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22 octobre 2009

5000 sous le signe de Bach

Et voici donc le 5.000ème commentaire. Il est tombé mardi (mais j'ai du retardé son installation sous les projecteurs, pressé que j'étais de mettre des choses au point après les emmêlages de billets auxquelles m'avait conduit l'affaire du match avorté). C'était sur le billet la diva et la midinette.

"J'ai parfois des frissons à l'écoute de certaines musiques, comme l'air de la reine de la nuit dans la flûte enchantée, c'est galvaudé je sais, mais il y a quelques jours j'ai revu le film Amadeus et ça me l'a refait.


Mais je suis plus baroque que classique, et Haendel (par exemple ça) me fait plus frissonner que Beethoven.

Je n'ai pleuré qu'une fois en écoutant de la musique, c'était la Passion selon Saint-Matthieu, de Bach (cet air là très exactement) mais il se mêlait à d'autres émotions que je ne raconterai pas ici, car c'est un endroit comme il faut ;-)"

Pouvais-je espérer mieux ? Les frissons, Mozart, Haendel.... mais surtout Bach, et Saint-Matthieu ! Imagine un peu... J'ai eu déjà l'occasion d'écrire combien Bach surclassait tous les autres à mes oreilles. Et d'écrire aussi ce que représentait pour moi la Passion selon Saint-Matthieu.

Madame de K, savez-vous que j'aurais pu pleurer aussi sur cet aria, qu'il accompagna mes premiers mois d'installation à Budapest il y a, quoi ?, quatorze ans de cela, et d'une certaine façon ma sortie du placard ?

C'est drôle que ce soit tombé sur vous, débarquée assez récemment par chez moi. A la fin de cet été, je crois, sur une humeur capricieuse. Et par l'entremise d'une belle fidèle, écornée par la vie, mais debout, généreuse, digne. Je l'ai vue pour la première fois ces jours-ci, vous le savez, et prenant un infini plaisir à nous découvrir, nous avons parlé de nous, d'elle, de moi, et figurez-vous, beaucoup de vous. Elle est admirative de votre joie de vivre, et je crois qu'elle ne trouve pas usurpée votre minute encyclopédique.

Merci de nous en avoir livré quelques secondes, et de l'avoir fait avec de la grande musique. Vous auriez pu aussi nous dire vos "autres émotions" mêlées à vos larmes, les oreilles qui traînent par ici en ont vu d'autres, et sont d'une discrète bienveillance. Une prochaine fois peut-être...

Commentaires

ah mon dieu !!! (je cours me cacher, je suis écarlate)

Écrit par : madame de K | 22 octobre 2009

Ha ha ha ! Quelle chipie celle-là !
Mais moi je suis dans du velours là, Bach ou Haendel pour démarrer ma journée, je ne pouvais pas espérer mieux.
Et ça me fait penser que pour une fois on ne va pas se chamailler avec Madame, parce que je partage vraiment son (votre) avis, le baroque c'est vraiment du divin !

Écrit par : feekabossee | 22 octobre 2009

5002 ?

Écrit par : Nicolas | 22 octobre 2009

Je ne savais pas que tu étais fan de Bach ou de la passion selon saint Matthieu (je n'avais pas écrit ça pour fayoter ,-) et je suis allée fureter un peu chez toi pour rattraper mon retard.
Et je me dis : mince ! j'ai jamais vu quelqu'un qui écrit aussi joliment des cochonneries que toi ! (sauf vot' respect m'sieur ;-)))

Écrit par : madame de K | 22 octobre 2009

-> Nicoals -> 5014, désolé ! (oui, je sais, j'ai tardé au démarrage...)
-> feekabossee -> La musique adoucis les moeurs, le baroque adoucis les larmes ;
-> madame de K -> pfff ! merci pour les cochonneries ! Ca me fait penser que ça fait un moment que je n'en ai pas raconté, tiens. Faiblirai-je de la plume ?
Bon apparemment, vous avez retrouvé vos couleurs, entre le premier et le second commentaire. A ce rythme, je vais vite atteindre les 6000, d'ailleurs !

Écrit par : Oh!91 | 22 octobre 2009

"faiblirais-je de la plume ?" jolie métaphore !
;-)
tu savais que la chanson "au clair de la lune" est aussi pleine de cochonneries ?

Écrit par : madame de K | 22 octobre 2009

Je partage cet avis également, cet air "Erbarme dich' de Bach est d'une beauté à m'amener régulièrement les larmes aux yeux (mais pas dans cet version, désolé).
Par contre pour la version de l'air de la nuit que tu nous proposes, non, vraiment non. c'est l'air d'une femme furieuse qui demande à sa fille de tuer un homme sous peine de la répudier, et la vocaliste que tu nous proposes s'applique à faire du joli où il y a de la fureur (à moins qu'elle ne soit pas capable de faire la partie haute avec plus de souffle, ce qui est effectivement beaucoup plus difficile). Parfois faire de la musique "jolie" gâche un peu tout, du sentiment que diable!

Écrit par : Patrick Antoine | 22 octobre 2009

-> madame de K -> merci au passage d'avoir corrigé ma faute de conjugaison, ma chandelle en revit ;-)
-> Patrick Antoine -> Tu es donc un esthète !... Merci de cet avis éclairé. En fait, cette interprétation de la Reine de la nuit ne me parait pas tomber dans l'esthétisme que tu dis. Je l'ai aimée parce qu'il s'agit visiblement d'un enregistrement de studio. L'artiste y est donc libérée de l'image et du jeu, entièrement consacrée à son son. J'imaginais au contraire derrière, une actrice dramatique en play back, livrant tout de sa fougue. Je trouve cette dissociation intéressante.

Écrit par : Oh!91 | 23 octobre 2009

Les commentaires sont fermés.