mec ne jouit pas de la conquête mais de la possession, et la seule limite qu'il connaisse au rapport consenti, c'est l'arme de poing : ni son pouvoir, ni sa notoriété, ni son argent ni même sa force physique ne constituent dans ses représentations des facteurs d'agression. Dans une vidéo de 2007 ou 2008, celle où Tristane Banon évoque sur le plateau d'Ardisson, l'agression dont elle fut victime en 2002, on entend Roger Hanin réagir par ces mots : "Non, ce n'est pas possible, s'il est capable de ça, c'est qu'il est capable de tout." Évidemment !

Nous nous apprêtions, dans le consentement général, soumis à la seule dictature de l'audimat, piégés par les professionnels d'Euro-RSCG, à investir un stéréotype : on nous a vendu sa compétence alors que c'était un fumiste, son éthique alors qu'il courrait derrière le luxe, son autorité internationale alors que les peuples d'Europe défiaient depuis des mois les cures d'austérité qu'il mettait en place, et - c'est cela qui est jubilatoire - tous ses petits camarades du PS, toute la sphère journalistique parisienne, comme un seul homme pour ne pas prendre le risque d'être exclus du cercle, ont repris ce chant et l'ont colporté dans nos foyers. Taisant tout des travers connus, juste bons à rigoler dans les salles de rédaction.

dominique-strauss-kahn.jpgQue la déchéance, non pas de DSK, mais de tout ce système de politique-communication, vienne d'une femme, pauvre, noire, migrante, reléguée aux tâches domestiques, victime d'agression, fragile en tout point, c'est cela qui est jubilatoire.

Comme je suis un homme de bien, et de compassion, j'ose espérer que DSK aura durant ces quelques jours passés dans le silence de sa cellule, dans cette paix ingrate loin de tout, j'espère qu'il aura joui durant ces quelques heures du plaisir simple de la réconciliation avec lui-même. Qu'il l'aura connue, reconnue. Qu'il aura éprouvé, peut-être même quelques minutes seulement avant que ne lui revienne tout l'univers auquel il a des comptes à rendre et pour lequel il devra retrouver les postures du combat, le vrai bonheur de la sortie de l'usurpation. Qu'il se sera laissé, une seconde seulement, dans la noirceur crasse et nauséabonde de sa cellule, prendre en rêve par la main de Pina Baush.

13 mai 2011

ma dernière queue

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Monsieur le Ministre de la Culture,
Monsieur le Directeur de l'Opéra national de Paris,

Il est 3 heures du matin, et je viens d'arriver devant le bâtiment mastodonte qui abrite l'Opéra-Bastille. Cela fait deux ans que j'ai découvert qu'avec un peu d'envie, de temps, d'organisation, avec un peu de prédisposition à la convivialité, il était possible d'acquérir des places d'opéra honorables à des tarifs acceptables. Il fallait se lever tôt, mais le jeu en valait la chandelle.

J'ai appris l'existence d'un système presque centenaire, totalement pris en charge par des mélomanes bénévoles à petit budget, qui combinait les obligations propres à une file d'attente - une présence continue sur site, un placement selon l'ordre d'arrivée - avec le visage souriant de l'organisation - un numéro d'ordre informel mais joliment mis en page, un appel toutes les heures, laissant à chacun le soin de vaquer à un entre deux de son choix, une petite marche ou un café.

Sans ce système, je n'aurais pas connu l'opéra. Je n'aurais sans doute même pas songé à lui ouvrir les portes de mon orgueil. Cet autre monde, si proche, si imposant dans le champ de vision, sur le parcours même des manifestations auxquelles j'ai si souvent participé, m'étais pourtant abscons. Il était mon image inversée : la culture de mon inculture, la bourgeoisie de mes origines modestes, le clinquant de mon effacement.

Je n'avais pas assez de pointes à mes pieds pour approcher cet univers, pour m'y confronter. Cet art était difficile, et aller à sa rencontre était aborder l'Annapurna. Pouvais-je être réceptif aux voix ? Allais-je être simplement capable d'en affronter la durée ? Son langage allait-il me laisser envisager qu'il fut compréhensible ?...

Plutôt que de m'en tourmenter, je balayais ces questions de mon imaginaire et renvoyais l'opéra en orbite autour de ma vie. Invisible et inaccessible, j'avais la paix.

