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12 novembre 2010

jeux autour d'un piano

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Ils sont entrés l'un après l'autre, chacun accompagnés jusqu'au bord de la scène. Fébrilement, ils ont d'abord regardé le public. Ils avaient l'air timides. La lumière les gênait, visiblement. Puis ils se sont assis en face du piano. Un piano droit, très assourdi mais doté d'un amplificateur. Un bastringue au son rond. Etouffé et enflé, enrobé. A la touche délicate. Pas de ceux que l'on trouve habituellement au Palais Garnier.

Tournant le dos au public, ils ont joué. Au sens propre. Et si leur seule présence l'un avec l'autre, timide était touchante, si leur proximité nous donnait à tous l'impression d'être simplement installés dans leur salon, autour d'une tasse de thé, dans une villa désuette de Budapest, c'est musicalement qu'ils nous ont impressionnés. Retrouvant Bach dans son intention, à la façon de Glenn Gould. Et Bartok, et d'autres. A deux ou à quatre mains, improbablement croisées.

L'Opéra national de Paris rendait hommage le 2 novembre à György Kurtág, l'un des grands compositeurs du 20ème siècle, et c'est avec sa femme Martha qu'ils interprétèrent Játékok, "Jeux", en hongrois, adaptation de pièces de divers compositeurs, tentatives d'accès à l'essence de la musique. Avec la simplicité comme seule règle.

C'était la première partie de ce concert. Tante Margot venait de mourir, mais je ne le savais pas encore.

Commentaires

Une erreur s'est produite, impossible de lire (lire ?) cette video. Vite, Youtube. Même punition. Qu'à cela ne tienne, je vais tenter le 2/5. Indisponible. Le dépit me prend. Bon, va pour le 3/5. Et là... et là, cher Oh!91 l'incrédulité dubitative qui me fait m'écrier "oh, noooonnn !" Le spectre de Pierre Boulez fait irruption dans mon salon. Non, dès le matin c'est intenable. Je ne reste pas en place, chaque touche martelée me fait grincer des dents. Nooon, Oh!91 désolée, c'est au-dessus de mes forces. J'ai bien essayé mais cette musique pour mélodieuse que certains la trouvent, moi, je ne peux pas. Pierre Boulez m'avait fait rédiger une note, György Kurtàg aurait sans doute pu en être l'objet.

Écrit par : Gicerilla | 15 novembre 2010

-> Gicerilla -> Dommage que vous n'ayiez pas pu écouter la 1ère, celle qui était en ligne (et qui ma foi, pour moi, marche très bien). Nul doute que Bach vous aurait plus facilement introduite dans les "jeux" de Kurtag, et peut être préparée à des adaptations plus espiègles. Je m'en vais rechercher votre note sur Pierre Boulez, tiens !

Écrit par : Oh!91 | 17 novembre 2010

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