19 juin 2009
dénoué jusqu'aux entrailles
J'étais venu chez lui à son invitation. Ayant commencé une formation aux massages, il avait besoin de pratique, donc de cobayes volontaires. Volontaire, pour sûr je l'étais, connaissant déjà bien son toucher, plusieurs fois éprouvé à l'occasion d'opérations de co-savonnage à la clôture de nos nocturnes aquatiques naturistes...
Nous avions convenu que ce serait un massage relaxant à l'huile. J'avais découvert à cette occasion que le pépin de raisin, ou même une isio 4 convenaient parfaitement à ce type de massage, alors que je m'étais attendu à des produits beaucoup plus sophistiqués.
Il avait installé sa table de massage au milieu de son salon, l'avait recouverte de serviettes éponge. Il avait commencé à réchauffer la pièce avant mon arrivée, vingt-cinq degrés, c'est l'idéal, et puis après notre discussion, je m'étais déshabillé et m'étais couché entièrement nu, sur le ventre, la tête tournée vers la droite. Nous avions eu deux heures avant le retour de son fils.
C'est peu dire que j'avais trouvé du bien-être et du salut, pendant plus d'une heure et demi entre ses mains expertes, rassurantes.
Nous avons renouvelé l'expérience hier soir, à un mois d'intervalle, et j'y ai trouvé le même réconfort. Davantage encore, au point que je me sentais ivre en sortant de chez lui, mon corps semblant ne plus être en contact avec le sol. Ni avec aucune autre réalité physique.
J'ai davantage ressenti où se trouvait son talent, et d'où venait la sécurité qu'il semblait prodiguer. Il a un art particulier de l'enveloppement : quand tes membres se retrouvent légèrement soulevés, sous la pression conjointe de ses mains, de ses avant-bras et de son torse parfois. Les yeux fermés, je n'aurais jamais pu dire exactement où il était positionné car ses mouvements ne connurent aucune discontinuité.
Ses mains n'ont en effet jamais quitté mon corps. Pendant près de deux heures cette fois, aucune interruption, il basculait d'une partie à l'autre de mon corps, du côté droit au côté gauche, sans jamais en perdre le contact. Sauf une fois, au moment de me retourner pour me mettre sur le dos.
Les tissus de mon corps, les muscles et les membranes osseuses prennaient consistance sous l'effet de ses paumes. Des tensions se dénouaient, d'autres restaient douloureuses, j'ai particulièrement cette fois apprécié le massage du ventre, ça, c'est la zone des émotions, ressentant au plus profond de mes entrailles des noeuds se défaire. Et je me suis laissé aller quand dans les cinq dernières minutes il me conduisit à la jouissance.
Comme s'il avait tenu à me faire ce don ultime au terme de son protocole.
13:17 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : massage, relaxation, naturisme






Commentaires
Ça par contre, je veux bien :)
Ecrit par : Olivier Autissier | 19 juin 2009
-> Olivier Autissier -> Alors autorise-le toi, c'est fou le bien que ça fait...
Ecrit par : Oh!91 | 20 juin 2009
Envie, à te lire cela donne terriblement envie, surtout aujourd'hui ;-)
Ecrit par : Bougrenette | 21 juin 2009
-> Bougrenette -> ...et puis tu sais, Sylvain recherche des cobayes féminins, c'est indispensable à sa formation. Pourquoi tu n'essaierais pas ?
Ecrit par : Oh!91 | 24 juin 2009
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