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29 juin 2009

l'angoisse du week-end blanc

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Je suis resté quelques jours sans écrire (mais il n'y a pas que moi). Et ce n'est pas pour des raisons de vacances, ni de désespoir. Ce n'est pas non plus en raison d'un manque d'inspiration. Car curieusement, je n'ai pas l'angoisse de la page blanche. Ce sont les journalistes qui connaissent cette frayeur, les écrivains ce vertige. Moi, je ne joue rien dans l'écriture.

C'est tout simplement que j'ai été fort occupé, professionnellement parlant s'entend, et que je n'avais plus de plage pour me poser et me consacrer à toi.

Si j'ai une angoisse blanche, c'est celle du week-end. Dieu sait que je les ai aimés, les week-ends, pourtant, que je les ai adorés même, vides et sans projet, que je les ai éperduement attendus, que je rêvais longtemps qu'on me laissât m'y reposer tout mon sâoul, que j'en ai maudit ceux qui s'essayaient à m'en proposer des usages, à les remplir de vin, de musique ou de rires. Je voulais à travers eux simplement ré-cu-pé-rer, et respirer, m'affranchir de toute pression.

Et aujourd'hui, voilà que je les redoute. Que je les vois s'approcher menaçant. Qu'ils fassent trois jours, et je les appréhende comme d'horribles monstres impossibles à dompter, comme des éléments surnaturels auxquels on ne peut venir à bout.

J'ai dans la tête trop d'idées sombres pour qu'on leur livrât de tels sanctuaires d'inoccupation. Les week-ends sont leur terrain favori de prolifération. Autrefois, c'était mon oasis. Aujourd'hui, ils sont mon précipice. Alors il faut que je les remplisse autant que je peux, que je vois du monde, qu'ils débordent de programmes dans tous les sens, et que je sache à l'avance que mes pensées seront accaparées, entravées, loin des vallées infertiles livrées aux vents maudits.

Ceci pour dire que vendredi, c'est RTT, que le week-end suivant, c'est 14 juillet. Et que ça fait beaucoup pour un seul début d'été... Surtout au sortir d'une longue séquence de suractivité, conclue par de belles gratifications et d'intenses partages.

22:51 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Je comprends ton angoisse sans la partager. Ça fait partie de cette souffrance que j'évoquais... et dans laquelle il te faudra probablement plonger (avec l'accompagnement de ton psy) pour t'en libérer. Bon courage. Mes pensées vont vers toi... pendant que je récupère de mon côté.

Écrit par : Doréus | 30 juin 2009

J'ai connu ces week-ends effrayants où je dormais pour ne pas les voir.
Ils n'ont heureusement pas duré et je te comprends bien.
Puissent te revenir vite ceux qui détendent, reposent et vident sans l'être.

Écrit par : Olivier Autissier | 30 juin 2009

Moi c'est le contraire je m'y plonge justement, bref :-) si tu veux déjeuner vendredi, tu fais signe Chouchou.

Écrit par : Bougrenette | 30 juin 2009

Pas de vacances en vue ?

Écrit par : deef | 30 juin 2009

-> Doréus -> Mon psy, en ce moment, met le doigt sur mon agressivité, plus exactement il m'invite à réfléchir sur mon incapacité à la laisser s'exprimer, et la nature du mal qu'elle provoque en moi, du coup... Vaste sujet, non ?
-> Olivier Autissier -> Merci... Si seulement je pouvais me réfugier dan,s le sommeil... Mais même lui ne veut pas de moi, le salaud !
-> Bougrenette -> A vendredi !...
-> deef -> Ben si... et là, je n'ose même pas évoquer le niveau d'angoisse où ça me met !...

Écrit par : Oh!91 | 01 juillet 2009

Les commentaires sont fermés.