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06 septembre 2009

l'ovni et la nébuleuse blogosphérique

grenouille-entre-deux-o.jpg

Bien. J'ai mis du temps à trouver un angle pour ce billet. Mais je le tiens, et je me lance.

Je viens, avec quelques poignées d'autres, de traverser huit jours de conjonctions astrales blogosphériques, une sorte de nébuleuse. En faisant attention à n'être pas happé par un trou noir, ni à couper la trajectoire d'une météore.

A la charnière de cette traversée, il y eut la rencontre avec cette brouette, chargée d'une grenouille entre deux "O" : Gee Mee. L'Ovni blogosphérique. Celui qui dédie tout un blog à l'amélioration de la plateforme Hautetfort. A la délivrance de conseils techniques pour ses usagers, dont je suis. Mais qui reste néanmoins en alerte sur les contenus, et se montre sensible à la poésie et à l'esthétique des mots, à leur sens. Et qui, va savoir pourquoi, au détour de ses pérégrinations, s'est amouraché de moi, et de Bougre' - entre autres "amitiés sulfureuses" que la blogosphère sait parfois nouer.

N'eut été le plaisir que nous prîmes à nous découvrir, c'eût été un speed dating. Une heure douze chrono au Café du Nord, entre travail et train de banlieue. Nous avions peu d'indices pour nous reconnaître, et comme j'étais arrivé le premier, j'ai passé une gros quart d'heure à scruter chaque homme seul, installé ou arrivant, puis à en rire une fois rejoint par Bougre.

Un homme noir exagérément bedonnant, le regard perdu entre Le Monde et sa bière, un jeune homme ébouriffé, debout à la portière d'un taxi, que j'aurais bien débraillé davantage mais qui hélas fut vite rejoint par une femme, un professeur fou, deux fois l'âge de la retraite, qui traversait la terrasse avec impatience, un quinqua névrosé devant ses boules de glace... notre fantasmagorie s'agitait d'autant plus que seul lui avait les clés pour nous reconnaître. Bougre était sûre qu'il devait s'agir de quelqu'un de relativement âgé. Finalement, il arriva en retard, nous surprit par derrière. Ma foi jeune et beau garçon, un tantinet propre sur lui - contexte professionnel oblige. Et tout à fait sympathique.

Bougre et lui avaient plein de choses à se dire, sur un terrain professionnel commun d'abord, puis parce que Bougre bouillonne de l'envie de faire évoluer son blog. D'ailleurs, depuis cette rencontre, elle s'essaye à le garnir de divers branchages dont - soyons honnêtes - on peut dire qu'ils n'en facilitent pas la lecture. Il y a du travail, n'est-ce pas, Gee Mee ? Il nous a manqué du temps pour revenir sur les épisodes du cobaye, ou pour parler de mon toit, mais ce n'est pas plus mal, les histoires d'internet et de coming-out familiaux étaient bien plus intéressantes.

Avant cela, donc, il y avait eu un déjeuner avec le couple de l'année. Le plus improbable qui soit, des écorchés vifs mieux qu'attachants. Une auteure qui n'a plus à faire ses preuves, mais qui souhaite refermer le livre de ses aventures policières après en avoir tourné toutes les pages, et nourrit déjà de nouveaux projets, et le chroniqueur politique talentueux, au verbe acéré et explosif, mais documenté et toujours exigent, qui a tout quitté pour rejoindre sa belle. Leur écriture ne connait pas la complaisance, alors ils ont fâché, Bénédicte surtout, qui a un jour dans un pamphlet mémorable - que Gee Mee a adoré, tiens ! - réglé son compte au paradigme du blogueur malade. Certains s'en sont offusqués, s'y reconnaissant, forcément. J'y ai moi-même vu tous mes travers, et j'ai trouvé salutaire d'être ramené à ma désuète condition dans ma pratique du blog. J'en suis accessoirement reparti avec un petit pot de baume du tigre, et j'en parle parce qu'il m'a servi pas plus tard qu'hier à apaiser un claquage derrière la cuisse gauche que je me suis fait à la caisse de mon Carrefour-Express de quartier.

Il y avait eu aussi, dans un tout autre registre, le rendez-vous du KB. A l'initiative de l'inénarrable Nicolas, l'homme qui parle comme il écrit, et 462.jpgqui écrit plus vite que son ombre. Toujours avec bonhommie. Cinq ou dix blogs, je ne sais plus, cinq à dix billets par jour sur chacun d'eux, une vie professionnelle, pas de vie familiale connue mais : l'animation bénévole d'un café de quartier appelé à un grand destin wikisphérique : la comète. Le rendez-vous était annoncé politique, et j'avais redouté baigner dans une ambiance de gauche bien pensante pleine de politicaillerie. Mais l'assistance était bien plus diverse que ne le laissait présager le contexte, et le plaisir des retrouvailles a vite relégué les chicanes sur Bayrou, les primaires au PS ou les stratégies d'alliance à une petite table du fond de la salle.

J'y ai partagé un apéritif de dames avec des dames qui tiennent des blogs de dames, c'était drôle. J'en ai été arraché par le politicien local des Verts, qui a monopolisé mon attention pour me dire toute son ambition locale et régionale. C'est lui qui m'a appris l'existence du projet de loi sur la fin des Départements - qu'il applaudit - et c'est donc un peu à lui que je dois le billet que j'y ai récemment consacré.

