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09 décembre 2010

Caliméro sous la neige

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Bon, je voulais faire un billet sur le mode Caliméro, te raconter mes malheurs de la journée d'hier, la galère de cette après-midi passée à l'aéroport à attendre l'arrivée d'un appareil qui, décollant d'Orly, n'est évidemment jamais arrivé, les retards successifs annoncés - une heure, deux heures, trois heures - puis l'annulation, la cohue au guichet d'EasyJet pour obtenir un vol de substitution - le mien sera aujourd'hui, comme sept autres passagers, pour tous les autres de sera vendredi - et puis l'attente, encore, d'une réservation d'hôtel, puis de la venue d'un bus, puis la cohue à nouveau au comptoir de l'hôtel, la galère pour établir une connexion Wifi. Je voulais partager la frayeur qui m'a parcouru, durant 20 bonnes minutes, quand au milieu du chahut, j'ai pensé avoir perdu ma sacoche, avec mon argent, mon téléphone et mes cartes bancaires. Je voulais te faire pleurer sur le Requiem de Brahms que je manquerai ce soir au Théâtre des Champs-Elysées - troisième raté cette année, pour cause de circonstances exceptionnelles - et celui de Verdi au Palais des Arts de Budapest, à cause d'un entre-deux mal négocié. Je voulais t'apitoyer un peu sur ce bien triste sort...

Seulement voilà, comme je regardais hier soir le journal de France 2 sur Internet, confortablement installé dans le canapé de la suite qui m'a finalement été attribuée dans cet hôtel confortable du centre de Budapest, grignotant une assiette anglaise de dépannage qu'un charmant garçon du room-service était monté m'apporter, j'ai du me rendre à l'évidence : avoir été retenu à Budapest une journée de plus, même si ce fut une journée bien tristement perdue, avoir été pris en charge comme nous l'avons été par le personnel hongrois de la compagnie easyJet, même s'il nous a infligés de pénibles attentes, ça m'aura en définitive été une sacrée chance, une œillade du destin qui m'aura épargné l'incroyable sort des galériens de l'aéroport Charles-de-Gaulle ou des naufragés de la route qui, au moment où j'écrivais, hésitant encore entre une douche ou un bain, étaient encore pris dans la stupéfaction et les incertitudes...

Enfin, si, quand-même, pleure un petit peu sur mon sort. Le lit était confortable, le petit déjeuner fastueux, mais... il y manquait du miel ! Quant au travail, même revenu à Paris, je crois bien que je me serais ce matin plié aux recommandations de la préfecture et serais resté à la maison, de toute façon.

Tiens, d'ailleurs, ce matin, qu'est-ce que je vais bien pouvoir aller faire, moi ? Marché artisanal, ou encore un petit bain chaud ?

08:56 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Je confirme : tu étais aussi bien là-bas que par chez nous, avec des centaines de milliers (?) de gens bloqués dans leurs voitures...

Écrit par : Nicolas | 09 décembre 2010

moi sans hésitation je serais allé aux bains ! c'est ce que je fais depuis mon retour sur Paris pour me réchauffer....

Écrit par : Francis | 09 décembre 2010

Ça, c´est la jouvence qui ne veut pas t´abandonner.... ;-)

Écrit par : zarxas | 09 décembre 2010

-> Nicolas -> Et je confirme : je n'ai aucun regret...
-> Francis -> Je suis allé au marché ! Une petite lassitude des bains et des courses poursuites un peu futiles...
-> zarxas -> Sauf que ça y est, 24 heures plus tard, elle a bien fini par rentrer, ma jouvence !

Écrit par : Oh!91 | 10 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.