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08 décembre 2010

jouvence

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La valise est bouclée. Je checke out dans quelques minutes et serai ce soir de retour à la maison...

Il n'y a pas que la neige qui donne sa blancheur à Budapest. La pierre aussi. En quelques années, la plupart des bâtiments publics et des monuments ont connu un sérieux lifting. Le Parlement, le long du Danube, était tout noir lorsque j'y arrivais en 95. Il a fallu bien dix ans pour en venir à bout. Dix ans derrière un échafaudage. Par parties. On y a nettoyé la pierre, mais aussi injecté un durcisseur, car exposée au vent, la façade de calcaire s'avérait trop friable. Et puis c'est bien beau, le néo-victorien flamboyant, mais ça ajoute des centimètres carrés en pagaille, ça fait des coins et des recoins, des anfractuosités inaccessibles... et à l'heure du décrassage, des années de travail en plus. Maintenant que le front de Danube est achevé - ça, c'est pour les touristes - ils vont devoir faire le tour du bâtiment, et parions que lorsque ce sera terminé, dans une dizaine d'années, ils pourront tout recommencer !

La Basilique Saint-Étienne aussi a fait peau neuve, en plein centre ville, elle est resplendissante dans ses habits néo-renaissance. Et plus récemment l'Église Saint-Mathias, dont les échafaudages n'ont pas encore été tous ôtés, mais avec un résultat spectaculaire pour ses atours néo-gothiques.

Il n'y a guère que les bâtiments d'habitation anciens, la plupart à la façade néo-classique, qui conservent une patine que les co-propriétaires, presque tous devenus pauvres, ne peuvent plus s'offrir le luxe de faire tomber...

Presque tout est néo, dans cette ville. L'art-nouveau a bien tenté d'y laisser une trace : une belle trace, d'ailleurs, sous le nom d'architecture sécessionniste, dans la même veine naturaliste que l'art nouveau catalan... Les bains Gellért sont un modèle du genre. Mais sans doute un besoin d'affirmation identitaire a fait privilégier l'imitation de styles référencés, à la fin du 19ème.

Moi aussi, à mes retours de Budapest, je suis néo-quelque chose. Néo-moi-même ? En tout cas, ça m'est à chaque fois un bain de jouvence. Après une semaine de natation, de marche et de thermalisme coquin, je n'ai plus aucune douleur nulle-part. Ni au dos, ni derrière l'omoplate gauche, ni au coude droit, ni à la cheville gauche... Plus mal nulle-part, frais comme un gardon. J'ai même retrouvé ma vigueur blogo-maniaque des premiers jours. Ah si, juste ça : une douleur sourde, faite de colère plus que de tristesse, dans un coin de mon cœur, qu'un long silence sournois a fait renaître. Mais à quoi bon en parler ici, ça pourrait tout gâcher.

08:06 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Pourquoi en parler, effectivement ?
Euh... parce que ceci est un blog ?

bises

Écrit par : manu | 08 décembre 2010

néo-, retro-...

arrête-moi si je me goure, mais que je sache, de bien loin, le Parlement de Budapest est néo-gothique. Ou à la limite, victorien puisqu´il est contemporain de la meuf à Bébert. Certes légèrement postérieur à son grand frère Westminstère mais de là à l´inventer "néo-victorien".

Néo-victorien toi-même, dandy d´Oh!, Oscar Wilde aqueux...

Écrit par : néo-zarxas | 08 décembre 2010

-> manu -> Ça fait plaisir de te lire. C'était bien, Montreuil ?
-> post-zarxas -> Ne me casse pas mon effet, s'il-te-plait : néo-victorien, c'est peut-être un néologisme, mais pour un néophyte comme moi, ça le fait ! Tu n'aurais pas un petit côté néo-intégriste, toi ?

Écrit par : Oh!91 | 09 décembre 2010

Merci pour cette cure de jouvence
C'est toujours un plaisir de retourner à Budapest en lisant tes lignes
Si tu veux une autre cure de jouvence
Yagg a posté un "portrait" de James Franco
un peu narcissique, mais fort troublant
http://callmejulie.yagg.com/2010/12/09/tilda-swinton-james-franco-14-acteurs-jouent-pour-le-new-york-times-magazine/

Écrit par : olivier | 09 décembre 2010

-> olivier -> Merci pour le tuyau, ç'aurait été dommage de passer à côté...

Écrit par : Oh!91 | 10 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.