On trouve profusion de comptes-rendus chez les participants (Manu, CCMrs Clooney, Mtislav, Eric, Falconhill, Gaël, Gularu, Hypos, Louis, Luciamel, Olympe, Sarkofrance, Mathieu L, Yann Savidan, Wallen) qui n'intéresseront sans doute que ceux qui en furent. Moi je retiens surtout que l'on m'a trouvé ici craquant, et bel homme. Et que ma réputation fastidieuse à nettoyer me colle encore aux basques. Au fond, je n'en demandais pas tant.

IMG_2141.jpgLa traversée s'est terminée ce mercredi à l'Assassin (photo de Franck). C'était le rendez-vous des Paris-Carnet, plus installé mais qui mit un certain temps à s'animer. Philippe s'y offrait sa première. Et d'évidence, depuis qu'il explore le monde de la police de l'intérieur, il s'en éprend de plus en plus. J'étais content de lui faire rencontrer Igor. J'y ai aussi revu mes prosélytes lyriques et ai promis de contribuer à en réactiver le cocotier. Les filles se sont fait un truc de filles, une sorte de noeud, j'espère qu'elles dépasseront. Enfin, c'est leur affaire... J'ai retrouvé le Noé de mon premier Paris-Carnet, à la fois plus beau, parce que plein de projets, mais plus fragile aussi. Il aimerait réussir à travailler moins bénévolement. La société ne l'aidera pas sur ce plan. Et puis j'ai partagé en riant un bout de soirée avec Deftones, un petit nouveau lui aussi, emmené là par Fiso.

Autrement, je me suis encore fait avoir : pourtant, je le sais que les frites n'y sont pas bonnes !

Voilà. Huit jours en perdition dans le monde de la blogosphère. Il y eut quelques secousses, mais le temps de remettre mon vaisseau sur son orbite ordinaire, et de reprendre mes esprits, j'ai finalement été en mesure d'en dire quelques mots. Trois siècles après tout le monde, mais que valent les siècles à la vitesse de la lumière (c'est par contre la dernière fois que je mets autant de liens dans un billet : quelle plaie !).

Commentaires

Beau compte rendu...

Écrit par : Nicolas J | 06 septembre 2009

il y a un truc qui m'échappe. Tu es oh 94 ou OH 91 ?

Écrit par : olympe | 06 septembre 2009

-> Nicolas J -> merci... Bel organisateur !
-> olympe -> je brouille les pistes exprès, m'oblige pas à les éclaircir...

Écrit par : Oh!91 | 06 septembre 2009

Tu sais ce qu'ils te disent mes "divers branchages" ? ;-) pourquoi faut il que tout soit facile, aussi ? hu !
Bon tu m'épates, super contre-rendu de rencontres, des liens à ne plus savoir que lire, j'applaudis.

Écrit par : Bougrenette | 06 septembre 2009

tu m'avais écrit tes coordonnées bloguesques sur un bout de papier, j'avais par la suite lu quelques uns de tes billets, un peu étonnée, je n'avais osé laisser de commentaire. Tu m'en donnes l'occasion en me citant ;-)) Je faisais partie des dames du KDB, mon blog est-il un blog de dames ? je me suis souvent posé la question.

Écrit par : Lucia Mel | 06 septembre 2009

-> Bougrenette -> Interro surprise demain matin : je vérifierai que t'es passée par tous les liens...
-> Lucia Mel -> de Dame, assurément ! Pour dames ? Il y a largement de quoi nuancer : Maria Leonor, par exemple, je la prends largement pour moi... Tu as du goût. Merci de ton passage.

Écrit par : Oh!91 | 06 septembre 2009

Au plaisir de te revoir bien vite, Oh! - ami pour nous plus que blogopote.. C'est pour ça que c'était trop court l'autre jour au Paris-carnet (en plus les frites sont de plus en plus dégueulasses)
On t'embrasse.

Écrit par : bénédicte | 07 septembre 2009

-> bénédicte -> Sur les frites, on est tous d'accord, on pourrait même lancer un appel à boycott !
Sur le reste, on est d'accord aussi : tout le monde n'a pas la chance de déjeuner ou de dîner avec d'authentiques amis élus "couple de l'année". Bises...

Écrit par : Oh!91 | 07 septembre 2009

Jeune et beau garçon ? Drôle de foi que la tienne ;-) À la réflexion, je me demande si Ovni n'est pas une description plus fidèle.

Je ne regrette pas d'avoir fait le chemin pour "venir dehors", et promis, nous parlerons de toît la prochaine fois. Je voulais te demander si tu avais fait installer un pare-pluie parce que moi-même... Une autre fois. Et puis tu as déjà donné des réponses.

Et encore désolé de vous avoir fait attendre. On fera mieux la prochaine fois ?

Écrit par : Gee Mee | 08 septembre 2009

-> Gee Mee -> Si tu savais... en comparaison avec tout ce qu'on avait imaginé !!... Attendre est parfois un jeu pas désagréable. A bientôt.

Écrit par : Oh!91 | 09 septembre 2009

Quoi ????? une semaine que ce billet a été écrit et toujours personne pour relever LA phrase que tu n'as pu manquer d'écrire exprès pour qu'on réagisse, quand même ....
... bon, alors je me dévoue, deux points ouvrez les guillemets :

"Comment Oh, un homme t'a surpris par derrière...? ça, pour une surprise, alors ... !"

Bon, maintenant, ça, c'est fait, je retourne buller dans mon jardin ! bon Maxime Le Forestier !

Écrit par : M. | 12 septembre 2009

-> M. -> ça prouve seulement que Nicolas n'as pas lu attentivement !...

Écrit par : Oh!91 | 14 septembre 2009

C'est vrai. C'est surprenant que tu sois surpris qu'on te surprenne par derrière.

Écrit par : Nicolas J | 14 septembre 2009

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