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01 février 2011

pour changer de l'opéra

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Hier soir, petite excursion hors des sentiers de l'opéra et de la "grande musique" (je reviendrais plus tard à Madame Butterfly de Puccini, vue samedi dernier à Bastille...), une opportunité offerte par le festival de danse contemporaine Faits d'hiver, dans un nouveau lieu que je ne connaissais pas à La Villette, dédié aux cultures urbaines, le WIP - ouvert le 4 février dernier - avec ce petit joyaux d'une heure pile, Clash :

Deux garçons qui se disputent l'espace dans un affrontement homo-érotique où l'on se frotte pour marquer son territoire autant que pour conquérir l'autre, où l'on se bat pour se toucher, où l'on se touche pour se rejeter, où l'autre est son image autant que son rival, où le sang est la réponse à l'impuissance, et les frontières à l'impossible résolution de l'amour, où l'on n'est jamais loin du jeu...

On le doit à Anthony Egéa.

Pas très glorieux, ça m'a beaucoup rappelé que l'une de mes vidéos favorites pour me palucher ces temps-ci, c'était ça (attention, pas recommandé aux plus jeunes, ni aux âmes sensibles...) :


Tiens, quelque chose me dit que je vis l'amour comme un combat, moi, en ce moment...

Commentaires

Euh, le matin à jeun c'était audacieux de ma part. J'aime beaucoup les extraits de la chorégraphie. Je suis toujours admirative des chorégraphes qui arrivent à inventer du nouveau avec de l'ancien car au fond, tous les enchaînements, tous les mouvements ont certainement déjà été inventés et dansés. Mais à chaque fois, c'est autrement. La musique, en revanche, ne suscite rien en moi, aucune émotion et sans les danseurs elle ne vaudrait pas.

Vous parlez de combat. J'ai regardé votre vidéo, ben si, et je suis mal à l'aise. Pourquoi ? Parce qu'en effet cette rencontre me parait bien plus violente qu'elle n'en a l'air et je ne ressens pas de plaisir mais de la souffrance. Étonnant, me dis-je. Alors, le plaisir réside-t-il dans le combat, la domination, la reddition et non pas simplement dans les émotions ressentis par les corps ? Une jouissance bien plus mentale que physique ? Bref, je suis un peu éprouvée, là... Parce que je suis une femme ?
En effet, ça change de l'opéra.

Écrit par : Gicerilla | 02 février 2011

-> Gicerilla -> La bande son marchait bien, d'un bout à l'autre de la chorégraphie, se faisant oublier au profit de la seule geste, le combat occupait toute la place.
Vous avez de la chance d'avoir pu voir l'autre vidéo, apparemment beaucoup d'applications ne sont pas dotées du plugin qui permet de la visionner. Du coup, j'ai ajouté le lien, j'avais l'impression que ça faisait des frustrés...!!

Écrit par : Oh!91 | 02 février 2011

J'ai trouvé la deuxième vidéo, que j'ai pu enfin voir (!!), troublante et fascinante, avec des registres sportifs et chorégraphiques. J'en ai ensuite visionné plusieurs du même style. Une chose m'a beaucoup choqué, le geste final des vainqueurs, ce triomphe méprisant aux gestes vulgaires, qu'on retrouve dans des sports softs et plus habillés.

Écrit par : estèf | 06 février 2011

-> estéf -> euh!... Seulement troublante ? Les gestes que tu évoques sotn à l'opposé de la chorégraphie que j'ai vue l'autre lundi, où au contraire une fraternité presque enfantine se met en place, presque reconnaissante de l'amour qui unit les rivaux, où l'autre est reconnu pour son identité et son altérité...

Écrit par : Oh!91 | 06 février 2011

Oui, c'est bien ça qui me "trouble", cette limite entre l'amour, l'amitié, la fraternité et d'autres mondes, entre la joute amicale, et tendre, et un combat dominateur, impitoyable et destructeur. L'homme n'est jamais loin de l'abime.

Écrit par : estèf | 07 février 2011

-> estéf -> jamais loin, tes mots sont justes...

Écrit par : Oh!91 | 08 février 2011

Les commentaires sont fermés.