Et puis au détour d'une rencontre entre blogueurs, j'ai réalisé un jour, il n'y a donc pas si longtemps, que des places à 20 euros existaient, et qu'en s'y prenant bien, c'est à dire en s'y mettant tôt, parfois au milieu de la nuit, parfois même au coucher du soleil lorsqu'il s'agissait de Wagner, ces places pouvaient être dignes. Avec vue sur les sur-titres, donc sur le fil dramaturgique de l'œuvre, et une vision plein champ (quelle belle salle, que Bastille !)... Des circonstances plus personnelles me rendaient réceptifs à l'idée. Je me suis donc laissé une fois approcher de la chose, c'était un petit matin de mai, il y a deux ans.
 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur, vous savez quoi ? J'ai aimé l'opéra. J'ai trouvé la confluence des ces arts - vocal, théâtral, musical - totalement magique. Je ne dirai pas qu'il n'y eut pas de doute, que je ne me suis jamais demandé si m'engageant dans cette nouvelle passion, je ne sur-jouais pas un rôle trop grand pour moi. Je me suis même demandé si cet engouement survivrait à l'amour qui m'y poussait ? Et puis, force est de constater que j'ai pris goût à l'opéra, que c'en est devenu une aventure - lyrique mais pas seulement : intellectuelle et émotionnelle... Parti de rien, je me suis mis à patrimonialiser des œuvres, des voix, des mises en scène, des lieux. Ma connaissance du domaine est encore balbutiante, mais des goûts s'affirment, des noms s'imposent, et je suis désormais en quête des productions et des distributions. Plus seulement de Paris, d'ailleurs, mais aussi de Lille, de Lyon, de Toulouse, de Bruxelles. Je suis allé à Berlin, à Londres, à Barcelone écouter Alban Berg ou Wagner. Bref... J'ai acquis une culture - du moins ai-je commencé - et précisément là où elle me paraissait le plus sanctuarisée.
 
Parce que l'on pouvait aller à l'opéra pour 20 euros. Parce que la queue d'un petit matin était devenue un effort presque dérisoire au regard des émotions recueillies. Et partagées. A combien de personnes de mon entourage, fascinées par ma passion démonstrative, ai-je fait découvrir l'opéra, grâce à ce système, depuis deux ans ? Quinze, vingt ? A moi tout seul. A la seule force de mes queues.
 
Il est 3 heures du matin. Je viens de prendre place dans cette nouvelle file d'attente pour acheter du Verdi : Otello. Encore une découverte à venir. Qui y emmènerai-je ? Je ne le sais pas encore.
 
Ce que je sais, Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur, c'est que celle-ci est ma dernière queue. Avec plusieurs dizaines de personnes, déjà arrivées, ou qui sont sur le point de nous rejoindre, c'est notre dernier rendez-vous mélomane et populaire. Vous avez décidé de tuer ce système. Vous n'en aviez pas le droit car il ne vous appartenait pas.
 
Oh!, je sais bien que dans notre monde, tout est concurrentiel, alors pourquoi pas l'opéra, n'est-ce pas ? Il faut rivaliser avec Covent Garden, avec La Scalla, avec le Met'... Ah! le Met' ! Il faut donc faire du chiffre - d'affaire, s'entend - se payer des têtes d'affiche, accueillir les plus grandes productions, qui sont de plus en plus chères, c'est la concurrence. Alors les ambitions démocratiques...

Si j'ai bien compris, l'an prochain, notre place préférée passe de 20 euros à plus de 70. Vous abaissez le banc des sur-titres pour les rendre visibles des places d'où aujourd'hui ils ne le sont pas (que n'y avez-vous pensé plus tôt, à l'époque où s'y rassemblait la piétaille !). La catégorie à 20 euros passe à 35, encore se vendront-elles désormais au téléphone, à un tarif surtaxé, deux heures et demi avant de se vendre au guichet, histoire d'être bien sûr qu'il ne servira plus à rien ni à personne d'y tenter sa chance. Et des soixante places "debout" à 10 euros, que vous vendiez au dernier moment pour les plus infortunés, ou les plus étourdis, qui bien souvent trouvions un fauteuil vide, en définitive, vous ne nous en mettrez plus que trente.

phantom1.jpgMonsieur le Ministre, Monsieur le Directeur, en ce qui me concerne, j'ai mordu, et vous ne vous débarrasserez pas de moi ainsi. Peut-être même avez-vous gagné : j'ai demandé un abonnement pour la prochaine saison. On ne quitte pas des amours si prometteuses. Mais je pense à tous ceux qui n'ont pas fait mon chemin encore, qui auraient pu le faire, qui s'apprêtaient à le faire à la faveur d'un accident amoureux ou d'une curiosité soudaine, et à qui vous avez décidé de fermer la porte. A qui vous dîtes : c'est assez, maintenant ! L'Opéra ne doit plus s'élargir davantage ! Laissez-nous, enfin, laissez-nous dans cet entre-nous qui nous va si bien !

Mélomane et populaire, sans doute cela sonnait-il trop faux à vos oreilles d'esthètes. Mais ce faisant, vous asséchez le vivier, Messieurs de la Culture. Et je ne suis pas sûr que l'Opéra y gagne longtemps, sans ses rameaux populaires.

Car il est bien là le problème : je verrai moi, sans doute, un peu moins de spectacles, car ils me coûteront plus cher. Et au fond, ce n'est pas bien grave, il en faut bien pour tout le monde ! Mais ceux qui n'y ont pas goûté et qui en ont encore peur : c'est à eux que vous ôtez le marche-pied. Vous leur retirez leur seconde chance. Morts avant même d'y avoir mis le doigt. Fantômes de l'Opéra. Vos fantômes !

Qu'ils vous hantent longtemps !

