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04 août 2009

Federico et Roberto

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Federico, le napolitain. 46 ans radieux. Le corps et le visage secs, comme je les aime. Une barbe de deux jours, rèche, quelques rides riantes au coin de l'œil, et un sourire lumineux. Nous sommes donc aux bains Király de Budapest. C'était mardi dernier, il y a juste une semaine...

Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous enfermer dans une cabine de douche, c'était son choix. Il avait un corps svelte quoique peu athlétique, peut-être à cause de ses origines croates, la peau assez blanche, les jambes glabres, la queue longue et épaisse, lourde. Il m'embrassait en m'aspirant la langue avec énergie et a joui quand je lui léchais les couilles. Nous sommes ressortis de la cabine et il m'a présenté son compagnon, Roberto, très brun, petit, rigolard et rondouillard, poilu... pas du tout mon style, mais entreprenant malgré son incapacité à communiquer en anglais.

Federico nous a laissés un moment, un peu comme s'il m'avait déposé en gage, ou s'il avait voulu offrir des fleurs à son ami avec qui il comptabilise vingt ans de vie commune. Je me suis laissé faire, au vrai, comme si j'y voyais le moyen de retrouver Federico plus tard. Et puis ils étaient chaleureux. Nous sommes allés dans le bassin d'eau fraîche, où il fit bon s'immerger tant la chaleur montait. Je me livrait à lui, yeux fermés et lui tournant le dos, éprouvant à peine d'une main la vigueur de son érection. Je bandais sous l'effet de ses caresses. Il jouit en simulant une pénétration. Dans l'eau, chose que je me suis toujours interdite. Puis poursuivit jusqu'à ma propre éjaculation dans une cabine de douche.

Ils repartaient le lendemain matin par le premier vol de 7h 30, mais me proposèrent de les rejoindre pour un dernier verre dans la soirée. Ils me parlèrent de leur vie, de la folle flambée de l'immobilier à Naples, de leur séjour en Hongrie, dont ils me montrèrent quelques photos sur le petit écran de leur appareil photo. Roberto ramassa - pour sa collection - des sachets de sel et de sucre du café New-York où nous prîmes un Unicum avec glace. Federico faisait office de traducteur, patient et amusé. Roberto était ingénieur pour le métro de Naples, et Federico FunPhotoBox_3603021204770.jpgtechnicien prestataire indépendant.

Ils m'invitèrent à partager un ultime moment dans leur chambre de l'hôtel Ibis, place Luiza Blaha, et à me rendre à Naples les visiter pour quelques jours de vacance.

C'est jusqu'à aujourd'hui mon meilleur souvenir de ce séjour à Budapest, hors mis tout ce qui relève de soyeuses réminiscences, et qui n'a pas de prix.

Commentaires

Forcèment dans une ville de cul-ture comme Budapest, on ne peut que sympathiser avec des italiens ! et si tu ne connais pas Naples (et la région surtout...) va les voir ça vous fera plaisir à tous les 3 trois, au delà de...
Mais c'est quoi un "Unicum" (la liqueur bizarre) ??? si c'set ça ben j'en ai encore à la maison, j'accroche pas du tout ! tu as bu un tokaj quand même ???

Écrit par : Francis | 04 août 2009

La vache ! T'as de ces vacances toi !
Moi ça m'arrive pas ça, un gars qui simule un truc dans mon dos. Pourtant j'ai rien contre l'eau ...;-)
Veinard, je t'envie tiens !
Bisous plein.

Écrit par : feekabossee | 05 août 2009

-> Francis -> L'Unicum est en effet cette petite liqueur à base de plantes médicinales, qui s'affiche partout dans les boutiques hongroises, très traditionnelle, et assez imbitable. Je m'y suis laissé aller, parce que Roberto et Federico, en bons touristes, en ont commandé un verre chacun, "avec glace", ont-ils précisé. Et cette précision, qui avait l'air d'émaner de connaisseurs, a attisé ma curiosité. Du coup, j'ai essayé aussi, "avec glace", et ma foi, ça avait de la gueule, exaltant des parfums de génépi ou de chèvrefeuille. Je crois que je vais pouvoir enfin m'autoriser à ouvrir le petit flacon que j'ai chez moi depuis plus de dix ans et dont je ne savais franchement que faire.
Quant au Tokaji, bien sûr que j'en ai bu. Et du bon... D'ailleurs, puisque tu me le suggères... je vais bientôt boire à ta santé sur ces pages, tiens !
-> feekabossee -> en même temps des fois, y'a mieux que la simulation... Bisous pleins à toi aussi.

Écrit par : Oh!91 | 05 août 2009

"soyeuses réminiscences" ... au départ j'ai lu "joyeuses", c'était bien aussi ...
Tu sais que j'adore te lire, tu es très dépaysant, comme mec, surtout pour une nana ;-) et même quand tu es en France, et non en Hongrie ... !

Écrit par : M. | 08 août 2009

-> M. -> J'aime bien l'idée d'avoir une écriture "dépaysante". Moi, elle me "repayse"... d'une certaine façon.

Écrit par : Oh!91 | 09 août 2009

Les commentaires sont fermés.