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21 avril 2010

les traînées blanches

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Les traînées blanches ont refait leur apparition dans le ciel azur. Ces derniers jours, on ne savait pas dire exactement quoi, mais il y avait dans l'air quelque chose de bizarre. Ce n'était pas vraiment le nuage, tout le monde en parlait mais il demeurait invisible. L'oeil se perdait, ne savait à quoi se raccrocher. Maintenant on sait, c'était ça, une pureté rare, interdite. On a réalisé ce dont la civilisation nous privait à jamais, sauf cataclysme volcanique : les vrais ciels bleus. Les riverains d'Orly ou de Roissy ont découvert que les jardins pouvaient aussi exister pour des barbecue et des apéros en plein air.

J'ai deux collègues qui ont renoncé à partir, l'une à Naples, l'autre à Madrid, qui prennent la situation avec philosophie. Elles ont engagé avec leur progéniture une réflexion pédagogique sur les vertus du retour à une certaine simplicité.

Finalement, mes copines Bougrenette et Fiso ont été bien inspirées de partir rejoindre la Roumanie en voiture. Le projet me paraissait fou, nonobstant que c'était une autre façon de découvrir l'Europe, ou de retourner sur des sentiers de souvenirs nostalgiques. Finalement, elles auront réussi leurs quinze jours de vacances, elles. Dire qu'elles sont encore à Budapest demain soir...

Moi j'ai payé un prix modeste aux entrailles de la terre et à ses fureurs : un concert au Théâtre des Champs-Elysées a été annulé, l'Orchestre des jeunes de Hamburg ayant été coincé à Lisbonnes. Je dois dire que le Théâtre a géré ça avec une efficacité imparable : annonce par mail et, dans la demi-heure, appel téléphonique précis, poli, respectueux. J'en ai été quitte pour la frustration d'un concerto pour violoncelle de Chostakocitch. Ça aurait été magistral, paraît-il...

Autrement, puisque la vie reprend, la mienne est bien remplie en ce moment. Un peu trop à mon goût. Et ce n'est pas parti pour se calmer. On pensera vacances plus tard, en ce qui me concerne. Ça s'appelle les devoirs de l'eau...

Mais je ne t'oublie pas, même si le pied est un peu relevé...

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