09 mai 2011

sept mille, ou l'algorithme de la mort lente

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Et bien voilà, le 7.000ème a fini par tomber. Le 7.000ème commentaire sur ce blog, spams à part !
Et c'est une réaction à l'homophobie - jamais fanée.

"oh non !!!! c'est une javélisation !!!! homophobie c 'est certain le gvt hongrois assez réac, non ? mais ici c'est pareil, triste époque"

Merci Olivier de cette trace.

Le gouvernement actuel de la Hongrie fait en effet dans le plus que réac. Le gouvernement précédent usait de l'imparfait du socialisme, le tout se confondant avec un subjonctif libéral totalement imbitable pour qui que ce soit. Ce n'est certainement pas de la Hongrie que viendra le sursaut politique, les nouvelles Lumières ni aucune renaissance d'aucune sorte. Mais comme ce n'est pas non plus de chez nous, ni d'Italie, c'est à se demander si l'Europe saura encore penser la simple notion de progrès. Ou si le monde ne se joue pas déjà ailleurs.

Ici, les choses s'éteignent doucement.

Il avait fallu 89 jours après la création de ce blog pour enregistrer son 1.000ème commentaire. Un 2047545014.jpgtrimestre. C'était début 2008, la blogosphère connaissait son âge d'or. Puis 118 jours pour atteindre son 2.000ème, aux beaux jours, juste avant que n'explose ma carcasse nucléaire. Les 3.000 et 4.000èmes demanderont plus de 150 jours chacun dans le ressac des larmes, puis les 5.000 et 6.000èmes autour de 180 le temps d'une saison lyrique. Celui-ci a mis 390 jours à éclore. Plus d'un an.

Je pourrais presque calculer avec cet algorithme, que c'est dans vingt ans que sera posté le 10.000ème. Et encore, à condition que je ne sois pas avare de mes réponses...

La blogo a pris des coups. Facebook, Twitter, la lassitude des uns et des autres, la mienne, nos paresses jamais coupables. Un jour, nos provider d'accès finiront bien par s'impatienter, et nous couper les ponts du jour au lendemain. Serons-nous prêts ?

05 mai 2011

la mort du Király

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Király, ça veut dire Royal en hongrois. Les bains Király, c'était les bains royaux. Un endroit royal pour la rencontre. Sous toutes ses formes. Pour un matage en règle, pour de simples attouchements, et plus si affinité.

J'y ai rencontré Péter, ma première liaison d'homo, à la suite de caresses dans d'épaisses vapeurs, il y a déjà quinze ans.

Il y a deux ans, j'y ai croisé Shinji, avec qui je noyais mon chagrin et qui m'accompagna pour une folle nuit de Saint-Sylvestre, puis m'accorda une ultime balade dans une Budapest enneigée.

L'an passé, j'y trouvais des Napolitains qui m'entraînèrent dans un improbable trio.

Il y eut aussi mon Tarasbulba roumain, l'Irlandais monté comme un cheval, le ténébreux Magyar au bouc d'artiste, gourmand autant qu'avare de caresses. Il y eut des dizaines de queues effleurées, avalées, conduites à la maison ou éconduites sur un coin de trottoir. Il y avait cette atmosphère torride, subtile, lourde, tamisée, envoûtante, sujette aux reflets changeants, sensible à l'heure et au monde. Il y avait parfois le regard incrédule de touristes égarés. Rarement, mais amusant.

Les bains Király, c'était une institution.

Beaucoup de jeunes gays ont du y vivre leurs premiers émois. Des couples y ont scellé leurs premiers ébats. Beaucoup de vieux y vivaient encore une sexualité éthérée, errant du corps et des mains comme des crocodiles au milieu du grand bain, attrapant ce qui dépassait comme le pompon d'un manège endiablé ou, à défaut, alimentant la perfusion de leurs fantasmes.

On pouvait n'y voir que les vieux obèses. Certains pouvaient même les rechercher. Ou on pouvait ne voir que la chair fraîche et disponible, servie là dans un écrin de pierre rugueuse et de calcifications.
Les bains Király, c'est fini.

Depuis le premier mai, l'alternance hommes-femmes laisse place à une mixité de chaque jour et de toute heure. Le pagne sensuel coupé dans de vieux draps, qui laissait les fesses apparentes et inscrivait dès les premiers pas la sensualité du lieu sur ta peau et tes membres, sera remplacé par un maillot de bain de vulgaire inconstance. Voire d'affreux shorts de plage en forme de tue-l'amour.

Qu'y at-t-il derrière cette mutation ? Une directive européenne sur les établissements thermaux ? Un schéma régional de développement touristique ? Une nouvelle constitution hongroise, repue de références chrétiennes pas loin de re-pénaliser l'homosexualité ? Une privatisation, réalisée ou en préparation, qui tablerait davantage sur la manne de l'étranger en goguette plutôt que sur quelques vieux gays sans valeur qui tiennent leur droit d'entrée d'une ordonnance médicale ?

Je ne le sais pas. Pas encore.

Ce qui est sûr, c'est que mes prochaines vacances à Budapest, en juillet prochain, n'auront pas tout-à-fait les mêmes saveurs...