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23 avril 2010

histoires de roues

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Crevé ! Pour la troisième fois en neuf mois... Il traîne de ces trucs, dans les rues d'Ile-de-France ! La première fois, c'était sur la route des vacances, l'été dernier, avec des compagnons qui me sont chers, dans le désordre Igor, Saiichi et Yo. Sur la nationale 20, un peu avant la tombée de la nuit, dans les confins de la région parisienne : il nous avait fallu déposer tous les bagages sur le côté, trouver comment fonctionnait le cric high-tech de la Mégane II, et puis une fois la chose faite, obtenir d'un café de routiers à côté qu'il m'ouvre l'accès à des toilettes, sans consommation, pour me dépouiller les mains des trois bons millimètres d'épaisseur de cambouis que j'avais ramassé dans l'opération. L'affaire s'était réglée en deux-temps trois-mouvements, et j'étais plutôt fier d'avoir fait mon homme au milieu de cette cour.

La roue avait été réparée dans un village du Quercy, dès le lendemain, pour à peine 17 euros.

La seconde fois, c'était le mois dernier. Avec ma nouvelle Mégane III (ben oui, quand je te dis que je suis fidèle...), presque flambant neuve. Le pneu s'était dégonflé suffisamment lentement pour que j'aie le temps de me rendre en roulant à l'atelier Renault-Minute de ma concession sans avoir à changer la roue. L'histoire avait déjà mal commencé - Renault-minute mon œil - "Ah ben là, mon cher monsieur, il faudrait nous la laisser au moins deux heures, on ne va pas pouvoir s'en occuper tout de suite". Retour au bureau à pied, puis une heure plus tard, coup de fil : "En fait, la vis s'est plantée sur le flanc, on ne va rien pouvoir faire, il faut changer tout le pneu. Et pi le vôtre, on l'a pas en stock, faudrait revenir dans 48 heures, le temps de le commander". Pfff ! Ca puait l'entourloupe. Pourtant, même diagnostic chez speedy. Avec ce petit complément : "En même temps, il vous faudra changer les deux hein, question d'équilibrage". Devis : 260 euros. Pour une vis chopée vraissemblablement lors d'un écart à gauche pour laisser passer des motos  sur l'autoroute... Il m'a fallu faire jouer de l'assurance et je m'en suis tiré, entre franchise et usure, pour "seulement" 127 euros...

Et maintenant, après la gauche, la droite ! Hier soir, en plein transport de violoncelle, ou plutôt, juste une demi-heure avant un transfert vers une répétition stratégique, pour dépanner mon ami - malade de surcroît. La tuile évitée de justesse, au prix du baptême du cric - qui, cette fois, n'y aura pas coupé - et d'une nouvelle couche de cambouis sur les mains. Quant au prix de la réparation, j'en saurai plus dans la journée. Je croise les doigts...

Tant que j'en parle, y'en a une quatrième, de roue, à laquelle je vais bientôt m'attaquer, avec l'aide du monsieur qui me consacre une demi-heure chaque semaine - prix fixe, dans ce cas-là : une roue qui me tire pourtant depuis quelques dizaines d'années, à qui j'avais pris l'habitude de me fier les yeux fermés, sur laquelle totue question m'eut été incongrue : cette espèce d'idéal parental où j'ai puisé des valeurs mais qui m'a privé de mes capacités de jugement, de personnalité, de spontanéïté. Avec celle-là, j'en suis juste à avoir repéré la crevaison et à m'être arrêté sur le bas côté. Quand je vais commencer à sortir le cric, je pressens qu'il va me falloir y mettre de la peine. Et quelques rustines n'y suffiront pas.

Je sens déjà des gouttes de sueur perler à mon front.

05:38 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Cher Oh, à me plonger dans tes écrits, il me semble que le cric est sorti depuis longtemps. Et ces capacités, dont tu dis la privation, sont bien à à chaque détour de phrase. Mais tu sais bien, l'usage du cric demande une adresse toute particulière quand il s'agit de passer le crochet de la manivelle et de tourner. La manivelle peut parfois avoir du mal ou s'échapper. Et tout en tournant, tu répares d'autres choses, chez toi, chez les autres. C'est finalement un mouvement assez complexe... Va, ne t'inquiète pas plus qu'il ne faut.
Je t'embrasse.

Écrit par : estèf | 23 avril 2010

Si tu espères nous faire croire que tu ressembles à ça quand tu changes ta roue au bord de la route !?... Je suis pas loin de crier à la publicité mensongère !
;-D

Écrit par : madame de K | 23 avril 2010

Madame de K tu es très drôle mais en fait t'as pas vu ses abdos, t'en sais donc fichtre rien vilaine ! ;-)
En revanche je note que Oh est un vrai gens bien, il laisse passer les motos, lui !
Par ma voix, la corporation salue bien bas ce geste l'ami, mais quand même :
Ne jamais risquer sa peau (ou celle de sa bagnole) si le terrain n'est pas fiable, le motard attendra, il est aussi automobiliste, il sait ça. Quelque fois je suis gênée de voir certains automobilistes adorables frôler le trottoir pour me laisser passer. Quand on peut on passe, sinon, on attend. C'est con d'avoir crevé pour avoir été sympa quand même ;-(!

Écrit par : feekabossee | 23 avril 2010

Pierre qui roule?

Écrit par : Doréus | 24 avril 2010

-> estéf -> Pour l'instant, je reste en mode "cinquième roue du carosse", j'attends que le mouvement de manivelle fasse son effet... Merci quand-même ;
-> madame de K -> Z'y-va ! dis tout de suite que je suis un laideron !!...
-> feekabossee -> voilà, merci ma belle ! C'est vrai, quoi, qui c'est qui les as vus, mes abdos, quand je sors à moitié nu de l'eau frémissante de Roger Le Gall. Je te jure que tout le monde crache pas dessus, hein... Autrement, sur les motards, je me suis même surpris à téléphoner un jour à ma radio préférée (pour la précision de ses infos trafic), France Bleu, pour réagir à un auditeur qui leur en mettait plein la gueule, genre à cause d'un petit con qui lui avait foutu la frousse une fois, fallait interdire toute la corporation... Bon, je file m'occuper de mon pneu !
-> Doréus -> on va voir si elle en amasse ou pas, de la mousse ou autre chose...

Écrit par : Oh!91 | 24 avril 2010

Ben justement, il manque une roue à mon carrosse ! :-)

Écrit par : estèf | 24 avril 2010

Les commentaires sont fermés.