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21 juillet 2009

le détachement et et les regrets

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Je n'ai plus pleuré depuis... pfiouuu ! le 21 juin, je crois. Un mois aujourd'hui ! J'ai moins peur du vide, et j'appréhende mon départ en vacance sans angoisse excessive.

J'ai repris goût à l'écriture, et au temps long qui me l'autorise. Je succombe, encore, à des opportunités faciles, je n'ai pas encore pris toute la distance, mais j'ai commencé à le lire de façon différente, à l'objectiver : je m'autorise à être agacé de ses minaudages, je décrypte ses mimiques, l'usage qu'il a de la séduction, de l'apitoiement ou du silence, le sens de ses gestes, faussement réservés ou discrètement ostensibles, la part de calcul qui préside à ses mots, à ses appels, à ses initiatives. A ses relations en général. La part de résolution qui se cache derrière une apparente hésitation. Non qu'il soit avide, non, il n'est pas comme une amie à lui, dont il se rit souvent, qui ne fréquente que par appât du gain. Il joue dans ses relations des choses plus subtiles, qui n'ont à voir qu'avec son confort moral et l'illusion du lien. Mais son ressort est fondé sur du calcul, et cela ne m'échappe plus. D'autres en ont souffert avant moi, en souffrent ou en souffriront. D'autres s'en détachent vite pour les mêmes raisons, et c'est sans doute pour cela que je le vois condamné à la solitude. L'admettre m'aide, même si cela nourrit le regret qu'il n'en soit pas autrement. Ou parfois la rage de le sortir de ce piège.

Le regret est un oiseau étrange, qui ne sait exactement où se poser : sur des carresses arrêtées, sur des sourires sans issus, sur un irréel reconnu, sur la carcasse d'un rêve abandonné... une espèce de vide qui refuse de se nommer.

J'ai à présent à peu près tout compris de lui.

Et finalement, il suffirait qu'il en revienne à m'aimer pour que je puisse le quitter une fois pour toutes.

Commentaires

Si le regret est un "oiseau étrange " alors il est juste bon à être mis dans une cage avec un drap dessus pour la recouvrir... (oui, je sais, facile à dire!... )

Écrit par : Rouge | 22 juillet 2009

Apprendre à détester pour ne plus aimer ? Ou confondre lui et je ?

Je me dis parfois que je déteste en (elle) ce que je hais le plus en moi. Et récipruquoment.

Ca n'aide pas, évidemment. Ca évite de vouloir donner quand même à manger à l'oiseau en souhaitant qu'il crève, con de piaf.

Écrit par : manu | 22 juillet 2009

Détester est l'exact pendant d'aimer ...
et ça peut être une façon de s'en sortir ... je pense que c'est plus facile ... est-ce pour autant une objectivation ...
... la voie me semble un peu trop simple pour être totalement honnête, mais si elle te permet de progresser, alors n'hésite pas ...
Et repose-toi ...

Écrit par : M. | 22 juillet 2009

-> Rouge -> Je ne sais pas si la stratégie du drap au dessus est la meilleure... Je suis engagé dans un travail pour au contraire lui ouvrir la cage et le laisser s'envoler. En espérant regarder comme ce sera beau !
-> manu -> confondre lui et je, sûrement, tout en apprenant à me distinguer du nous, pour m'accepter en me. Vaste programme !
-> M. -> Bah ! je ne suis pas dans la détestation non plus, j'essaie juste de me construire du détachement, en lui mettant des mots dessus, et d'accepter une certaine ironie des rapports humains. J'espère que c'est une étape qui me fera progresser.

Écrit par : Oh!91 | 22 juillet 2009

Je m'offre une nouvelle lecture, je ne vois rien qui ressemble à autre chose qu'à une certaine ouverture, comme tu le dis un détachement, des yeux ouverts, la lucidité. Tu ne détestes rien, enfin je crois ;-)

Écrit par : Bougrenette | 23 juillet 2009

-> Bougrenette -> En fait je crois que je ne sais pas détester. C'est même peut-être une partie de mon problème..

Écrit par : Oh!91 | 23 juillet 2009

Les commentaires sont fermés.