Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 février 2010

20 ans, et toutes ses dents

nelson-mandela-free.jpg
Le poing haut, l'allure fière, il sortait enfin et j'allais danser devant l'ambassade d'Afrique-du-Sud. Nous nous étions tant battus... Sans nul doute mon plus bel amant !

La planète n'a pas depuis, hélas, produit d'aussi grand homme d'Etat, alliant humilité et détermination. Il va encore nous accompagner longtemps, longtemps, et tenir éveillée, aussi ténue soit-elle, la petite lueur de l'espoir.

22:08 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : nelson mandela

Commentaires

"La planète n'a pas depuis, hélas, produit d'aussi grand homme d'Etat, alliant humilité et détermination. "

Et Sarko, alors ?

Écrit par : Nicolas | 12 février 2010

lui serrer la main... un geste qu'on fait machinalement à des tas de personnes... mais ce jour là...quel souvenir tu dois avoir...une main, un regard qu'on n'a pas envie de lacher, de détacher... j'ai appris récemment qu'à son intronisation de président il avait invité son geolier..... le directeur de la prison.... Même sans être d'Etat, la planète pourrait produire déjà de grands hommes, tout simplement... ça serait bien !

Écrit par : Francis | 12 février 2010

-> Nicolas -> Oups, en effet, je l'avais pas vu...
-> Francis -> C'est lui qui a introduit dans un même mouvement la vérité et la réconciliation. Qu'on se serre la main, oui, qu'on s'assoie aux mêmes tables, certes, mais sans hypocrisie. A la Libération, une telle attitude aurait changé sans doute les choses, et nous aurait peut-être préservé des Papons qui croyaient avoir carte blanche pour massacrer les Algériens ensuite...

Écrit par : Oh!91 | 13 février 2010

Cet homme a aussi sa part d'ombre, je pense non sans paradoxe que c'est cela qui l'a fait tenir aussi longtemps. Une âme vraiment pure aurait-elle pu resister ?

Je ne vois pas très bien ton parallèle avec ce qui se serait passé après 45. Une réconciliation à propos de quoi ? Une reconnaissance des services rendus, de fils tombés comme chair à cannon, oui cela a manqué, indubitablement.
Le vrai problème s'est posé, à mon sens, après 62. Et il était en genèse avec les cargos d'hommes exportés pour les mines et l'industrie, auparavant.
La trauma de la décolonisation ne peut se réduire aux agissements de certains, tout condamnables qu'ils soient.

Mais là, on ne peut que te retourner la réflexion. Ne faut-il pas là aussi savoir tendre la main ?

Pas simple.
B

Écrit par : petite française | 14 février 2010

-> petite française -> Hola ! Il y a mille choses dans ton commentaire. Alors d'abord, ma réponse : ce que je voulais dire, c'est que De Gaulle a poussé les feux de l'oubli, pour reconstruire une administration en fermant les yeux sur l'impresciptible : ça a donné des Préfet qui ont livré le pire d'eux-même dans l'entreprise colonialiste, des ministres issus du SAC, dont Sarko est d'ailleurs l'héritier spirituel, et d'autres ignimignies. Il a fait la réconciliation sans la vérité. Mandela, lui, qui a sans doute ses compromissions, son jardin secret et ses faiblesses (sauf qu'il en a beaucoup assumé au grand jour, et de ses amours libertines, et de ses neveux malades du SIDA...), il a organisé la réconciliation, mais dans la vérité, et le travail des commissions, localement et nationalement, a été un des moments les plus rares des après-guerres connus.
Pour le reste, je partage que les ravages du colonialisme, aux génèses lointaines, ne se limitent pas aux comportements d'extrême-droite : j'ai coutume de dire que nous sommes tous pétris de cette mentalité "petit-blanc" dont on a beaucoup d'effort sur nous-même à faire pour nous en débarrasser... Et l'héritage des Lumières, avec ses visées universalisantes, ne sont pas pour rien dans ce que la Gauche souvent en exprime aujourd'hui. Pas simple, dis-tu ?

Écrit par : Oh!91 | 14 février 2010

Les commentaires sont fermés.